28.11.2007
UNE IDEE, UN JOUR
Christophe Béchu, candidat du Parti des Angevins, communique quotidiennement sur son blog de campagne une idée par jour.
Ce concept novateur, qui est véritablement de la démocratie participative parce que l'on peut débattre dans le forum a déjà décliné les six idées suivantes.
Ces idées correspondent vraiment à des besoins jusque là non satisfaits.
1 - 500 Jeunes / 500 Parrains - 22/11/2007
La première idée part d'une idée simple. Tout le monde lorsqu'il s'agit d'entrée dans la vie active n'a pas forcément un carnet d'adresse qui ouvre facilement toutes les portes. Grâce à cette démarche de parrainage, c'est un peu moins d'inégalité.
2 - Créer une Ecole de la deuxième chance - 22/11/2007
L'école de la deuxième chance est une idée européenne, pilotée lors de sa mise en place par Edith Cresson, ancien commissaire européen, et ancien premier ministre de François Mitterrand et qui jadis eut des attaches en Anjou.
3 - Angers WIFI - 23/11/2007
La mise en place de bornes WiFi dans des lieux publics dans tous les quartiers est un élément important pour réduire la fracture numérique. On imagine sans peine l'attrait pour les touristes de pouvoir surfer sur le web tout en visitant la ville, envoyer des E-cards, mettre à jour leurs blogs sans attendre d'être rentrés chez eux.
4 - Le médiateur de la Ville - 24/11/2007
L'institution du médiateur de la Ville est l'une de ces décisions intéressantes pour développer le lien social et résoudre de manière apaisée les litiges entre administrés et autorités municipales. Souvent ces litiges viennent d'un manque de pédagogie. Cette idée a sous une forme assez semblable été mise en place à Dijon - ville dont François Rebsamen (n° 2 du PS) est le maire.
5 - Lutte contre les violences faites aux femmes -26/11/2007
Commentaire personnel: certes, tout le monde trouvera l'idée consensuelle. Mais les paroles ne suffisent pas, c'est pourquoi cela passe par le recrutement de travailleurs sociaux mis à disposition des commissariats, formés à l'écoute, capable d'aiguiller vers les bonnes personnes, en dehors des passages obligés liés à tout dépôt de plainte.
6 - Nouvelle halle - 27/11/2007
Commentaire personnel du propriétaire du blog : c'est là qu'on s'aperçoit que la fermeture des Halles était une erreur. Fleur d'eau n'est donc peut-être pas la réussite commerciale qu'on attendait, étant donné que depuis son ouverture, plusieurs enseignes ont déjà mis la clé sous la porte. Mais c'est vrai que la Place Molière n'a actuellement aucune allure, avec son bitume défoncé, les flaques d'eau qui mettent un temps infini à sécher, même quand il ne pleut pas.
Pour les discussions, faites comme moi, rejoignez le forum ouvert sur le site de campagne de Christophe Béchu http://www.angersbechu.fr/forum.php
07:05 Publié dans MUNICIPALES 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Angers, Municipales 2008, alliances, Christophe Béchu, Laurent Gérault, Michelle Moreau, Centre
21.11.2007
ET L'ON REPARLE DU STADE
L'on aurait pu penser naïvement que le choix du maintien du stade à Jean Bouin, solution dont les inconvénients immédiats et futurs sautent aux yeux (stationnement très dificile, mauvaise desserte par bus, nuisances infligées aux riverains) résultait de l'engluement dans la routine et de l'absence de recherches de solutions.
Cependant, Ouest France qui fait bien son travail dévoile le contenu d'une étude technique menée par la Ville à la demande même de la municipalité.
Plusieurs sites sont envisagés, et notamment le plateau des capucins.
Certes, la solution du Parc des Expositions n'est pas évoquée (tout le monde ne peut pas avoir les bonnes idées...), mais la réflexion sur la construction d'un grand stade extra muros était étudiée.
On comprend d'autant moins le choix passéiste du maintien sur place du stade Jean Bouin dont pour l'occasion on ressort l'antique nom de Bessonneau, le patron de l'usine homonyme qui le fit construire. Mais c'était l'époque où peu de gens avaient de voiture, où peu de gens pouvaient s'en payer, où Angers n'atteignait pas les 100000 habitants.
