18.06.2007
APRES LE DEUXIEME TOUR
Voici quelques réactions à chaud après ce second tour.
Tout a été dit ou presque. Le tsunami bleu ne s'est pas produit. L'on admirera la magie étonnante qui finit par faire du vaincu un vainqueur parce que ce n'est pas la bérézina.
L'UMP a moins de députés qu'en 2002. C'est très bien. Devons-nous nous réjouir pour autant d'un PS à 200 élus qui pratiquera l'opposition frontale? Un PS que son premier secrétaire souhaite voir s'étendre de la gauche de la gauche au centre. Après l'UMP qui la première a tenté de bouffer le centre sur la droite, le PS prétend faire la même chose sur la gauche.
Qu'ont fait les centristes pour attirer tant de convoitise ou plutôt de désir de les phagocyter?
Qui ne voit que annexé sur sa gauche comme sur sa droite le centre ne peut-être lui-même?
Le mode de scrutin n'avait permis le maintien au second tour que pour peu de candidats de l'UDF. 5 sont élus, François BAYROU, Jean LASSALLE, Thierry BENOIT, Jean-Christophe LAGARDE, et un député de Mayotte dont j'ignore le nom.
Félicitations à tous les cinq. Vous représenterez vos circonscriptions, mais aussi toute l'énergie du Modem.
L'autre événement de la soirée est évidemment l'officialisation de la séparation de Ségolène Royal et de François Hollande.
Peut-on parler d'affaire privée quand précisément la candidature de la première et les ambitions réfrénées du second créaient les conditions sinon d'un collapsus politique, du moins d'une nécessaire clarification au cas où Ségolène Royal aurait été élue présidente.
L'on comprend mieux les circonlocutions évasives de Hollande refusant de répondre aux questions concernant une possible nomination ministérielle. Concubin notoire de la présidente, la chose eût été inouïe. Gageons simplement que la question ne se serait même pas posée. Les liens privés créent une incompatibilité dès lors que sont enjeux des intérêts liés à l'exercice de l'un des pouvoirs que délègue la république. Dans sa sagesse le code de procédure pénale dispose que des magistrats mariés ne peuvent pas exercer simultanément certaines fonctions incompatibles au sein d'une même instance judiciaire. La coutume dispose qu'il en est de même lorsqu'il s'agit du gouvernement. Il n'est pas convenable que le conjoint du président soit ministre. Impensable s'agissant d'Yvonne de Gaulle, Claude Pompidou, Anne-Aymone Giscard d'Estaing, Danielle Mitterrand ou Bernadette Chirac, eût-il été convenable qu'en cas d'élection de sa désormais ex-concubine, François Hollande acceptât une promotion ministérielle.
L'élection de Nicolas Sarkozy fait que ce scénario relève de la fiction. Mais a posteriori l'on peut se demander si les Français auraient eu droit à la vérité.
La vie intime et privée n'est pas en jeu. Couple moderne ou pas, marié ou en concubinage notoire, un couple de personnalités politiques vit d'une certaine manière publiquement. Sauf à instituer la rouerie politique en morale d'action on ne peut et utiliser complaisamment les média quand on les juge indispensable à son auto-promotion et leur reprocher d'évoquer les aléas d'une vie privée que l'on a pourtant choisi d'exhiber à des fins politiciennes.
Rétrospectivement, la campagne présidentielle apparaît donc comme un vaudeville bourgeois où pour ne pas nuire à des ambitions d'un égo, on joue la comédie des apparences. Les Français méritent autre chose. Il y a dans l'attitude de Royal et Hollande comme une forme de mensonge à la France, même si d'autres ont largement contribué à la tartufferie ambiante en se faisant complice de cette comédie de dupes sur le dos des Français maintenus dans l'ignorance alors qu'eux savaient.
Alors dans ces conditions, l'annonce de ce secret de Polichinelle en pleine soirée électorale, même si le moment n'est peut-être pas très idoine, a eu au moins pour mérite de mettre un terme au vaudeville. Les Français seraient-ils un peuple si peu important pour qu'on acceptât de le tenir dans l'ignorance?
