28.11.2007

CLOTURE DES COMMENTAIRES

En raison de la proximité de la tenue du Congrès de l'Udf et du Modem, les commentaires sont fermés sur tous les articles du blog.

Ils seront réouverts après la fin du congrès.

07.11.2007

A PROPOS D'UN SONDAGE

Un récent sondage commandité par Kheolia et la presse locale sur la base d'un échantillon représentatif de 504 angevins donne les résultats suivants si le second tour des élections municipales avait lieu ces jours-ci: 52 % pour le maire sortant Jean-Claude Antonini, et 48% pour Christophe Béchu, le talentueux président du conseil général.

Cependant, il faudrait relativiser ce sondage, car nous connaissons tous les limites de cet exercice de style sans lequel une campagne électorale n'en serait pas une. Je veux croire que dans tout vote il y a quelque chose d'irréductible et qui échappe à toute prédictivité, c'est ce que décide l'électeur dans l'intimité de l'isoloir.

Nous ne croyons pas au déterminisme qui ferait qu'en fonction de sa profession ou de son lieu de vie on vote les yeux fermés pour tel ou telle.

Pas plus pour la présidentielle que pour les municipales le déterminisme électoral n'existe à mon humble avis.

L'aspect le plus intéressant du sondage, c'est le fait qu'il place l'emploi comme première préoccupation des Angevins. Cela est l'enseignement le plus intéressant. Bien sûr, ce n'est pas le maire qui crée les emplois, et si tel était le cas, cela se saurait. Mais c'est bien la politique municipale et l'infléchissement qu'on lui donne qui contribue à créer précisément la confiance, qui fait que les entrepreneurs, les créateurs d'emploi s'installent et investissent ou non en un lieu donné.

C'est dire si une politique municipale ne peut se contenter d'accompagner, de gérer ou de traiter socialement. C'est autre chose que l'on attend.

Certes, nous sommes loin de l'échéance. Et ce que ne dit pas un sondage, c'est la coupure pour le moment invisible entre la municipalité et les électeurs.

L'on dira que le problème n'est pas l'âge du capitaine, mais, quand même, la génération qui avait trente ans, quarante ans en 1977 devrait comprendre qu'il est temps de passer la main et d'accepter l'alternance.

Le danger qui menace, c'est la sclérose inhérente au maintien trop long au pouvoir.

C'ast précisément dans la prise en compte de ce besoin d'alternance et de jeunesse pour Angers que le vote centriste devra peser.

Il y a trente ans, le parti socialiste incarnait assurément le changement, le besoin d'air. Aujourd'hui, à Angers le socialisme municipal donne l'image de l'embourgeoisement et de l'absence de projet. On se contente de gérer l'acquis. Or, Angers, du temps de Jean Monnier avait su échapper à cette politisation des moeurs.

Les démissions récentes de Michelle Moreau et de Hervé Carré révèlent justement ce malaise.

Raison de plus pour proposer autre chose pour Angers. La ville a besoin d'autre chose que le conformisme néo bourgeois incarné par l'actuelle majorité municipale. On ne peut pas se permettre de balayer le débat sur le tramway et la question de savoir si il doit aller ou non à Belle-Beille, comme le fait le maire dans une revue locale bien en vue ces jours-ci dans les présentoirs des maisons de la presse et des kiosques à journaux. Bien sûr; le débat ne se limite pas à cela. Mais c'est un exemple révélateur de la façon dont on pense les projets.

Si le tramway ne doit être qu'un élément cosmétique ou un luxe pour bourgeois bohème qui peuvent se permettre de prêcher l'abandon de la voiture individuelle parce que leur niveau de vie leur permet tout à la fois d'investir en centre ville et de posséder 4x4 et tutti quanti pour s'évader à la mer ou à la campagne, de prôner le vélo alors que l'on a fort peu de trajet à devoir faire pour se rendre à son travail, alors, le tramway est parfait, et contentons-nous de le laisser passer par les beaux quartiers, musarder en centre ville à la vitesse de l'escargot.

Si l'on pense au contraire que c'est un élément de lien social entre les quartiers, le centre et la périphérie, un élément moteur de la vie économique, c'est un réseau de transport d'une toute autre ambition qu'il faut inventer. Et c'est l'interconnexion du tramway et d'un réseau de bus way qu'il faut penser. Le passage par Belle-Beille n'est que le premier geste d'une autre vision de la ville et des ambitions qu'elle se doit d'avoir.