Une réflexion a donc été menée au sein même de la municipalité, et ce dossier a été gelé, comme tant d'autres en cours de mandature.
Alors, ne reste plus pour le maire que la recherche des félons et des traîtres qui ont bien pu vendre la mêche à la presse. Cer il y a forcément eu trahison, c'est entendu....
Le temps se serait-il arrêté en 1912 pour la villle d'Angers en matière de stade. Mais si la Belle au bois dormant fut condamnée à attendre cent ans pour l'arrivée du prince qui devait la réveiller, Angers pourrait peut peut-être faire un effort... c'est-à-dire se réveiller pour bien voter au mois de mars. Parce que si l'on attend 2014, ce sera trop tard.
Outre les inconvénients que nous connaissons, même si à court terme la rénovation de Jean Bouin peut paraître moins coûteuse, rien n'est dit des coûts de maintenance qui dans un équipement vétuste sont toujours plus élevés en raison de l'inadaptation de l'architecture et des matériaux aux nouvelles normes de sécurité et de construction.
Par ailleurs, il n'échappe à personne que le terrain libéré par le stade est l'endroit idéal pour un programme immobilier audacieux: proximité du centre-ville, des grands commerces, d'équipements scolaires jusqu'au post bac, d'équipement sportifs de proximité...
Tout cela pris en compte, ça vaut bien le coup d'investir 30 Millions d'Euros dans un équipement moderne dont la durabilité est assurée, donc l'amortissement.
Alors tous ensemble pour un stade au Parc des Expositions.
08:10 Publié dans MUNICIPALES 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Angers, Municipales 2008, alliances, Christophe Béchu, Laurent Gérault, Michelle Moreau, Centre
19.11.2007
BAYROU FAIT CONFIANCE A LAURENT GERAULT
Les lecteurs assidus de la presse locale n'ont pas manqué d'être choqués par l'article de Philippe Barré publié dans le Courrier de l'Ouest de samedi 17 novembre où des propos pour le moins étonnants sont prêtés à François Bayrou.
Autant dire que la lecture de la prose sabbatique du Courrier de l'Ouest m'avait causé un certain déplaisir. En même temps qu'il mettait en plein jour les véritables ambitions de quelques personnalités prêtes à devenir calife à la place du calife.
Aujourd'hui, Ouest France fait entendre un autre son de cloche.
http://www.angers.maville.com/Bayrou-fait-confiance-a-Lau...
BAYROU FAIT CONFIANCE A LAURENT GERAULT
Même s'il avoue qu'il aurait préféré "un autre scénario", le patron du Mouvement démocrate accorde toute sa confiance à Laurent Gérault qui a fait alliance avec la droite.
« Qu'est-ce que vous croyez? Que je suis un distributeur automatique de déclarations? Que vous pouvez appeler Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, François Hollande, sur leur portable, et leur demander de se prononcer, comme cela, sur une ville? » Il y a des moments où il ne vaut mieux pas déranger un homme de la posture de François Bayrou. En pleine réunion, par exemple. Il vous raccroche au nez aussi sec.
Mais quand vous lui écrivez tout aussi sèchement par SMS « la situation angevine ne vous intéresse donc pas ! », il rappelle aussitôt. Se fâche. Un peu. Et cause. « Vous êtes rigolo vous ! J'ai fait 24 % des voix à Angers au moment de l'élection présidentielle. Bien sûr que la situation angevine m'intéresse... C'est une situation complexe, qui fera l'objet d'une réunion à part qui ne s'est pas encore tenue. Mais croyez que je suis de très près le cas particulier d'Angers. »« J'aurais préféré un autre scénario »
Déjà, dans l'avion qui l'emmenait vers Seignosse lors de l'université du MoDem, en septembre, il avait tenté de convaincre Laurent Gérault de partir seul. Car ce parti naissant, on le sait, a su conquérir, y compris à Angers, un électorat ancré à gauche au moment de la présidentielle.