L'attitude de Ségolène Royal et de François Hollande ne m'inspire guère la sympathie, ce d'autant plus que le procès d'intention fait aux auteurs de la Femme Fatale révèle a posteriori une certaine forme de cupidité. Gageons que dans sa sagesse la Justice ne sera pas dupe.
Enfin, que dire des exposés des motifs, où une fois de plus l'on reprend les pire poncifs de la comédie larmoyante: le mari volage, sommé par son épouse bafouée de quitter le domicile conjugal , contrainte au devoir de vérité au nom de je ne sais quoi dû à ses enfants. Au fait, Ségolène Royal, qui naguère fut si prompte à rappeler que les enfants se font et s'élèvent à deux, dit "mes enfants", comme si dans l'énonciation-même le père était nié. Il ne manque plus pour couronner cette veule pleutrerie que le constat d'adultère. C'est donc cela le couple moderne! L'égalité tant revendiquée n'a plus d'intérêt dès lors qu'elle ferait perdre toute velléité de victimisation.
Une fois de plus, par intérêt politicien bien compris, un homme et une femme politiques du PS ont menti au pays, parce que cela servait leur vil calcul électoraliste. Comme bien des choses, l'ordre juste est d'abord celui qu'on applique à soi-même. Tu ne mentiras pas. Tu ne convoiteras pas la femme (ou le mari) d'autrui.
Les tartuffes de la pensée unique tiendront tout cela pour peccadille, bien qu'étant au nombre de ceux qui critiquèrent naguère Nicolas Sarkozy et les viccissitudes de sa vie conjugale. Ce qui pour un homme ou une femme de gauche n'est qu'une péripétie existentielle est vite imputé à crime s'agissant d'un homme de droite. La pensée unique a en effet pour corollaire la morale à géométrie variable.
Tout cela serait sans importance si malheureusement n'était en jeu la moralité d'une candidate à la présidence de la république.
En ce sujet, comme en tant d'autres, la candidate n'a pas été sincère durant le temps de la campagne. Comment s'étonner après de ce que la rumeur fasse son oeuvre?
A la place d'un militant socialiste lambda, je me sentirai victime d'un abus de confiance.
21:15 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Législatives 2007, Mouvement démocrate, UDF, Centre, rupture Royal Hollande
15.06.2007
LE SECOND TOUR DANS LA 6ème CIRCONSCRIPTION DU MAINE ET LOIRE
Personne n'ignore que le second tour dans la circonscription d'Angers Mauges opposera le député sortant, Hervé de Charette, et le premier secrétaire du PS Serge Bardy.
Ce choix, parce qu'il reproduit la bipolarisation dont nous dénonçons depuis longtemps les effets pervers ne peut prétendre être représentatif des attentes des électeurs de la circonscription.
L'élimination du candidat centriste Laurent Gérault, qui pourtant a réalisé le score de 17,5 % des suffrages exprimés, ce qui le classe au 7ème rang national des candidats du Modem ne permet donc pas la prise en compte de cette nécessaire diversité.
Les urnes ont parlé, mais trop d'électeurs sont restés silencieux par leur abstention, ce qui constitue un risque pour la démocratie, car c'est toujours sur le dysfonctionnement des institutions démocratiques que se cristallisent les mécontentements dont les extrémismes se repaissent.
L'UDF ne donne pas de consigne de vote, et c'est très bien ainsi.
C'est pourquoi sans état d'âme estimant ne pas pouvoir choisir entre un député sortant qui n'apportera pas le renouveau et qui ne se souvient qu'il est député d'une partie d'Angers que le temps d'une campagne et un homme d'appareil compromis dans le soutien à Ségolène Royal, y compris dans ses diatribes inadmissibles contre le corps enseignant, j'agirai comme au second tour des élections présidentielles en réutilisant pour ce second tour un bulletin au nom du candidat de l'UDF.
Il ne serait pas décent en effet d'accorder un suffrage à un député sortant qui dès 2002 a quitté l'UDF avec armes et bagages, qui ne se souvient de ses anciennes appartenances que pour prétendre revendiquer un droit de propriété sur le nom de l'UDF en tant qu'ancien des clubs perspectives et réalités, qui s'est livré à des attaques ignominieuses sur le candidat centriste de la circonscription.