Si l'emploi est le premier souci, cela veut dire que la priorité pour la prochaine municipalité, ce doit être le développement économique.

Dans ce contexte là, connaissant la sociologie de la ville, sachant que la ville n'est pas plus à gauche qu'à droite, c'est bien en fonction de cette ardente nécessité du développement économique alliée à une vision sociale authentiquement humaniste qui ne renie pas ses racines qu'il incombe de se positionner.

 

22.10.2007

PARTENARIAT GERAULT BECHU

Voici le texte du pacte de partenariat qui a été conclu entre Laurent Gérault et Christophe Béchu, en vue de la constitution d'une majorité nouvelle pour Angers.

Ce document est présenté sous forme de fichier au format PDF.

Accord-partenariat.pdf

21.10.2007

RESULTAT D'UN SONDAGE

Voici le résultat d'un sondage instantanné

Resultat de votre sondage
Est-il plus judicieux de faire passer le tramway par les boulevards Ayrault et Carnot ?
62.5% oui
37.5% non

8 personnes ont répondu
Sondage réalisé avec Blog-It Express,
© 2004-2007
Damien Guinet.

Pour répondre à ce sondage, rendez-vous sur le blog http://toutangers.canalblog.com/

Je ne suis pas un fanatique de la démocratie participative, mais il me semble que là, le résultat est sans appel. Et si précisément le tramway est devenu sujet à polémique, c'est que le projet a été mal ficelé dès le départ. Et l'enquête publique était enfermée dans un schéma préétabli duquel il était impossible de sortir.

PROPOS D'UN JOUR

La politique a fait sa rentrée et un regard rétrospectif sur les presque deux mois qui viennent de s'écouler montrent le chemin parcouru par la section centriste d'Angers.

Il importe de rappeler que celle-ci a beaucoup oeuvré pour peser sur la vie politique locale, d'abord par la présence de ses élus au sein du Conseil Municipal autour de Laurent Gérault qui a parfaitement su montrer qu'il faudrait désomais compter avec les valeurs que les démocrates entendent promouvoir.

Alors que le choix d'un partenariat avec Christophe Béchu n'était pas au départ une évidence qui allait de soi, et que désormais indépendant, le centre démocratique pouvait décider par lui-même, il faut assurément mettre au crédit du délégué départemental de l'UDF-Modem d'avoir maintenu l'unité de la section tout en respectant la diversité inhérentes aux familles de pensée fort différentes de ses membres.

C'est fort de ce travail que la section pouvait sans complexe aborder la question de sa stratégie pour les élections municipales. Après avoir fait le choix de proposer un partenariat à Christophe Béchu, Laurent Gérault, qui a fait aux législatives l'un des meilleurs scores de l'UDF-Modem, rappelons-le, n'a pas ménagé ses efforts, ni ceux de ses acolytes pour mettre en oeuvre un cadre éthique préalable à l'élaboration d'un programme.

Contrairement à ce que d'aucuns affirmaient la semaine dernière, l'UDF-Modem n'est pas allée à Canossa, et ne s'est pas livrée à la manière des Bourgeois de Calais.

Si les perspectives de campagne pour les municipales ont pris l'orientation que nous connaissons, c'est, nous en sommes convaincus, grâce à Laurent Gérault.

Un retour plus de trente ans en arrière s'impose. Pour beaucoup d'entre nous, c'était l'époque de l'école primaire. Mais cependant, les anciens d'Angers sont à même de nous dire que si la ville a pris l'allure moderne que nous lui connaissons, le développement de la vie sociale dans les quartiers, la voie des berges qui permet de traverser la ville sans s'arrêter, c'est parce que des hommes de la trempe de Jean Turc, Auguste Chupin, et Hubert Grimault, tous trois aujourd'hui décédés, avaient fait les travaux de fondation. Jean Monnier quant à lui a bâti les murs, mais le toit est loin d'être achevé faute de perspective et de projets.

Or la section angevine de l'UDF-Modem en a a revendre. En matière de transports, et le plan B du tramway dévoilé par Laurent Gérault et Christophe Béchu en est la preuve éclatante. Dans le domaine de l'urbanisme, les centristes ont aussi des idées, car entre la fatalité qui consiste à laisser se développer l'exode des citadins vers la 3ème et la 4ème commune, au point que Segré finirait presque par faire figure de banlieue d'Angers et la densification irréfléchie prônée par le maire sortant, il y a la place pour un urbanisme pensé autrement, et qui favorise la mixité sociale.