« Je ne sais pas si cette stratégie de faire alliance avec la droite est la bonne, se demande François Bayrou. C'est vrai, j'aurais préféré une liste MoDem avec en tête Laurent Gérault, qui aurait parfaitement pu correspondre aux attentes des Angevins. Et je pense sincèrement que Laurent a toutes les qualités requises pour devenir maire d'Angers. » Aujourd'hui, il en est autrement : Gérault part avec Béchu (UMP). « J'aurais préféré un autre scénario, mais je lui fais entièrement confiance pour la suite », assure François Bayrou.
Reste la question de l'investiture ? Qui l'obtiendra à Angers ? Alors que le congrès du MoDem aura lieu dans deux semaines, les instances nationales n'ont pas encore tranché. Compte tenu du contexte, certaines personnalités politiques angevines se verraient bien doubler Laurent Gérault sur la ligne d'arrivée et décrocher la sacro-sainte étiquette. Et ce, malgré le vote de la section locale qui a approuvé à la majorité (65 pour, 2 contres, 5 abstentions) le partenariat Béchu-Gérault pour les municipales.
À la fin de l'entretien, François Bayrou confie à demi-mots que Laurent Gérault obtiendra à coup sûr cette investiture. « La fédération et les élus sont sur la même ligne de conduite concernant ce cas de figure angevin. Et puis je le répète... j'ai pour Laurent Gérault beaucoup d'amitié. »
Arnaud WAJDZIK. Ouest-France
08:40 Publié dans MUNICIPALES 2008 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Angers, Municipales 2008, alliances, Christophe Béchu, Laurent Gérault, Michelle Moreau, Centre
10.11.2007
LE CENTRE REUNI A ANGERS
Même si cette annonce ne nous surprend guère, sinon par sa célérité, il y a lieu de se féliciter de la démarche de Michelle Moreau.
Au lieu du confort de l'habitude, cette grande dame d'Angers privilégie le risque pour servir et aimer.
Ne boudons donc pas notre plaisir et laissons les orfraies crier à la trahison et à la félonie, perdre temps et énergies à l'illusoire chasse aux Judas et aux Ganelons.
Michelle Moreau apportera beaucoup au parti des angevins. Comme elle l'a toujours fait depuis qu'elle avait accepté de faire une partie de chemin avec Jean Monnier.
Or ce chemin a été transformé en impasse. Lorsque l'on veut servir, il faut avoir le courage de bifurquer avant de foncer dans le mur, même si c'est en adoptant les moyens de déplacement doux. La transformation en impasse, c'est précisément ce qui est entrain d'arriver à la belle ouvrage tissée par Jean Monnier naguère. Certains l'ont compris, comme Michelle Moreau, comme Hervé Carré.
Michelle Moreau va jusqu'au bout de sa démarche et rejoint donc Christophe Béchu, préférant un engagement difficile à la quiétude que lui aurait prodigué son retrait des choses de la cité.
Pour l'UDF-Modem qui depuis des années n'a pas ménagé ses efforts pour la réunification de la famille centriste, il y a là un motif de satisfaction, même si le ralliement de Michelle Moreau n'en est pas le résultat direct.
Laissons parler Laurent Gérault, à qui Ouest France a laissé un espace de parole, à la différence du Courrier de l'Ouest qui laisse entendre de façon fallacieuse un son de cloche qui n'est pas celui de la majorité de la section centriste angevine.
http://www.angers.maville.com/-Et-si-elle-visait-le-faute...
Laurent Gérault : « La famille centriste enfin réunie... » C'est pour Laurent Gérault « une excellente nouvelle pour Angers et notre famille politique ». Il se dit « heureux de pouvoir travailler avec Michelle Moreau. On montre aux Angevins que l'on peut se rassembler. Que des gens qui ont les mêmes valeurs humanistes peuvent travailler ensemble. Michelle Moreau est un atout : elle a l'expérience des quartiers ». Gérault et Moreau réunis : y a-t-il un centriste de trop au sein de cette équipe ? « Non. La famille centriste est réunie à Angers. Cela faisait des années qu'elle ne l'était pas. C'est plutôt bien non · » Pense-t-il qu'un « deal » entre Béchu et Moreau a été passé pour négocier le fauteuil de maire en cas de promotion du premier ? « Je ne pense pas, pour avoir travaillé avec Christophe Béchu... »
Je me garderai bien d'évoquer la réaction pathétique d'Alain F. lequel, dans le même article, procède à une bien étrange revisitation du passé d'Angers. Depuis le balcon du ciel qu'ils ont désormais rejoint, Jean Turc, Jean Sauvage, et Auguste Chupin doivent regarder avec amusement et dérision les gesticulations micromosmiques de ceux qui voudraient être plus bayrouistes que Bayrou. Je ne sais pas si à Angers le temps des prophètes est révolu. Personnellement, je ne le pense pas, et ma conviction est que Béchu, Moreau et Gérault sont prophètes en leur pays.
