09.05.2007
QUELQUES ELEMENTS D'ANALYSE
Voici tout d'abord les chiffres:
Résultats nationaux
(source: http://elections.lefigaro.fr/resultats/elections-presiden...)
| SARKOZY 18 983 408 voix 53,06% | . | ROYAL 16 790 611 voix 46,94% | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
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Résultats pour le département de Maine-et-Loire
(Source: http://elections2007.ouest-france.fr/presidentielle/49/de...)
| Inscrits : | 539948 | |
| Abstentions : | 70483 | 13.05% |
| Votants : | 469465 | 86.95% |
| Blancs : | 21914 | 4.67% |
| Exprimés : | 447551 | 95.33% |
| Nicolas Sarkozy | 242330 voix | 54.15% |
| | ||
| Ségolène Royal | 205221 voix | 45.85% |
| | ||
| Inscrits : | 539869 | |
| Abstentions : | 65495 | 12.13% |
| Votants : | 474374 | 87.87% |
| Blancs : | 7776 | 1.64% |
| Exprimés : | 466598 | 98.36% |
| Nicolas Sarkozy | 144495 voix | 30.97% |
| | ||
| Ségolène Royal | 108443 voix | 23.24% |
| | ||
| François Bayrou | 108245 voix | 23.20% |
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| Jean-Marie Le Pen | 33201 voix | 7.12% |
| | ||
| Philippe de Villiers | 20392 voix | 4.37% |
| | ||
| Olivier Besancenot | 19717 voix | 4.23% |
| | ||
| Dominique Voynet | 8669 voix | 1.86% |
| | ||
| Arlette Laguiller | 6430 voix | 1.38% |
| | ||
| José Bové | 5421 voix | 1.16% |
| | ||
| Frédéric Nihous | 5229 voix | 1.12% |
| | ||
| Marie-George Buffet | 4893 voix | 1.05% |
| | ||
| Gérard Schivardi | 1463 voix | 0.31% |
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Résultats sur la ville d'Angers
(source: http://elections2007.ouest-france.fr/presidentielle/49/co...)
| Inscrits : | 87561 | |
| Abstentions : | 13585 | 15.51% |
| Votants : | 73976 | 84.49% |
| Blancs : | 3006 | 4.06% |
| Exprimés : | 70970 | 95.94% |
| 37430 voix | 52.74% | ||
| | |||
| 33540 voix | 47.26% | ||
| | |||
| Inscrits : | 87549 | |
| Abstentions : | 12656 | 14.46% |
| Votants : | 74893 | 85.54% |
| Blancs : | 888 | 1.19% |
| Exprimés : | 74005 | 98.81% |
| 21692 voix | 29.31% | ||
| | |||
| 21589 voix | 29.17% | ||
| | |||
| 17386 voix | 23.49% | ||
| | |||
| 3859 voix | 5.21% | ||
| | |||
| 3108 voix | 4.20% | ||
| | |||
| 1836 voix | 2.48% | ||
| | |||
| 1446 voix | 1.95% | ||
| | |||
| 928 voix | 1.25% | ||
| | |||
| 917 voix | 1.24% | ||
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| 779 voix | 1.05% | ||
| | |||
| 257 voix | 0.35% | ||
| | |||
| 208 voix | 0.28% | ||
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La discordance du vote de la ville d'Angers pose de nombreuses questions. Ville de réputation bourgeoise, classée longtemps dans l'imagerie populaire comme une ville plutôt à droite, la ville tout en votant avec constance pour les partis de droite et du centre aux élections présidentielles et législative est gouvernée au centre gauche depuis 1977.
Le score obtenu par Ségolène Royal est en effet un paradoxe.
D'où viennent les voix?
L'on ne peut pas dire vraiment qu'il faille mettre ce score au crédit de la fédération locale du PS, dont le soutien à la candidate s'est pour ainsi dire réduit au service minimum. Peu de militants sur le terrain à tracter dans les marchés. Ediles de la commune ne masquant pas leur déception de ne point voir DSK porter les couleurs du PS. Petits films entre amis et vidéos pirates appelés à faire les délices des blogueurs.
Le vote en faveur de Ségolène Royal ne saurait donc s'analyser comme un vote de gauche seulement. Certes, comme l'on peut s'y attendre, le réflexe du "vote utile" a joué à plein au premier tour, même si le score de François Bayrou est venu opportunément rappeler que le centre issu de la démocratie chrétienne existait encore.
