21.01.2008

POURQUOI ANNONCER LES CHOSES SI TARD

Nous écrivions dans une note que le tramway s'inviterait dans la campagne électorale.

Pourquoi n'avoir pas annoncé plus tôt le projet? C'est alors que l'on est pris d'une vertigineuse question? Et si le candidat énonçait une promesse irréaliste dans l'état actuel des finances de l'agglomération.

Car chacun sait que le financement de la première ligne dépasse les estimations fournies lorsque la décision a été actée.

L'on a trop vu lors d'autres élections s'ouvrir la boîte à promesses. Or il faut très vite fournir les devis.

http://www.angers.maville.com/Antonini-Une-2e-ligne-de-tr...

http://www.angers.maville.com/Tramway-Attendons-de-voir-ce-que-dira-l-agglo-dit-Marc-Goua/re/actudet/actu_-540277--BKN----_actu.html

 

Aujourd'hui le tramway constitue l'un des éléments forts du débat.

Aujourd'hui le maire sortant dévoile le projet de seconde ligne pour un tracé Beaucouzé Saint Sylvain, suscitant la perplexité du député-maire de Trélazé, dont on peut aisément comprendre la déception que sa commune, marquée par le poids plus important qu'ailleurs de la précarité et du chômage, classée quatrième commune du département reste à l'écart.

Jusqu'au bout, le projet de tramway conçu par le maire sortant montre que les choses ont été d'emblée pensées à l'envers.

Nous payerons, quel que soit le résultat des élections, l'erreur d'avoir privilégié comme première ligne Avrillé-Roseraie, alors que de toute évidence s'imposait comme ligne prioritaire Belle-Beille Roseraie, avec prolongement possible des lignes d'un côté comme de l'autre, par exemple vers Beaucouzé et Les Ponts de Cé. Après il était parfaitement logique de concevoir une deuxième ligne Trélazé - Saint Sylvain via la Zone d'Ecouflant. Ou peut-être eût-il fallu quand c'était encore temps choisir autre chose que le tramway, comme par exemple un réseau de trolleybus en site propre. L'investissement à coût égal eût certainement permis de créer tout de suite plusieurs lignes structurantes, avec moins d'incidences sur les infrastructures.

 NB: il serait intéressant de savoir ce que pense Madame Caillard-Humeau, qui dans une vie antérieure s'est semble-t-il intéressé à Trélazé, de ce projet du maire sortant.

20.12.2007

VISION D'HORREUR, LE CHANTIER DU RALLIEMENT A NOEL 2008

En avant première grâce à l'efficace travail des  du Parti Des Jeunes Angevins, ce tract:

Pour plus de détail sur l'activité de ce groupe si dynamique et actif, suivez le lien http://www.iloveangers.fr/ 

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Avec ça si on ne comprend pas qu'il ne faut absolument pas que le tramway passe par le ralliement... et ne parlons pas des autres absurdités du tracé que l'on découvre de jour en jour, comme par exemple la déclivité et l'étroitesse de la rue de la Roë qui font que deux tramways ne pourront pas s'y croiser, les risques liés au sous sol de cette rue parce que les caves des immeubles se prolongent sous la chaussée, l'absence de prise en compte des côtes de la crue de 1995 pour le passage à Boisnet République...

Mais avec ça, on continue à faire de la com' à tout va sur le tramway, y compris financer une maquette grandeur nature élevée dans les airs pour pouvoir la faire passer dans son lieu d'exposition...

Tout au contraire, le choix préconisé par l'équipe Béchu-Gérault relève d'une vraie vision de la ville, avec un réaménagement raisonnable des places du centre-ville. Enfin, le choix proposé prend en compte la nécessité de desservir le campus de Belle-Beille. Il faut en effet n'avoir jamais pris le bus de la ligne 1 aux heures de pointe pour se rendre compte que c'est là que se situent les vrais besoins.

 

30.10.2007

Julien Gracq et le Tramway

Pour les amateurs de citations littéraires, voici ce que disait Julien Gracq dans La Forme d'une Ville.

"Petits, malingres, hauts sur roues, desservant un réseau peu fourni, je n'ai jamais pu faire grand cas des tramways angevins".

Pas de méprise, il s'agit ici des vieux tramway dont le réseau fut démantelé dans les années cinquante.

Heureusement, car sinon, c'en aurait été un de plus qui se serait fait bien voir.

24.10.2007

UBU ROI S'EST-IL INSTALLE A ANGERS ?

Alors que la proposition de Laurent Gérault et Christophe Béchu a le mérite de faire sauter les verrous intellectuels qui interdisaient de contester LA VERITE VRAIE que le tramway ne pouvait passer qua par le Ralliement et la Rue de la Roë, Jacques Landreau, dans un article publié par Ouest France, lisible au lien suivant, http://www.angers.maville.com/Mission-Tramway-Halte-aux-i... croit utile de voler au secours du maire.

Il y a là comme un détournement d'expertise assez pernicieux "d'expertise".

L'on peut légitimement s'étonner de ce que le responsable de la mission Tramway, théoriquement soumis au devoir de réserve lorsque son domaine de compétence devient un sujet politique s'exprime sur ce sujet pour justifier l'injustifiable.

Point n'est besoin de décortiquer en détail la faiblesse des arguments avancés quand l'idéologie anti-voiture tient lieu d'unique justification.

C'est bien cette atmosphère étouffante d'acharnement intellectuel contre la voiture particulière qui devient prodigieusement agaçante. L'aveu est lancé, chasser la voiture du centre ville, mais pour en faire quoi? Y venir faire du shopping, certes, mais, transporter des packets à pieds, en bus ou en tram lorsqu'on va faire ses courses ne correspond plus aux usages de la vie moderne. Imagine-t-on la famille lambda faisant ses courses du samedi, chargée de packets, suer sang et eau pour aller rejoindre sa voiture au diable Vauvert et au delà.

L'on reparle des Halles, ou de Fleur d'Eau, mais la chalandise ne peut être celle d'une grande surface, ni les habitudes de consommation. D'ailleurs, deux enseignes ont déjà fermé, parce que pour ce type de commerce, dans une ville de la taille d'Angers on va en périphérie, ou les nouvelles enseignes souffrent de la concurrence de l'offre déjà présente.

Alors, on se dit dans une démarche de séduction. Que c'est intéressant, alors ouvrons notre cher et vénérable Robert et l'on y découvrira que la séduction, s'apparente à l'ensorcellement, à la fascination.

Déjà pour les pères de l'Eglise, la séduction signifiait la corruption morale, et les juristes connaissent bien la séduction dolosive, où il s'agit contre promesse d'argent d'amener une femme mariée à l'adultère.

Quoiqu'il en soit, oser prononcer le mot de séduction en dit long sur la conception que se font les édiles actuels et leurs soutiens les plus ostensibles de l'utilité publique. C'est avouer que tout compte fait, le projet n'est peut être pas utile et du reste peu leur chaut, mais il s'agit par ce biais là de satisfaire une idéologie dogmatique, celle de l'intégrisme anti automobile.

Je ne sais pas si le tramway passant rue de la Roë sera plus séduisant que sur les grands boulevards, mais, il risque à tout coup provoquer la répulsion rien qu'en y pensant. Horresco referens.