Libres aux déçus de croire qu'ils sont la vox clamantis in deserto (voix de celui qui crie dans le désert). Je n'étais pas à Angers en 1977, certes. Mais en ce temps là, l'aile marchante de la démocratie chrétienne avait plutôt le coeur à gauche, pour faire simple, et si les désunions de la droite et du centre droit ont facilité les choses, il est faux de croire que la mairie est tombée toute cuite dans l'escarcelle de Jean Monnier. Il a sans doute profité des circonstances, mais n'aurait pas été élu, s'il n'y avait pas eu quelques effluves de la vague rose. A cette même occasion, d'autres villes de l'Ouest étaient tombées: Rennes, La Roche sur Yon... L'extension des villes, le développement des maisons de quartier, et la majorité abaissé à dix-huit ans avaient modifié la structure du corps électoral. Les querelles de gribouille de l'époque l'ont aidé, et pour le reste, comme l'on dit, la mitre fit l'évêque, et très vite, se mit en place le monniérisme.
O certes, l'on chanta l'Internationale devant la salle Chemellier un dimanche soir de mars 1977 et des adjoints communistes firent leur entrée au conseil municipal. Mais à l'occasion d'une broutille, Jean Monnier avait décidé de leur retirer leurs délégations, ce qui lui permit de les évincer de sa liste lors des élections de 1983, où il gagna la bataille avec une liste de socialistes et de personnalités locales de la société civile, se moquant comme d'une guigne des oukases de la rue de Solférino et faisant autant de cas de sa carte du PS que de son premier col marin. Chacun savait alors ce qu'il en était et que le monniérisme c'était quelque chose qui n'avait plus rien à voir avec les outrances de l'Union de la Gauche, ce d'autant plus que en 1989, la liste s'ouvrait aux Centristes.
Puis advint ce que nous connaissons, le monniérisme survécut tant bien que mal à son père fondateur. Il en garda les apparences pendant un certain temps, mais il est à peu près certain que ce sont les suites des élections régionales de 2004 qui en ont sonné le glas, avec les effets pernicieux conjugués tout à la fois de l'influence des éminences grises politisées du cabinet, filtrant le contact entre le maire et les adjoints (Lisez Hervé Carré) et du cumul par le maire de deux autres fonctions le rendant moins disponible pour la ville: la présidence du Conseil d'Agglomération et l'une des vice-présidences de la Région.
Jean Monnier en effet à la différence des autres a su pratiquer l'ouverture au centre, et s'il n'avait pas vidé les communistes en 1983, s'il n'avait pas rallié les centristes autour de Martial Vié et Michelle Moreau en 1989, la mairie d'Angers serait tombée de l'autre côté beaucoup plus tôt croyons-nous.
Aujourd'hui la donne a changé.
Il est grand temps que les Angevins, et les centristes en premier lieu, admettent que la liste qui est en train de se construire autour de Michelle Moreau, Laurent Gérault, Christophe Béchu ne s'écrira pas dans un sous sol de l'Elysée.
Pas plus Michelle Moreau que Laurent Gérault n'ont vocation de bête à cornes dont on exhiberait les têtes comme trophées de chasse comme on le fait dans les manoirs des hobereaux de l'Anjou.
Christophe Béchu, s'il est chasseur, n'a peut-être pas besoin de ça pour satisfaire sa passion pour la vraie chasse (nous ne sommes pas loin de la Saint Hubert...).
Nous parlions jusqu'à présent de tandem, nous avons à présent un tricycle, mais ce n'est que le premier véhicule que l'on pilote quand on est enfant.