Quand tant de députés n'habitent pas le territoire de leur circonscription, ni même le département ou la région pour certains, il de mauvais méthode de faire grief à un candidat d'avoir le tort d'habiter dans la ville même, certes, mais dans le territoire d'une autre circonscription.
Il ne serait pas plus décent de voter pour Serge Bardy, en raison de sa compromission dans le soutien à la candidature de Ségolène Royal et de sa participation à une scandaleuse entreprise de dénigrement du travail des enseignants. Souvenons nous que Bardy figurait en bonne place aux côtés de Royal lorsque celle-ci, dans une vidéo désormais célèbre, a prétendu vouloir imposer aux professeurs du second degré trente-cinq heures de présence dans leur établissement en sus de leurs travaux de préparations et de corrections.
Il ne serait pas décent de voter pour un candidat socialiste qui avant le premier tour considère le candidat centriste comme un candidat de droite, si peu différent du candidat UMP, et qui sitôt le premier tour passé, s'imagine , telle Ségolène Royal après le 1er tour de la présidentielle, pouvoir faire à peu de frais la danse du tapis pour tenter de récupérer les voix centristes.
Serge Bardy oublie une chose, c'est que les électeurs de l'UDF sont des électeurs libres, qui n'ont de consignes à recevoir de personne, et dont les suffrages ne sont pas achetables à l'encan.
La seule manière de prétendre recueillir des suffrages, c'est la crédibilité d'un projet. Nous cherchons vainement celui de Serge Bardy.
Voilà donc mon point de vue sur le second tour de la 6ème circonscription.
Cependant, je n'ignore pas que dans la 1ère circonscription, celle d'Angers-Nord, l'analyse peut être différente. C'est pourquoi je m'associe à titre personnel à l'appel à voter en faveur de Roselyne Bachelot-Narquin.
Au delà du résultat des législatives, il importe de travailler à l'unité de la famille centriste. Cela suppose que les incompréhensions de l'entre deux tours des présidentielles soient surmontées. La position de François Bayrou disant ne pas voter personnellement pour Sarkozy n'a pas été comprise. Il eût soit fallu ne rien dire, soit que le candidat de l'UDF indique clairement son intention de ne pas voter non plus pour Ségolène Royal, donc de voter blanc.
Cela a fait perdre son centre droit à l'UDF.
Travailler à l'unité de la famille centriste, c'est d'abord assurer l'unité de l'UDF. L'éclatement est préjudiciable. La situation présente rend vaine la stratégie du cavalier seul. Indépendants et libres, oui, isolés, non.
Cela sera particulièrement important à Angers si nous voulons être de ceux qui seront en situation de proposer une alternative crédible à l'actuelle municipalité.
Cela supposera que les divisions et les incompréhensions entre le centre et la droite soient résorbées. La droite sans le centre ne peut pas conquérir la mairie d'Angers. Le centre isolé non plus, sans parler de l'effet catastrophique de la reconduction de l'actuelle majorité de gauche en cas de triangulaires.
08:50 Publié dans Microcosme angevin | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Législatives 2007, Laurent Gérault, Maine-et-Loire, mouvement démocrate, Hervé de Charette, Serge Bardy, Roselyne Bachelot
13.06.2007
COMMENTAIRE A CHAUD APRES LE 1er TOUR DES LEGISLATIVES
Ces impressions sont immédiates.
Volontiers nous n'entrerons pas dans le détail. Deux éléments attirent cependant notre attention critique: le fort taux d'abstention, qui est un signe de malaise démocratique, et l'ampleur prévisible du nombre de députés UMP.