D'aucuns pourraient voir dans ce partenariat une négation de l'indépendance chèrement conquise et concrétisée par François Bayrou lors des élections présidentielles et Laurent Gérault lui-même dans la 6ème circonscription du Maine-et Loire. Il n'en est rien, et la charte de partenariat qui constitue le socle fondateur du projet qui sera proposé aux Angevins est là pour en témoigner. Cela n'a rien à voir avec le suivisme, ni même l'opportunisme.

Si le conseiller chef de file de l'opposition au conseil municipal avait fait passer l'ambition personnelle avant l'ambition pour la ville, une autre ligne eût alors été adoptée. Et la proposition d'un renouveau pour Angers aussi.

Avoir privilégié le service de la ville mérite un hommage appuyé.

Enfin, ce n'est pas un chèque en blanc que l'UDF-Modem a signé avec Christophe Béchu. C'est un partenariat qui engage à la vigilance. Celle-ci est le prix de la liberté de parole et de la solidarité au service des Angevins.

Tout cela est sans doute compliqué. Et il faut bien arriver à dépasser l'idée que sous les apparences, cela n'a rien à voir avec les alliances contractées naguère et imposées par le poids des habitudes et des traditions. Le choix, puisqu'il y a eu choix n'est pas par défaut. Seul l'intérêt des Angevins et le souhait de proposer autre chose que la continuité de l'existant l'a dicté.

Il est des circonstances où il faut savoir parler autrement que selon la logique de la mode ou au goût du jour. Si tel avait été le cas, nous n'aurions rien fait du tout. Cela s'appelle parler et agir librement.

Terminons par une image qui je l'espère parlera aux Angevins. Le site de Christophe Béchu présente comme frontispice un monument cher aux Angevins. Le maire sortant a lancé sa campagne comme d'une sorte de donjon futuriste depuis le théâtre du Quai, seul endroit où du reste on ne voit pas la laideur de ce cube à l'architecture post stalinienne et dont la minéralité offusque le cadre auquel il prétend répondre. Mais entre le château et le Quai, il y a la Maine, et pour la franchir il faut des ponts. La présence de Laurent Gérault et de celles et ceux qui seront à ses côtés est indispensable si l'on veut que le fossé reste guéable.

L'on a trop vu les dégats de la bipolarisation en France où toute mesure de bon sens est d'abord jugée en fonction de son origine politique supposée pour épargner aux Angevins de telles turpitudes.

Au mois de mars, nous n'élirons pas un maire, mais un conseil municipal, et le maire ne sera pas seul, il y aura autour de lui des adjointes et des adjoints.

Alors rêvons un peu d'une sorte de polyarchie où la symbolique de la représentation de la ville serait incarnée non par un seul mais par plusieurs.

La République Romaine a tenu parce qu'elle avait su remplacer la royauté honnie et déshonorée par le consulat où le pouvoir était exercé par deux magistrats élus simultanément et représentant la cité in solidum, il serait du plus bel effet qu'Angers fût ainsi représentée par une équipe plurielle d'adjointes et d'adjoints où le maire ne serait que le primus inter pares.

 

 

17.10.2007

LE DEMON DE MIDI

Après le Courrier de l'Ouest, c'est Ouest France qui s'intéresse à l'hypothèse Auxiette. L'intéressé repond et se défend de toute convoitise sur le siège du Maire d'Angers. "Intoxication, manipulation", tel est le titre de l'article qui auparavant croit bon d'expliquer l'origine possible de la rumeur en dévoilant un aspect de la vie privée de l'édile vendéen séduit autrement que par la douceur angevine, comme chacun pouvait s'en douter.

Voici le lien de l'article:

 http://www.angers.maville.com/Auxiette-a-Angers-Manipulat...

Mais dans l'affaire personne n'ose dire que la loi 2000-295 du 5 avril 2000 prohibe absolument le cumul des mandats entre président de région, président de conseil général et maire (quelque soit la taille de la commune).