Connaîtrons-nous le 4x4 si Hervé Carré franchit à son tour le Rubicon? Ce serait alors le Carré d'As.
Angers le vaut bien.
"Risquer, Servir, Aimer"
20:40 Publié dans MUNICIPALES 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Angers, Municipales 2008, alliances, Christophe Béchu, Laurent Gérault, Michelle Moreau, Centre
09.11.2007
UNE CONCLUSION ATTENDUE?
Les dépêches d'aujourd'hui nous ont annoncé la nouvelle.
Surprise pour les uns. Fin attendue pour d'autres. Trahison pour ceux qui ne comprennent pas que les murs de Berlin intellectuels tombent les uns après les autres.
Michelle Moreau, entrée au conseil municipal comme adjointe de Jean Monnier, et qui jusqu'au mois de septembre n'était pas moins que premier maire adjoint de Jean-Claude Antonini, vient d'annoncer son ralliement à Christophe Béchu.
C'est signe que des lignes ont bougé sur Angers. Gageons que d'autres bougeront encore.
Libre à chacun de penser ce qu'il veut de cette démarche. Certes, le maire et le sénateur Raoul crient comme l'on pouvait s'y attendre à la trahison, voire à je ne sais quel marché, dont le prix serait le poste de maire pour Michelle Moreau en cas de nomination ministérielle de Christophe Béchu.
Ben voyons!
Il ne nous appartient pas de pénétrer à l'intérieur des consciences comme par effraction. Mais l'on peut imaginer combien d'avanies il fallut que subisse Michelle Moreau pour en arriver là.
Laissons à d'autres les termes de trahison, de félonie, car c'est de bon ton aujourd'hui de se dire victime d'un traître ou d'une traîtresse. Reconnaissons que dans l'affaire, pour Michelle Moreau, les jours qui viennent apporteront là où nous pouvons le pressentir leur lots de quolibets et de jugements vindicatifs.
Heureusement que nous ne sommes plus à l'époque des comités de salut public où les Fouquier-Tinville et consorts envoyaient après des parodies de procès leurs ennemis ou tout simplement les suspects sous le rasoir de M. Guillotin.
Que chacun se fasse son idée, et rendez-vous sur Daily Motion.
20:18 Publié dans MUNICIPALES 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Angers, Municipales 2008, alliances, Christophe Béchu, Michelle Moreau, Centre
14.07.2007
VERS LES ELECTIONS MUNICIPALES (SUITE)
Voici quelque temps j'évoquais déjà ce sujet.
Les campagnes rapprochées des élections présidentielles et des élections législatives pendant les six derniers mois ont conduit à repousser l'examen de cette question à laquelle il faudra pourtant répondre, mais quand tous les éléments nécessaires à la réponse seront posés sans ambiguïtés ni faux semblants.
Parmi ces questions il en est une dont la réponse est connue, c'est celle de l'existence d'un vote centriste à Angers. Le score réalisé à l'élection présidentielle par François Bayrou en est la preuve. Le score réalisé par Laurent Gérault sur la partie angevine de la 6ème circonscription en est aussi le signe. A n'en pas douter, ce score est quelque part la résultante du travail de fond et de conviction qu'il a mené au sein du conseil municipal d'Angers en tant que responsable du groupe d'opposition.
A qui en douterait le centre qu'il soit UDF, MoDem ou Udf-MoDem ou MoDem-UDF a depuis longtemps fait la preuve de son existence.
Le but de l'élection municipale n'est donc pas tant d'affirmer une existence que de créer les conditions d'une majorité crédible qui soit en capacité de proposer aux angevins une alternative novatrice et audacieuse.
La première donnée du problème est le besoin d'un changement de gouvernance municipale et d'un changement de génération. L'actuelle majorité socialiste du conseil municipal d'Angers ne peut l'incarner, même si le relookage partiel du casting qui pourrait être proposé peut donner l'illusion d'un rajeunissement des cadres. Le vin vieux ne peut s'accommoder d'outres neuves.
La question qui se posera aux adhérents du MoDem-UDF n'est pas une spéculation abstraite et métaphysique. Elle a un enjeu concret. Quelle stratégie politique pour quel objectif?