En effet, une assemblée monolithe s'expose au risque de se couper du pays réel. Faute de fonder une majorité sur des projets, et sur une vision humaniste de la chose publique, c'est courir une fois de plus le risque que une fois passées les illusions de l'état de grâce, l'opposition, sans la parole tribunitienne qu'eussent pu incarner des députés libres, soit le seul fait du PS, et que la rue tôt ou tard renoue avec les cortèges où se cristallisent frustrations, rancoeurs, et déficit de démocratie. Par ailleurs, le PS, même dépourvu de ses séides de l'ex gauche plurielle reste comptable du bilan des années 1997-2002. Il serait en effet vain de croire que le bilan a été apuré, tant dans le domaine de la sécurité où la politique laxiste de la gauche a laissé de durables séquelles, qu'une politique même énergique ne peut atténuer en seulement cinq ans, que dans celui de l'économie, où faute d'avoir su ou voulu aborder sereinement les dossiers des retraites, de la TVA sociale, et tant d'autres, c'est un champ de mines à retardement que le ministère Jospin a laissé en 2002, causant le surgissement des fruits empoisonnés que nous savons.
Aux maux sociaux s'ajoutent les maux politiques, dont l'abstention est l'un des symptômes.
Plus fondamentalement, ce mal démocratique qu'est l'abstention est aggravé par la proximité des élections législatives, moins de six semaines après le deuxième tour de la présidentielle.
Donc, la collusion des deux calendriers est en soi une mauvaise chose, et la responsabilité en incombe au premier chef à ceux qui ont voulu le quinquennat présidentiel, sans réduire la durée de mandature de l'assemblée nationale, et sans prendre la décision d'instaurer la proportionnelle. L'inversion du calendrier qui fait que la présidentielle précède les législatives aggrave les choses.
En clair, et pour parler sans détour, réduire le mandat présidentiel à cinq ans fut une erreur. Il eût été plus raisonnable de conserver le septennat, quitte à décider que ce serait un mandat unique, qui permettait d'éviter la concomitance des deux élections, laissant entière la liberté au président élu de dissoudre l'Assemblée si la majorité n'était pas en phase avec son programme.
En cela, le Parti socialiste, en la personne du Premier Ministre Lionel Jospin, est le premier responsable, pour avoir imposé au président Chirac l'idée du quinquennat, qui fait que sitôt une élection faite, on pense à la suivante, et pour avoir imposé l'idée que l'élection des députés devait suivre celle du président.
Merci encore une fois au PS. Le mal serait moindre, si l'inconvénient était seulement de le tenir éloigné de la gestion des affaires du pays. Mais, si pour échapper à Ségolène Royal il nous faut nous faire à l'idée d'une chambre monolithe dont jusqu'à présent seuls les staliniens donnèrent l'exemple est une potion amère. Cependant, en l'absence de François Bayrou qui seul eût pu battre Sarkozy, l'élection de ce dernier reste le moindre mal.
L'élection d'une majorité bleu horizon ne règlera pas le déficit de démocratie dont souffre la France. L'abstention énorme constatée ce dimanche est un symptôme d'aggravation de la déliquescence des moeurs politiques.
Quel spectacle offriront une majorité écrasante et une opposition unique qui ne peut prétendre à ce délicat exercice de la puissance tribunitienne que seul le MoDem aurait pu incarner s'il avait pu disposer d'un groupe conséquent, avec une assemblée élue à la proportionnelle?
Nous ne cèlerons pas notre déception. même si l'UDF-Modem est le troisième parti de France, et c'est d'ores et déjà qu'il lui faut se mettre en ligne de marche pour les élections municipales.
Nous connaissons nombre d'équipes municipales vieillissantes, dans les grandes villes, qu'il s'agisse de municipalités UMP ou de municipalités de gauche. Le renouveau passe par le tissage au local d'une autre façon de faire de la politique.
Se pose aussi la question de la conduite à tenir dans nos circonscriptions là où nos candidats n'ont pu se maintenir du fait du verrou des 12,5% par rapport aux inscrits.
Je ne comprendrais personnellement pas qu'une ligne différente de celle adoptée pour les présidentielles eût été définie. Parce que les électeurs qui ont accordé leur confiance au candidat du Modem au premier tour sont des électeurs libres, c'est à eux qu'il appartient en leur âme et conscience de décider de leur façon de voter, soit en faveur du candidat UMP, soit en faveur du candidat socialiste, soit encore de privilégier le vote nul en réutilisant par exemple le bulletin du candidat du Modem.
Face à la diversité des situations locales, et compte tenu des enjeux présents et futurs, il ne peut y avoir de réponse univoque.