08:49 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielle 2007, 2ème tour, vote blanc, ni Sarko ni Ségo
06.05.2007
RESULTAT DU DEUXIEME TOUR
Selon les estimations diffusées à 20 heures, Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République, par 53% des suffrages exprimés, contre 47 % à sa rivale Ségolène Royal.
Ces premières estimations, sur la base de sondages sortie des urnes n'indiquent cependant rien sur l'ampleur du vote blanc et de l'abstention.
Voici la vidéo de l'intervention de François BAYROU immédiatement après l'annonce des résultats.
20:35 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, présidentielle 2007
04.05.2007
UN REGARD CHRETIEN SUR LE SECOND TOUR ET SES ENJEUX
A titre de dernier message avant le second tour, nous livrons ce propos du Cardinal Philippe BARBARIN, Archevêque de Lyon, publiée sous forme d'interview dans la revue Famille Chrétienne datée du 5 mai.
Le texte intégral en est disponible sur le site Internet de l'Archevêché de Lyon:
http://catholique-lyon.cef.fr/article.php3?id_article=2146
Question : Un électeur peut-il faire valoir l’objection de conscience à cause d’un point du programme ? Est-ce imaginable ?Cardinal BARBARIN : Une telle situation peut se présenter ou s’imposer à la conscience d’un électeur. Il pose alors l’acte politique de ne pas voter ou de voter blanc. Mais il faut qu’il sache que, de toute façon, l’un des deux candidats sera élu. Faire le choix de l’objection de conscience, c’est encore porter une part de responsabilité et estimer que les deux candidats sont également et gravement inadéquats à cette responsabilité, ce qui est à bien réfléchir.
La réflexion du Cardinal Barbarin n'est pas seulement une spéculation abstraite de théologie morale. Il ne s'agit pas non plus d'un traité de casuistique. Disons simplement que cette question de "l'objection de conscience", le non possumus qu'opposaient les premiers chrétiens quand on les sommait de se soumettre aux lois de l'empire romain païen, ont une résonance actuelle et concrète.
La foi chrétienne n'est peut-être pas l'élément déterminant qui induit tel choix plutôt qu'un autre, mais elle constitue un élément de réflexion et de discernement dans cet acte sublime et vertigineux qu'est le vote. Sous le regard de l'Eternel, tout n'est pas possible et l'exigence éthique exige que lorsque que deux options sont intrinsèquement mauvaises, on s'abstienne. Ce choix ne peut jamais être le meilleur, mais il est parfois le moins mauvais.
Il vaut parfois mieux, propter regnum coelorum, à cause du royaume des cieux, ne pas compromettre sa conscience en choisissant parmi plusieurs possibles une option dont on connaît les conséquences prévisibles intrinsèquement mauvaises.
A l'intention du peuple de France, cette première strophe de l'hymne de la pentecôte.
Veni Creator spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia,
Quae tu creasti pectora.
21:32 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielle 2007, 2ème tour, Ni Ségo Ni Sarko, vote blanc, objection de conscience, morale chrétienne
VERBATIM SARKOZY ROYAL
Le lien suivant vous permettra d'accéder au verbatim du débat de mercredi 2 mai entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.
Debat_Sarkozy_Royal_Verbatim.3.pdf
Ce lien vous permet également d'accéder à la vidéo sur le site de la Chaîne Parlementaire, avec transcription en langue des signes.
http://www.lcpan.fr/presidentielle/debatpresclass/debatpr...
09:20 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielle 2007, 2ème tour, vote blanc, ni Sarko ni Ségo
03.05.2007
DEBAT SEGO - SARKO
Bien que ce débat ne fût pas de nature à modifier une décision prise depuis longtemps, je me suis risqué à le regarder.
L'on est bien loin des monstres sacrés que furent en leur temps Giscard, Mitterrand et Chirac.
Il est stupéfiant de constater que pour une candidate qui a tant tenu à faire de l'écoute une vertu première soit si peu au fait des règles élémentaires du savoir-vivre. A plusieurs reprises Ségolène Royal a coupé la parole à Nicolas Sarkozy.