Les idéaux et les souhaits si légitimes peuvent-ils être sont une chose, et c'est bien. Ils ne peuvent être efficaces que s'ils découlent sur des projets qui eux passeront au crible de l'épreuve des faits.
Le microcosme médiatico-politique bruit de rumeurs, et peut-être faut-il y voir le désir secret des faiseurs d'opinion de tirer les ficelles d'un théâtre de marionettes.
Or la vie municipale n'est pas un théâtre de marionettes, car elle implique des citoyens, et parmi eux celles et ceux qui pourront se proposer de donner de leur temps et de leur personne au service du bien commun.
A ce jour, seul le maire sortant a fait connaître son souhait de se représenter.
Voilà la seule donnée objective. Nous en savons le bilan, et déjà les campagnes de terrain pour les présidentielles et les législatives ont fait percevoir ici à Angers un vrai souhait de changement.
Ce souhait de changement l'UDF-MoDem l'entend parfaitement. Cela suppose un projet clair sur les questions que dans l'opposition municipale il n'a cessé de pointer depuis longtemps.
La liberté du MoDem-UDF sous prétexte qu'elle n'interdit pas des alliances si l'opportunité s'en présente n'implique pas qu'à Angers celui-ci se contente de jouer les supplétifs ou de se cantonner au rôle de faiseur ou de défaiseur de maire et de rester sur le chemin à contempler le spectacle, alors que la possibilité de conquête de la mairie est bien réelle.
La sensibilité centriste démocrate existe depuis longtemps à Angers. Les récents scrutins l'ont confirmé s'il en était besoin.
Cela signifie que ni les socialistes ni la droite ne pourront conserver ou récupérer la Mairie à eux seuls.
Une élection municipale est un scrutin hybride. C'est un scrutin de liste avec prime à la majorité. Il faut simplement savoir que la liste arrivée en tête obtient la moitié des sièges, l'autre moitié étant répartie entre elle et les autres selon le système de la proportionnelle.
Dans l'absolu on peut tout imaginer.
Une liste MoDem-UDF, dont nous pensons que Laurent Gérault est le plus qualifié pour prendre la tête.
Une liste PS-Verts conduite - on le sait - par Jean-Claude Antonini, maire sortant.
Une liste UMP conduite comme d'aucuns le supputent par Christophe Béchu, l'actuel président du conseil général, et comme l'on peut s'y attendre des listes d'autres groupes politiques d'audience restreinte.
Le premier tour dans ce cas se présente sous l'aspect d'une triangulaire.
Cela signifie que la question qui se posera au second tour sera celle éventuellement d'une fusion de listes, sur la base de négociations claires et transparentes sur la base d'un objectif et d'un projet, qui consistera à proposer aux angevins une nouvelle gouvernance et assurer l'alternance générationnelle.
Ou alors c'est le choix d'une triangulaire pour le second tour qui peut soit placer la liste du MoDem en tête, et ce serait alors un événement de portée nationale, ou le reléguer dans l'opposition pour six ans de plus si c'est la liste du maire sortant qui est en tête.
Ces réflexions n'engagent que ma modeste personne, mais pouvons-nous décemment faire courir le risque aux angevins de passer à côté d'une opportunité de renouvellement générationnel sur la base d'une autre forme de gouvernance municipale?
Ne nous payons pas de mots. Serait-il décent que l'actuel groupe d'opposition se transformât en pompe à voix pour une majorité municipale dont on sait qu'elle peut perdre la mairie. L'argument selon lequel des électeurs du MoDem ont préféré lors du second tour de la Présidentielle voter pour Ségolène Royal n'est pas à mon sens transposable aux enjeux qui sont autres d'une élection municipale.
S'il n'est pas obscène d'envisager dans l'absolu et comme une pure hypothèse théorique qu'en fonction des considérations de lieux et de projets politiques, le Modem s'allie aux socialistes, comme c'est le cas à Lyon pour l'administration de la communauté urbaine, cela ne me paraît pas opportun à Angers, ni même réalisable.