18:51 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Législatives 2007, Laurent Gérault, Maine-et-Loire, mouvement démocrate, Hervé de Charette, Serge Bardy
04.06.2007
ELECTIONS LEGISLATIVES 1er TOUR
Professeur bi-admissible à l'agrégation de lettres classiques, installé à Angers depuis 19 ans, membre de la section UDF du Maine-et-Loire depuis 2006, investi dans le secteur associatif et culturel, ancien responsable syndical, j'habite dans le canton d'Angers Ouest, qui fait partie de la 6ème circonscription du Maine-et-Loire.
A l'heure où une génération nouvelle accède aux plus hautes fonctions de l'Etat, il est indispensable que la chambre des députés montre un visage plus jeune. Ce n'est pas être gérontophobe que de dire qu'une moyenne d'âge trop élevée chez les députés n'est pas représentative de la diversité de la société.
A l'heure où dans la société civile, la génération des quadragénaires aspire légitimement à davantage de responsabilités et y accède le plus souvent, il serait dommage que la vie politique ne suivît pas précisément ce chemin.
A l'heure où la droite UMP verrouille tous les pouvoirs, seule une assemblée nationale composée de députés libres et courageux peut apporter aux citoyens que leurs intérêts ne seront pas trahis.
Est-ce être un député libre que de s'engager sans les avoir étudiés à voter tous les budgets que présentera le gouvernement?
Est-ce être un député libre que de s'engager, quoi qu'il arrive, à ne jamais voter de motions de censure?
Est-ce être un député courageux que de refuser de votger les projets de loi sous le seul prétexte que l'on est dans l'opposition et que tout ce qui vient de la majorité est par essence nuisible?
Notre circonscription d'Angers-Mauges, véritable France en miniature, même si bien d'autres circonscriptions pourraient légitimement se qualifier ainsi, parce qu'elle est composée d'une partie de grande ville, de bourgs d'importance significative, et de villages, que ruraux, rurbains et urbains y sont représentés, que milieux aisées, classes moyennes, et populations cumulant les difficultés s'y côtoient parfois dans l'ignorance, a besoin d'un député qui apporte véritablement du sang neuf.
Il ne suffit pas pour qui prétend représenter la 6ème circonscription jouer sur les réminiscences historiques subliminales et de croire que porter le patronyme d'un glorieux personnage des guerres de Vendée constitue un sésame qui parle au générations d'aujourd'hui.
Est-ce que comme le fait le candidat socialiste, se présenter comme "un homme de terrain qui respecte ses engagements, travaillant pour le Parti, pour sa reconnaissance, son développement en harmonie avec les élus socialistes" garantira que celui-ci sera un élu au service de tous les habitants de sa circonscription sans exclusive?
Comment être certain que les attentes particulières de toutes les composantes sociales de cette circonscription seront pris en compte par l'homme du passé qu'est Hervé de Charette, ancien parachuté de 1988, après une tentative infructueuse dans la Nièvre, lui dont le patronyme pouvait encore il y a 20 ans constituer à soi seul un sésame électoral dans un Anjou encore très conservateur?
Comment être certain que ces mêmes attentes puissent être prises en compte par l'homme du passif qu'est Serge Bardy, passif des errements de la gestion régionale des Pays de la Loire dont il est l'un des conseillers, passif qu'implique le fait d'avoir soutenu Ségolène Royal donc conduit le parti socialiste à la défaite?
En face de ces deux choix qui tous les deux incarnent la configuration politique d'ancien régime, force est de constater que la candidature de Laurent GERAULT, conseiller municipal d'Angers, conseiller d'Angers Métropole, et de sa suppléante France REVEILLERE, conseillère régionale des Pays de Loire, apporte ce regard neuf, ce changement de façon de faire de la politique impulsé par François BAYROU lors des récentes présidentielles.
C'est pourquoi j'appelle tous les électeurs de la 6ème circonscription qui se sont reconnus le 22 avril dans le projet présidentiel de François Bayrou à voter massivement dès le 1er tour pour Laurent GERAULT, candidat de l'UDF, MOuvement DEMocrate.
Puissent ces électeurs être rejoints par ceux dont les suffrages lors des présidentielles se sont reportés sur d'autres candidats.