Il est tout aussi regrettable de constater son manque de rigueur intellectuelle. Ce fut consternant, répondant toujours à côtés des clous, hors sujet, biaisant les questions des journalistes.
Bref indécent.
Une chose pour nous est désormais certaine. Il y a au moins l'un des deux qui ne méritait pas sa place en finale. C'est certain, avec François Bayrou, le débat eût gagné en clarté, en précision et je crois sincèrement qu'il aurait pilonné Ségolène Royal.
Je ne ferai pas de long commentaire sur ce débat frustrant qui ne restera pas dans les annales du genre.
Rendez-vous dans cinq ans avec François Bayrou et n'importe qui sauf Ségolène et Nicolas.
Cependant, pour terminer sur une note positive, comme je n'attendais rien de ce débat qui n'a rien révélé que du déjà connu, que ce soit l'hystérie de Ségolène Royal ou le manque de pugnacité de Sarkozy, je ne suis pas déçu.
Je n'attendais pas d'être convaincu, ni que cela me fît changer ma décision pour le dimanche 6 mai.
Le 22 avril, c'était Ni Ségo ni Sarko.
Le 6 mai, ça reste Ni Ségo ni Sarko.
Désormais, c'est cap sur les législatives, en souhaitant qu'une vague orange vienne submerger toute cette médiocrité
00:48 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielle 2007, 2ème tour, vote blanc, ni Sarko ni Ségo
01.05.2007
NE PAS ABANDONNER LE "NI SARKO NI SEGO" A LE PEN
Si l'UDF Parti démocrate est un parti libre, il lui importe de ne pas donner l'impression de situer sa démarche électorale par rapport aux autres.
Jean-Marie Le Pen vient de donner comme consigne à ses électeurs de "ne prendre aucune responsabilité dans le choix du 6 mai".
Parmi les électeurs de François Bayrou, un certain nombre d'entre nous penche en faveur du vote blanc. Nous savons que cela nous expose au procès d'intention et à l'assimilation de notre choix à celui que Le Pen prescrit à ses propres troupes.
L'UDF a mieux que d'autres fait la preuve de son absence de compromission idéologique avec les thèses du Front National et n'a jamais pactisé avec ses élus.
Dans la campagne du premier tour, tant vis-à-vis de Ségolène Royal que de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen, François Bayrou n'a jamais placé son projet et ses discours sous le signe ambigu de l'exaltation nationaliste.
Nous ne pouvons pas en dire autant des deux progagonistes restés en lice pour le second tour, et nous avons en son temps dit ce que nous estimions devoir être dit quant au fétichisme du drapeau tricolore et de la Marseillaise mis en exergue par l'un comme par l'autre.
François Bayrou, et c'est heureux, n'a donné aucune consigne de vote, laissant à ses électeurs le soin de se déterminer comme il est convenable que des grandes personnes le fassent.
Tous les chefs politiques n'en sont pas à une telle hauteur de vue.
Les raisons qui nous font préférer le vote blanc pour ce scrutin-ci n'ont rien à voir avec l'idéologie anti-républicaine de Jean-Marie Le Pen.
Voter blanc est la conséquence que personnellement nous déduisons de notre choix fait au premier tour, et qui est le refus de la bipolarisation.
Pouvons-nous sans état d'âme voter Nicolas Sarkozy et voir reconduire à tous les niveaux l'Etat UMP? prendre le risque d'une société morcelée?
Pouvons-nous sans état d'âme voter Ségolène Royal pour nous retrouver avec un gouvernement dont les centristes seraient exclus, et découvrir que c'est simplement notre suffrage qui l'intéressait?
Ségolène Royal doit donner d'autres garanties par rapport à son programme et à la composition de son gouvernement. Si c'est pour un remake d'une majorité plurielle avec un PCF et des Verts qui ne peuvent se prévaloir d'aucune représentativité, c'est non. Si c'est pour un gouvernement de centre gauche, dont le premier poste serait confié à un centriste du parti démocrate, pourquoi pas? Après tout, le score réalisé par François Bayrou le place dans la position de chef politique incontournable pour la constitution d'une coalition à l'italienne dans l'hypothèse de l'élection de Ségolène Royal.