Cette même liberté fondamentale qui est celle de l'UDF-MoDem n'implique pas qu'il soit scandaleux de poser la question d'une alliance avec le candidat que l'UMP aura désigné. L'unique question est de savoir si cette stratégie est la plus idoine pour conquérir la mairie, étant entendu qu'aucune des trois grandes formations ne peut remporter seule l'élection municipale.
Cette question nous aurons nécessairement à nous la poser, si l'hypothèse est celle d'une alliance des forces libérales et centristes dès avant le premier tour. Cette question doit aussi être abordée sans détour si l'hypothèse est celle de se compter au premier tour, puis de s'allier au second en vue de la conquête de la mairie.
Pour cela, il s'agit simplement d'avoir en vue un objectif clair :
- proposer aux Angevins une autre conception de la politique municipale et une autre génération d'acteurs de terrain.
- répondre au besoin de rupture avec une gestion sclérosée qui privilégie la politique du paraître, la communication strass paillette au détriment du courage et de projets vraiment tournés résolument vers le service des angevins au quotidien.
- pour cela, cela suppose de savoir mettre sous le boisseau les faux problèmes, de se mettre clairement autour de la table, en se disant que les Angevins ne comprendraient pas que des dissensions de pure forme pussent avoir pour conséquence la reconduction de l'actuelle majorité municipale.
- dans ce désir de changement, pour l'avenir d'Angers, le MoDem-UDF doit prendre sa place, toute sa place.
15:39 Publié dans Ensemble au service des Angevins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Angers, Municipales 2008, alliances, modem, UDF
26.06.2007
VERS LES ELECTIONS MUNICIPALES
Après la pause estivale, la rentrée sera le temps des premières interrogations sur la campagne électorale des municipales.
A n'en pas douter, le poids électoral de l'UDF Modem, concrétisé par le score de François Bayrou à la présidentielle, mais aussi celui de Laurent Gérault aux élections législatives, fait de la mouvance centriste une force incontournable.
Détenir les clés de la mairie ou certaines d'entre elles est-il un objectif suffisant si c'est pour rester sur le seuil, et regarder d'autres agir à qui nous aurions donné les dites clés.
Un constat s'impose: celui de l'impérieux besoin d'une alternance politique et générationnelle. En fin de cycle, et en crise larvée, l'actuelle majorité socialiste de Jean-Claude Antonini ne peut répondre à ce besoin de changement. Si le principe du Modem ne rend pas contre nature une alliance avec la gauche, les électeurs ne comprendraient pas que les opposants de la veille devinssent les alliés de façade du lendemain. Disons le tout net, une configuration socialiste Modem, en l'état actuel des choses, est une chimère pour Angers. Nous ne tenons pas à être les acteurs d'un mariage de la carpe et du lapin où les dés seraient pipés d'avance.
Aller seuls sous un orange uniforme à la bataille des municipales, c'est peut-être très séduisant. Mais alors, que ferons-nous entre les deux tours, avec très peu de temps pour négocier, avec qui? comment ? les conditions d'une fusion des listes. Comme le risque d'une élection au premier tour n'est pas à exclure, devrons-nous dans ce cas être les dindons de la farce pour avoir seulement 3 ou 4 conseillers?
En réalité, ces hypothèses ne sont pas les bonnes car elles n'envisagent la question des alliances qu'à partir des postures politiques et non à partir des projets.
Or, les désaccords avec la municipalité antoninienne sont profonds: la gestion calamiteuse du projet tramway, les choix budgétaires qui conduisent à payer cash des dépenses d'investissement alors que la sagesse commandait au contraire un investissement réparti sur plusieurs années. Angers se donne l'impression d'une ville qui n'est pas endettée. Certes, mais c'est au prix du report toujours au lendemain d'investissements dont le besoin se fait ressentir, le tout sur fond de marasme social et économique.
Il ne peut exister d'alliances que sur la base de projets compatibles. Collaborer à la continuité socialiste bourgeois bohème ne saurait en tenir lieu tant sont différentes les attentes des angevins.
Nous aurons l'occasion de nous exprimer prochainement sur ce sujet de la vie municipale, car des choix que nous ferons dépendront en grande partie les opportunités de faire en sorte de créer les conditions d'une vraie alternance sur Angers.
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