Cette disposition n'a pas échappé à Christophe Béchu - pouvait-il en être autrement? quand on a pu apercevoir ne serait-ce qu'une partie de ses qualités et compétences intellectuelles - qui dès l'annonce de sa candidature à la Mairie d'Angers a rappelé qu'en cas de victoire la loi l'amènerait à laisser à quelqu'un d'autre la présidence du département.

Il serait peut-être bon de donner quelques leçons de science politique et de droit des institutions aux thuriféraires prêts à livrer en toute irréflexion la cité du roi René au Président de Région.

Or ces élections municipales doivent précisément être l'occasion de tourner une page, en donnant à de nombreuses villes de l'Ouest l'opportunité de l'alternance politique et du renouveau des générations.

Angers mérite vraiment d'être de celles-ci. Puisse-t-elle en donner l'exemple.

Enfin dernier conseil à l'adresse de Jacques Auxiette, arrêtez de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. L'angevin moyen qui réfléchit un tant soit peu sera capable de faire la distinction entre Nicolas Sarkozy et Christophe Béchu.

Aucune inquiétude de ce côté là, le candidat du parti des angevins n'est pas un clône de Nicolas Sarkozy et n'a pas besoin d'ADN pour le prouver. Et il y aura suffisamment de centristes du Modem-UDF pour apporter les nuances nécessaires.

Et d'ici là, il est plus probable que d'autres cèderont à la Béchumania que l'actuel maire d'Angers et son vrai faux rival yonnais ignorent encore. Et si parmi eux, il y avait des édiles émérites qui au mois d'avril ont jugé qu'il était plus judicieux de choisir l'orange plutôt que la rose.

Comprenne qui pourra.

16.10.2007

ET L'ON REPARLE DE JACQUES AUXIETTE !!!

Suite à l'appel désespéré lancée par une socialiste angevine, le Courrier de l'Ouest a cherché à en savoir plus sur cette hypothèse hallucinante (voir l'édition de ce jour mardi 16 octobre).

Pour les curieux de la biographie, se reporter à http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Auxiette. L'on y apprend que le susnommé est né le 3 décembre 1940, soit un peu moins de six mois après Jean-Claude Antonini.

C'est sans doute ce que l'on appelle l'alternance et le renouvellement générationnel.

En fin de mandat, quel serait l'âge du Maire? Il suffit de faire les comptes, et nul n'ignore qu'à Angers, Jean Monnier s'est retiré précisément à mi-mandat, à l'âge de 67 ans...

Pour avoir vécu mon adolescence à Limoges, qui garda le même maire de 1956 à 1990 (année de sa mort), Louis Longequeue (né en 1914!!), je sais ce que c'est qu'une cité endormie par le manque de projets, où pas grand chose n'était fait pour les jeunes. Pourtant capitale régionale, il lui fallut attendre du fait du refus de se bouger le début des années 90 pour voir enfin arriver l'autoroute à ses portes. C'est la seule capitale régionale où ne passe pas le TGV, et le dossier a encore pris du retard parce que la région s'est laissée mener en bateau en croyant que le train pendulaire à la technologie un peu ringarde serait - disait-on - construit plus vite que le TGV. Résultat: à ce jour, faute d'avoir voulu s'entendre quand c'était possible avec René Monory et Jean-Pierre Raffarin alors présidents de Poitou Charentes, pour faire un embranchement afin de rejoindre la ligne TGV à Poitiers, le Limousin par le manque de hauteur de vue de ses présidents de région successifs a vu une nouvelle fois le TGV lui filer sous le nez. Et ce n'est pas Ségolène Royal qui va se bouger pour monter un projet commun de TGV vers Limoges.

Je suis arrivé en Anjou en 1988, et ne l'ai pas quitté depuis. J'ai pu voir la différence entre une ville qui s'était endormie, et une ville qui bougeait, avec une municipalité dynamique, où les choix politiques, au sens noble du terme, n'étaient pas dictés par les idéologies.

La question de l'âge n'est pas irrespectueuse, mesure-t-on que en fin de mandat un maire élu à 67 ans quitte sa mairie à 73 ans?

Qaunt aux états de service d'Auxiette à la région, parlons-en! En matière d'ouverture et en guise de vengeance envers Philippe de Villiers, qui s'était battu pour avoir le TGV d'abord tracté par une motrice diésel, en attendant de le voir arriver tracté par l'électricité, l'un des premiers gestes d'Auxiette a été de supprimer la subvention régionale qui permettait alors aux parisiens d'aller directement de Paris aux Sables d'Olonne en TGV, et aux vendéens de faire de même pour se rendre à Paris.