Mais il importe avant tout de dire soigneusement que nos raisons de voter blanc ne sont pas les mêmes que celles pour lesquelles Jean-Marie Le Pen prône l'abstention. Nous n'accepterons aucun amalgame sur ce point.
La question du vote par défaut en faveur de Ségolène Royal est une autre question. Il reste peu de temps à celle-ci pour donner des gages de sincérité, s'engager à gouverner au centre, chosir un premier ministre dans le parti démocrate et pourquoi pas François Bayrou lui-même.
Cependant, en l'état actuel des choses, ça reste Ni Sarko Ni Ségo...
13:00 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielle 2007, Ni Ségo Ni Sarko, vote blanc
30.04.2007
ALLER AU DELA DU BLAME ET DE L'ELOGE
Les centristes dont nous sommes ne peuvent que se réjouir du simple fait que Ségolène Royal et François Bayrou ont pu débattre samedi matin en public et que leur dialogue nous ait été retransmis par la petite chaine BFM.
La dérobade des médias publics et des médias les plus en vue n'en est que plus choquante. Mais tant pis pour eux, le plat ne repasse pas deux fois.
Cependant, cette campagne électorale battra les records de l'exagération.
D'une part, au premier tour, dans une surenchère constante du verbalisme et de la démagogie, les candidats jumeaux Sarkozy et Royal ont allègrement - au moins en pensée - plumé la poule aux oeufs d'or, soldant à peu de frais les virtuelles marchandises de leur magasin à promesse.
François Bayrou ne nous promit certes ni le sang, ni les larmes, mais eut le mérite de nous faire entrevoir que les promesses achoppaient sur l'obstacle de la dette publique.
D'autre part, il a suffi que Nicolas Sarkozy s'en prenne à l'héritage de Mai 1968 qu'il faudrait liquider pour entraîner dans le camp de la gauche une réaction tout aussi idéologique en sens inverse.
Daniel Cohn-Bendit, de grâce, Sarkozy est tout ce que l'on veut sauf un bolchevik !
Ségolène Royal, même si c'est gênant pour la doxa féministe du PS, nous devons vous rappeler que ce n'est pas grâce à mai 1968 que les femmes doivent la libéralisation de la pilule, mais à une loi votée en 1967, la loi Neuwirth, du nom du député gaulliste qui la fit adopter.
Quant aux accords de Grenelle, ce serait assez malhonnête de s'en approprier l'origine, pour la gauche qui les a boudés alors que des syndicats représentatifs avaient compris qu'il y avait plus à y gagner qu'à perdre d'accepter la négociation proposée par le premier ministre Georges Pompidou et menée au nom du gouvernement par Jacques Chirac, un jeune secrétaire d'Etat qui y gagna ses premiers galons d'homme politique avec qui il faudrait dorénavant compter.
Enfin, Gérard Aschieri, cher collègue de la FSU, vous rendez vous compte que présenter "l'Ecole de Jules Ferry comme une école de tri social" est extrêmement blessant pour ceux qui en sont issus et qui lui doivent leur promotion sociale? Vous êtes agrégé de lettres classiques, vous êtes le pur produit de cette élite républicaine sélectionnée sur ce système le moins injuste qui soit que sont les concours. Vous avez eu la chance de bénéficier de ce système de formation, qui faisait que l'humble paysan des campagnes fussent-elles les plus arriérées ou des banlieues fussent-elles les plus pauvres pouvait offrir à d'autres que ceux dont le seul effort fut de venir au monde une instruction de qualité. Par égard pour vos maîtres, cessez de vous répandre en critiques mensongères contre l'école de Jules Ferry. Si imparfaite qu'ait pu être notre commune mère à tous, elle n'en est pas moins notre mère. Il ne s'agit pas de l'idolâtrer, mais cela ne nous autorise point à la vilipender, surtout que l'école d'aujourd'hui n'est guère capable d'offrir à tous aujourd'hui les mêmes chances qu'autrefois à cause de ce pernicieux système qui vous assigne scolairement à résidence et qui en compensation n'offre même plus ce qu'il offrait autrefois.