Laurent GERAULT sera à n'en pas douter le député efficace, courageux, et libre dont la 6ème circonscription a besoin.
19:39 Publié dans SOUTIEN A LAURENT GERAULT, CANDIDAT UDF - MOUVEMEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Législatives 2007, Mouvement démocrate, UDF, Centre, Laurent Gérault
22.05.2007
UN PEU D'HISTOIRE ROMAINE
Je ne peux pas résister à faire un petit parallèle entre l'idée que François BAYROU se fait du mandat de député et l'histoire romaine.
Le chef du MoDem, sans la candidature duquel aux présidentielles les glacis hérités de la guerre froide n'auraient pas fondu propose aux candidats qui se reconnaissent dans son programme d'être aujourd'hui "les avocats des citoyens".
A Rome, il exista des tribuns de la plèbe qui par leur droit d'intercession pouvaient s'opposer à la promulgation d'une loi qu'ils jugeaient contraire aux intérêts du peuple.
Au mois de juin la solution n'est ni dans l'afflux d'une écrasante majorité UMP qui confierait des pouvoirs sans limites au parti du président Sarkozy.
Elle n'est pas non plus dans un scénario de cohabitation autour d'un parti qui lors des récentes présidentielles a montré avec combien d'éclat la vacuité de son programme tout autant que de sa candidate.
Alors, la solution est simple, c'est d'envoyer le maximum de députés centristes du MoDem à l'Assemblée Nationale pour obliger les députés UMP à composer et à faire des concessions.
288 députés UMP sont la limite qu'il ne faudrait pas dépasser, soit un siège de moins que la majorité absolue.
De même, est-ce que les droits des citoyens seront mieux garanties, leurs vraies attentes mieux portées par des députés socialistes qui ne jugent pas les projets à l'aune de leur efficacité mais à celle de leur origine politique?
Combien de fois les socialistes poussèrent-ils des cris d'orfraie quand la droite mettait en place un énième dispositif pour l'emploi des jeunes, pour lors de la législature 1997-2002 s'empresser de mettre en place les emplois-jeunes, y compris dans la fonction publique, sous statut de droit privé, et oublier soigneusement de s'inquiéter de leur sort à la fin de leur contrat, refilant ainsi le bébé et l'eau du bain au ministère Raffarin, et s'offusquer tout aussitôt de le voir mettre en place le statut d'assistant d'éducation, nettement plus favorable pourtant que les contrats d'emplois jeunes.
Aurait-on vu les bien pensants du PS protester contre l'ordre moral puritain de sa chère candidate, les aurait-on vus manifester contre le remake version Ségolène Royal du CPE tant pourfendu en 2006? Certes non.
Donc une opposition de gauche socialiste n'apportera pas à la vie politique la sérénité et la recherche de l'équilibre des choses politiques.
Nous n'avons pas besoin d'un dos-à-dos du PS et de l'UMP. Les chiens de faïence des cheminées de nos aïeux remplissent à merveille cet office.
Nous avons au contraire besoin de députés qui soient de vrais tribuns des citoyens, capables de dire oui quand il le faut, et capable aussi de dire non quand il le faut.
Ces députés, ce sont précisément ceux que le MoDem et François BAYROU présentent à nos suffrages.
Alors à leur adresse cette seule consigne: civium tribuni estote, François Bayrou et Christine Delecroix, que je sais appartenir tous deux à la corporation des professeurs de langues anciennes, me pardonneront de traduire, soyez les tribuns de vos concitoyens.
Fortuna audaces juvat.
La fortune vient en aide aux audacieux.
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13.05.2007
UN PEU DE LINGUISTIQUE
Le Mouvement Démocrate commence à être connu. Les prophètes de malheur et les oiseaux de mauvais augure qui persistent à ne voir dans le centre qu'un espace vide, et en François Bayrou un homme seul en sont pour leurs frais.
Le nom donné au nouveau parti est finalement une heureuse trouvaille, car son abréviation sonne diablement moderne et branché. On dit maintenant le MODEM. Cela sonne comme mode, moderne, et il y a aussi une métaphore qui est comme un clin d'oeil aux internautes. Le modem est l'outil indispensable qui permet à des ordinateurs distants de communiquer entre eux. Sans modem, pas d'internet.