Aujourd'hui qu'en est-il? l'électrification de la ligne Les Sables Nantes attend toujours alors qu'elle devait être faite très vite...  (au fait, qui est le vice-président de la région chargé des transports, le Maire d'Angers.... pourquoi se battre pour le TGV jusqu'aux Sables d'Olonne, alors que ma foi le TER poussif suffit bien... Facile à dire quand le maire précédent, les présidents de région des pays de loire de l'époque se sont battus aux côtés de l'Etat pour que le TGV atlantique desserve Le Mans, Sablé, Angers et Nantes.

Tout cela pour dire qu'en matière d'équité et de développement, la crédibilité des socialistes qui sont à la tête de la ville et de la région laisse à désirer.

Qu'a donc fait Angers pour voir chez certains que le salut consisterait simplement à troquer Antonini contre Auxiette, c'est-à-dire à tomber de Charybde en Scylla.

Je ne comprends donc pas vraiment la position de Hervé Carré, qui suggère à Jean-Claude Antonini de se retirer sur la pointe des pieds, mais qui juge très intéressante pour Angers la candidature de Jacques Auxiette.

Que la douceur angevine l'ait récemment séduit est possible, mais cela ne fait sans doute pas longtemps qu'il peut se prévaloir d'être assujetti aux contributions foncières de la cité du Roi René.

Par ailleurs, vis-à-vis des électeurs yonnais qui lui ont fait confiance depuis 1977, ce n'est pas très élégant, c'est un peu comme Jacques Lang dédaignant Blois au profit d'une candidature sur Paris qui fit long feu.

Et puis, le parachutage, ce n'est pas très respectueux des Angevins, qui ont quand même droit à ce que leur maire puisse se prévaloir d'une connaissance intime de la ville, une connaissance charnelle même.

L'actuel maire y a longtemps exercé comme médecin, Christophe Béchu est né à Angers, a suivi toute sa scolarité en cette ville, et son attachement à la cité n'est plus à prouver. Il en est de même pour Laurent Gérault établi depuis suffisamment longtemps à Angers pour prétendre lui aussi à la mairie.

Bref tout cela n'est pas très sérieux, et révèle avec encore plus d'acuité la déliquescence du parti socialiste, qui pas plus au plan national qu'au plan local ne peut s'abstraire du marigot des éléphants.

Face à ce pathétique spectacle, heureusement que se prépare une liste de progrès autour de Christophe Béchu et Laurent Gérault prête à revigorer Angers.

Il faudra cependant que la "belle endormie" se réveille et se tienne prête, la lampe à la main. A Angers de savoir si elle veut rejoindre les vierges sages ou les vierges folles.

"Wachet auf, ruft uns die Stimme" (Réveillez-vous, nous dit la voix...)

 

14.10.2007

A PROPOS DE QUELQUES ARTICLES DE PRESSE

Le quotidien Ouest France a publié dans son édition de samedi l'article suivant: http://www.angers.maville.com/R.-Bachelot-pousse-Moreau-e... .

Au delà du titre un peu racoleur, R. BACHELOT pousse Moreau et Carré vers Béchu, c'est vrai que l'idée est séduisante. Mais à condition que cela ne soit pas du débauchage ou de la satisfaction d'ambitions individuelles. La démarche du partenariat proposé par le Modem à Christophe Béchu vaut, à mon sens, pour tous.

On appréciera au passage les éloges de Madame la Ministre tant à l'égard de Christophe Béchu que de Laurent Gérault. A propos du premier, voici ce que dit Roselyne: « Angers a besoin des qualités qu'il incarne : le renouvellement, le dynamisme, l'énergie. Il sait qu'il peut compter sur mon engagement total à ses côtés. », et à propos du second, «  J'ai été la première aussi à le souhaiter : il a été à mes côtés lorsque j'étais chef de l'opposition. Il a pris de l'étoffe, de la profondeur. » Il est vrai cependant que beaucoup pourraient se disputer l'honneur d'avoir été premier à souhaiter un tel partenariat. Retenons en l'aspect positif, c'est tout simplement que la démarche est crédible.