Monsieur Meirieu, je n'aurai qu'un conseil à vous donner, taisez-vous. Vous finissez votre siècle et laissez-nous commencer le nôtre. Les responsabilités qu'avec tant de plumitifs parmi les séides et les zélateurs des sciences de l'éducation vous avez prises dans la déliquescence du système scolaire vous disqualifient durablement pour que vous puissiez vous croire permis d'endosser l'habit du donneur de leçon. Interrogez vous donc plutôt face au miroir - que je souhaite sans complaisance - de votre conscience pour vous demander pourquoi aujourd'hui l'autorité du savoir, celle que les maîtres reçurent de ceux qui les instruisirent, devrait être bafouée par des gamins et des gamines à qui n'a pas été inculquée ne serait-ce que la conscience de la distinction des générations. Arrêtez de voir dans mai 1968 la genèse de la démocratie quand tout le monde sait que les Athéniens sur la Pnyx la vivaient mieux que nous.
Vous tous qui faites avec un zèle indiscret l'apologie de mai 1968, le résultat le plus sûr que vous obtiendrez est que vous offrez une foison de suffrages à Nicolas Sarkozy. Pour ceux qui envisagent le vote blanc, ce sera peut-être l'argument qui leur fera apporter leur suffrage au candidat de l'UMP. A ceux qui pouvaient éventuellement envisager de porter - non sans réluctance - leur suffrage sur le nom de Ségolène Royal, vous donnez d'excellentes raisons de voter blanc. Pour ceux qui s'étaient résolus à voter Nicolas Sarkozy, avec beaucoup de réticence, l'éloge scandaleux et passéiste de mai 1968 à laquelle se livre la gauche constituera l'élément suffisant pour transformer en vote d'adhésion un simple vote de raison.
Nos générations de quadragénaires, et de trentenaires ont un droit d'inventaire sur celle de mai 1968 et entendent le faire valoir sans arrière-pensée ni aveuglement idéologique.
Quant à vos petits-enfants, ne vous étonnez pas s'ils vous reprochent la contradiction certaine qui peut exister entre faire l'apologie de mai 1968 et succomber sans résistances aux charmes et aux maléfices de la candidate qui se veut l'incarnation de je ne sais quel "ordre juste".
Hommes et femmes de gauche, si vous voulez vraiment l'élection de Ségolène Royal, défendez-la autrement qu'en vous faisant les pitoyables apologistes de mai 1968.
18:35 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielle 2007, ordre juste, Ségolène Royal, Cohn-Bendit, Meirieu, Aschieri, Mai 68
28.04.2007
DEBAT SEGOLENE ROYAL - FRANCOIS BAYROU
Samedi 28 avril s'est tenu dans les locaux de l'hôtel Westin un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou. Afin que chacun puisse se faire sa propre idée, cliquez sur l'écran pour voir et écouter.
12:20 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Royal, débat, présidentielle 2007, 2ème tour
PETIT CLIP HUMORISTIQUE
Voici un petit clip qui, sur le mode humoristique, exprime assez bien cette ambiance d'entre deux tours.
09:52 Publié dans sarcasmes aigres doux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Présidentielle 2007, Ségo, Sarko
27.04.2007
DEBAT ENTRE SEGOLENE ROYAL ET FRANCOIS BAYROU
Info très importante:
Après les péripéties que nous connaissons, le refus du Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale et de Canal + de diffuser le débat sollicité par Ségolène Royal et accepté par François Bayrou, la chaîne BFM TV diffusera le débat en direct demain matin samedi 28 avril à 11 heures.
Ce débat pourra être aussi capté sur la station de radion RMC.
Le débat sera filmé dans les salons de l'Hôtel Westin à Paris.
Voici le lien: http://www.bfmtv.fr
Voilà pour les dernières informations.
Sur la forme, l'embrouille médiatique à laquelle l'organisation de ce débat a donné lieu serait comique ou farcesque si ne se greffait pas autour d'inquiétantes suspicions de tous ordres visant à ce qu'il n'ait pas lieu.
Certes, il est regrettable que ce débat ne se soit pas tenu avant le premier tour, ce qui a privé les Français d'une possibilité supplémentaire importante de se faire une idée.
Ségolène Royal a eu l'initiative de la proposition et François Bayrou y a répondu favorablement. Nicolas Sarkozy n'a pas fait d'offre et a opposé une fin de non-recevoir à François Bayrou.
Cela ne lui confère pas pour autant le droit de contrarier l'organisation d'un débat entre son adversaire et le candidat que le premier tour a classé troisième.