Alors, osons la métaphore jusqu'au bout. Sans MO(uvement) DEM(ocrate), pas de démocratie ni de vie politique apaisée. Sans le modem, c'est la France avec son goufre béant qui sépare idiotement la droite et la gauche. Ce n'est pas cela que veulent les Français.
Si la semaine passée a été un peu troublante en raison de la position prise par un certain nombre de députés, il faut dire je crois avec force que prendre le chemin du Mouvement Démocrate, ce n'est pas renier vingt ans d'histoire de l'UDF et plus de cinquante ans d'histoire du Centre.
Bien au contraire, sans se renier, et pourquoi devrait-elle le faire, la démocratie chrétienne gagne à s'ouvrir au grand large. Tant pis si ça fait un peu curé, mais Jean-Paul II lui-même voici maintenant sept ans nous invitait à aller au large. Duc in altum.
Il ne s'agit pas de mettre sous le boisseau les convictions de la démocratie chrétienne qui sont l'histoire du centrisme, tout simplement parce que les honnêtes gens ne gagnent rien à s'avancer masqués.
Dans les territoires historiques de la démocratie chrétienne, le Mouvement Démocrate a sa carte à jouer, et c'est particulièrement vrai en Anjou, car en politique aussi il y a un avenir à aimer. Le désirer ne saurait suffire. Le craindre peut rassurer un temps, mais risque de nous laisser sur le quai.
09:03 Publié dans Le Programme de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Laurent Gérault, Maine-et-Loire, mouvement démocrate, législatives 2007
12.05.2007
Avec Laurent Gérault, le renouveau pour la 6ème circonscription de l'Anjou
L'échéance vers laquelle nous tendons tous est celle des élections législatives.
Je réside dans le canton d'Angers-Ouest qui se trouve dans la sixième circonscription du département de Maine-et-Loire.
Le candidat du MOuvement DEMocrate est Laurent GERAULT, conseiller municipal d'Angers, conseiller d'agglomération.
Les propos qui ont été les siens au soir du second tour des élections présidentielles illustrent bien dans quel esprit il entend présenter sa candidature, la construction d'une majorité de projets, qui n'est ni l'allégeance servile, ni l'opposition stérile. Elle se situe dans le prolongement du projet présidentiel de François BAYROU.
Laurent Gérault content de son vote blanc "contre une logique de clan"
En Anjou, je suis content de mon vote blanc car j’ai ainsi démontré que je n’entrais pas dans une logique de clan que je dénonce. Notre objectif, pour les législatives, est de gagner une ou deux circonscriptions dans le département. »
Source:http://www.angers.maville.com/actu/re/actudet/actu_-40330...
21:55 Publié dans SOUTIEN A LAURENT GERAULT, CANDIDAT UDF - MOUVEMEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Laurent Gérault, Maine-et-Loire, mouvement démocrate
09.05.2007
TOUS AVEC BAYROU DANS LE MOUVEMENT DEMOCRATE
Le Limousin de naissance que je suis ne peut qu'approuver le point de vue de Jean-Jacques BELEZY, Conseiller Municipal de Limoges, et Conseiller Régional UDF du Limousin.
20:05 Publié dans Le Programme de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Mouvement démocrate, Legislatives 2007, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy
08.05.2007
CE QUE NOUS VOULONS AUX LEGISLATIVES
Mieux qu'un long texte, ce petit clip illustre à merveille ce que nous souhaitons que soit la répartition des forces à l'Assemblée Nationale pour la prochaine législature.
Le meilleur service que la France puisse rendre à son nouveau président c'est de faire en sorte que l'UMP ne puisse pas avoir la majorité absolue.
Par ailleurs il faut éviter que le PS se retrouve l'axe d'une nouvelle cohabitation et d'une majorité introuvable. Pendant que le PS est en train de se regarder le nombril pour savoir s'il doit imploser, se refonder, ou non, de gober les sourires toujours plus factices de Ségolène Royal qui à cause de ses prétentions admirablement conduit la machine à perdre.
07:13 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Mouvement démocrate, Legislatives 2007