Le Courrier de l'Ouest, dans sa rubrique du courrier des lecteurs du samedi 13 octobre donne quand à lui la parole à des gens de tout bord parmi lesquels Madame Laurence Robein Truchet qui, constatant la déliquescence du parti socialiste local, en appelle à Jacques Auxiette.... Président de la Région des Pays de Loire.

Je ne connais pas cette dame, mais je me permets de dire qu'Angers n'a que faire d'un hypothétique candidat parachuté, dont les liens avec la cité du roi René sont absolument inexistants. Comme s'il suffisait d'être propriétaire à Angers, et de n'y venir qu'épisodiquement pour prétendre en saisir toutes les subtilités. Par ailleurs, Jacques Auxiette est déjà président de région, cela est amplement suffisant. De plus, comment croire qu'il incarnerait le renouveau générationnel, car, c'est exactement la même génération que Jean Claude Antonini, un socialiste de la vague rose de 1977..., puisque c'est cette année là qu'il conquit la mairie de La Roche sur Yon.

Par ailleurs, je trouve extrêmement comique de voir des socialistes se satifaire d'élire à des postes importants d'exécutif local (Mairie de grande ville, départements, je ne pense pas au 49, ou régions) des personnes qui dans la société civile sont à la retraite. S'il est sain d'occuper celle-ci, nos grandes villes, nos départements et nos régions méritent mieux que leurs exécutifs se transforment en job (avec la rémunération y afférente....) pour retraités. C'est la représentation de la société dans son ensemble qui est en jeu. A l'heure où dans la société civile c'est autour de 35-40 ans que l'on accède à des postes d'une certaine importance, parce qu'on a l'expérience qui permet de ne pas "se casser les dents" et que les passions du jeune âge sont canalisées, mais qu'on n'est pas encore englué dans une vision routinière ou timorée, qu'on a encore envie de faire des projets, il paraît de la plus haute importance que des grandes villes puissent être gérés par des maires assez jeunes.

C'est simplement la loi de la succession des générations. Pour les trentenaires et les quadragénaires de la vague rose de 1977, il est donc temps de penser à laisser la place. Jean Monnier à la ville d'Angers avait eu cette sagesse, ô certes l'hoirie dont a bénéficié le successeur n'a guère fructifié. A droite André Lardeux au département eut aussi cette sagesse, et avant lui Jean Sauvage au centre. De même Jean Narquin dans la 1ère circonscription.

Nous ne dirons rien du libelle insultant pour les centristes du secrétaire du parti communiste. Nous lui rappellerons simplement qu'au second tour Laurent Gérault n'a pas appelé à voter pour les candidats UMP (Marc Laffineur avait été élu au premier tour) et c'est à titre de chef de file de l'opposition municipale qu'il a soutenu Roselyne Bachelot au second tour sur la première circonscription. Rappelons qu'au contraire il n'avait donné aucune consigne de vote sur la 6ème circonscription, laissant à ses électeurs, comme c'était le plus judicieux, le choix entre De Charette (UMP), Bardy (PS) et le vote blanc.

En attendant, c'est étonnant le nombre de gens que j'ai rencontrés ce week-end, m'ont confié leur désir de changement pour Angers, et leurs attentes quand à la candidature de renouveau incarné par Christophe Béchu et Laurent Gérault...

Il y a une véritable attente dans la société civile. Sachons ne pas la décevoir.

 

 

 

12.10.2007

REACTION DU MAIRE D'ANGERS FACE AU PLAN B DU TRAMWAY

Je ne résiste pas au plaisir de brocarder la dernière campagne d'intoxication de l'actuel maire d'Angers

http://www.angers.maville.com/Tramway-par-les-boulevards-...

 

Tramway par les boulevards : "Ils ne pourront pas le faire"

MAIS SI, SI, ILS L'ONT DIT, IL LE FERONT...