Dans la gestion de son temps de parole, chaque candidat est libre de solliciter qui il veut. Si un débat doit s'organiser avec une tierce personne, c'est aux médias d'assurer l'équilibre des temps de parole.
Les tentatives d'intimidation auxquelles nous avons assisté ces derniers jours sont dangereuses pour la démocratie et la liberté de communiquer et de recevoir une information plurielle et non captive.
Que la démarche de Ségolène Royal soit dictée par la nécessité de capter le plus possible de suffrages centristes n'est que trop évident. Cela étant, les électeurs centristes ne sont pas des veaux et n'entendent pas jouer les supplétifs d'un camp après avoir secoué le joug qui l'assujettissait à l'autre.
La stratégie de Sarkozy révèle trivialement la panique d'un candidat aux abois, qui entend choisir jusqu'aux conditions de son élection.
Nous ne saurions oublier le concert bipolaire où il ne fut pas le moins bruyant. Nous ne saurions oublier sa préférence ostensible pour voir Ségolène Royal plutôt que François Bayrou l'affronter au second tour.
Cette stratégie continue aujourd'hui avec le débauchage organisé des députés UDF, les tentatives subreptices de l'UMP de détourner jusqu'au sigle de l'UDF pour entretenir la confusion chez les électeurs.
La démocratie que nous voulons n'est pas celle du muselage. Les citoyens ne sont pas de gentils caniches que l'on promène avec indifférence sur les trottoirs d'une France qui ne se réduit ni à Neuilly ni au XVIème arrondissement de Paris.
La démocratie est libre et multicolore.
Nous sommes heureux que la ligne Maginot idéologique du PS commence à se fissurer, certes sous la pression de l'urgence, et sous l'effet d'une quête des suffrages bien visible.
Mais ne boudons pas ce plaisir. Si le PS, fût-ce au prix d'une scission, comprend que l'avenir n'est pas la contemplation nostalgique de l'esprit d'Epinay ou de la gauche plurielle, ce ne sera pas une mince évolution. Et tant mieux si l'UDF Parti Démocrate y est un tant soit peu pour quelque chose.
Quelle que soit l'issue du second tour, si Nicolas Sarkozy l'emporte, il ne pourra nullement se prévaloir de la totalité de l'électorat centriste, car beaucoup d'entre nous savent de manière certaine pour qui ils ne voteront pas.
Si Ségolène Royal est élue, cela ne sera possible que grâce au vote centriste. Il lui faudra impérieusement en tenir compte.
Quoi qu'il en soit, la position définie par François Bayrou de ne donner aucune consigne de vote est la seule qui permettra à ses électeurs de choisir lors du second tour en totale liberté et connaissance de cause.
Ceux d'entre nous qui voteront néanmoins pour Nicolas Sarkozy ne sont pas pour autant des tenants d'une vision autoritariste et compartimentée de la vie sociale. Je suis certain que c'est avec beaucoup de réserves qu'ils le feront.
Ceux d'entre nous qui voteront pour Ségolène Royal le feront par raison et faute de mieux, et avec beaucoup de réserves eux aussi.
Ceux d'entre nous qui inclinent pour le vote blanc ou la réutilisation du bulletin Bayrou le feront aussi après avoir mûrement débattu avec leur conscience.
Quoi qu'il en soit, l'important sera au mois de Juin d'assurer l'élection du plus grand nombre de députés UDF Parti démocrate.
Pour le salut de la démocratie, et imposer aux hommes et femmes de bonne volonté de travailler ensemble, l'idéal serait qu'aucun des partis UMP et PS n'ait la majorité absolue, et qu'un centre fort soit en mesure d'équilibrer la vie politique.
La voix médiane entre le tout Etat et le libéralisme inhumain existe, c'est celle du centre. C'est celle que propose François Bayrou qui pendant les cinq années qui viennent pourra chaque jour rappeler à l'élu(e) grace à qui il (elle) sera devenu président(e).
Enfin, si l'élection présidentielle n'est pas l'élection du pape, Nicolas Sarkozy serait bien inspiré de méditer ce sage précepte selon lequel qui entre pape au conclave en ressort cardinal.
Qui se croit président avant l'élection risque fort de rester candidat.
18:40 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Royal, débat, présidentielle 2007, 2ème tour