Furieux en prenant connaissance du plan "B" de Christophe Béchu et Laurent Gérault, ses adversaires à l'élection municipale, le maire sortant Jean-Claude Antonini a vivement réagi aujourd'hui. "J'ai commandé une étude à la mission Tramway. L'hypothèse de faire passer le tramway par les boulevards coûterait de 15 à 18 millions d'euros, dont 7,5 millions pour la reprise du pont. Qui va payer ?" Il estime également que le projet sera retardé de 26 mois, et encore, "sans aléas de procédures". Et le maire de conclure : "Ils ne pourront jamais obtenir une nouvelle déclaration d'utilité publique."
Pourquoi faire monter au créneau la mission Tramway? Aux yeux du béotien, cela donne l'illusion que l'on s'en rapporte à la toute puissance science infaillible des experts. C'est étrange, Jean Claude Antonini, ne croirait donc pas sur ce sujet à l'expertise du citoyen.
Faire passer le tramway par les boulevards, c'est ne pas le faire passer par le Ralliement et la rue de la Roë. Donc, les économies qui seront réalisées sur ces deux sites financeront le passage par les boulevards, et il y a fort à parier que la voirie existante étant plus adaptée, ce sera au contraire moins cher.
Quant au pont, un pont de berge à berge, qui aurait l'avantage d'une structure moins ostentatoire, devrait aussi coûter moins cher, puisqu'il ne sera pas besoin de construire à 10 mètres de haut.
Et enfin, il faudrait vraiment être gogo pour croire qu'une nouvelle déclaration d'utilité publique est impossible.
Sans même préjuger de l'issue d'un recours actuellement pendant devant le Tribunal Administratif de Nantes, qu'est-ce qui empêchera la nouvelle municipalité après avoir acté par une délibération la modification du trajet de faire procéder aux enquêtes prévues par la loi.
Les Angevins sont grands. On peut donc leur dire la vérité.

11.10.2007

UN PLAN B POUR LE TRAMWAY : REACTION A LA POSITION DE FREDRIC BEATSE

Il m'apparaît opportun de réagir aux propos scandaleux de Frédéric Béatse, actuel adjoint au maire d'Angers.

Celui-ci réagit au projet dévoilé par Christophe Béchu, et Laurent Gérault, et qui rappelons-le consiste à modifier le tracé du tramway en centre-ville et acter pour l'horizon 2015 la construction de l'embranchement de Belle-Beille, soit avec dix ans d'avance sur les projets de l'actuelle municipalité.

Que trouve à dire Monsieur Béatse?

Lisez donc l'article de Ouest France au lien suivant:

http://www.angers.maville.com/Plan-B-du-tram-Inquietant-p...

Loin de se réjouir pour ce qui pourra apporter un progrès à l'ensemble de la ville, quitte à assumer un retard de deux ans, Monsieur Béatse ne voit pas plus loin que La Roseraie, et semble oublier l'existence du quartier de Belle-Beille.

Nous n'attendons pas de lui la conversion ou la résipiscence, mais tant d'aveuglement prêterait à rire si n'étaient en jeu l'intérêt supérieur des Angevins et la saine gestion des deniers publics.

Les habitants de Belle-Beille, qui sont pourtant des Angevins à part entière, seraient-ils indignes du tramway, et leur quartier voué définitivement à la déshérence et au marasme? Aurions-nous perdu notre droit de cité? Pour quel crime?

Sous couvert de défendre le quartier de la Roseraie, Monsieur Béatse témoigne lui de l'incroyable mépris pour les Angevins dont il taxe ses adversaires. Sauf à croire que dans sa géographie personnelle, Belle-Beille a été définitivement radié de la carte d'Angers?  A moins que je ne sais quel plan secret ait trié les bons quartiers et les mauvais au point de condamner Belle-Beille à devoir patienter jusqu'en 2025, si l'on accorde quelque crédit aux devins socialistes, c'est-à-dire jusqu'au retour des coquecigrues ou l'apparition des dents chez les poules, si l'on a un peu le sens des réalités.

Au contraire, retarder la fin de chantier de deux ou trois ans, est un effort acceptable quand il s'agit de l'intérêt de toute la ville et de l'agglomération. Redisons le: ce retard sera la conséquence des choix irréfléchis de l'actuelle majorité. Nous entendons promouvoir un autre choix. Si la sagesse avait prévalu dès le départ, nous n'en serions pas là.

Ce qui distingue l'approche des centristes de celle des socialistes, c'est que nous refusons de communautariser la ville et d'opposer les quartiers les uns aux autres.

Ne nous payons pas de mots. Le tramway n'est pas plus vital pour la Roseraie que pour le reste de la ville. C'est un moyen de créer du lien social. Et pour cela, Belle-Beille ne mérite pas d'être laissé en quarantaine. Or c'est bien ce à quoi conduit le choix de la municipalité socialiste actuelle.