15.06.2007
LE SECOND TOUR DANS LA 6ème CIRCONSCRIPTION DU MAINE ET LOIRE
Personne n'ignore que le second tour dans la circonscription d'Angers Mauges opposera le député sortant, Hervé de Charette, et le premier secrétaire du PS Serge Bardy.
Ce choix, parce qu'il reproduit la bipolarisation dont nous dénonçons depuis longtemps les effets pervers ne peut prétendre être représentatif des attentes des électeurs de la circonscription.
L'élimination du candidat centriste Laurent Gérault, qui pourtant a réalisé le score de 17,5 % des suffrages exprimés, ce qui le classe au 7ème rang national des candidats du Modem ne permet donc pas la prise en compte de cette nécessaire diversité.
Les urnes ont parlé, mais trop d'électeurs sont restés silencieux par leur abstention, ce qui constitue un risque pour la démocratie, car c'est toujours sur le dysfonctionnement des institutions démocratiques que se cristallisent les mécontentements dont les extrémismes se repaissent.
L'UDF ne donne pas de consigne de vote, et c'est très bien ainsi.
C'est pourquoi sans état d'âme estimant ne pas pouvoir choisir entre un député sortant qui n'apportera pas le renouveau et qui ne se souvient qu'il est député d'une partie d'Angers que le temps d'une campagne et un homme d'appareil compromis dans le soutien à Ségolène Royal, y compris dans ses diatribes inadmissibles contre le corps enseignant, j'agirai comme au second tour des élections présidentielles en réutilisant pour ce second tour un bulletin au nom du candidat de l'UDF.
Il ne serait pas décent en effet d'accorder un suffrage à un député sortant qui dès 2002 a quitté l'UDF avec armes et bagages, qui ne se souvient de ses anciennes appartenances que pour prétendre revendiquer un droit de propriété sur le nom de l'UDF en tant qu'ancien des clubs perspectives et réalités, qui s'est livré à des attaques ignominieuses sur le candidat centriste de la circonscription.
Quand tant de députés n'habitent pas le territoire de leur circonscription, ni même le département ou la région pour certains, il de mauvais méthode de faire grief à un candidat d'avoir le tort d'habiter dans la ville même, certes, mais dans le territoire d'une autre circonscription.
Il ne serait pas plus décent de voter pour Serge Bardy, en raison de sa compromission dans le soutien à la candidature de Ségolène Royal et de sa participation à une scandaleuse entreprise de dénigrement du travail des enseignants. Souvenons nous que Bardy figurait en bonne place aux côtés de Royal lorsque celle-ci, dans une vidéo désormais célèbre, a prétendu vouloir imposer aux professeurs du second degré trente-cinq heures de présence dans leur établissement en sus de leurs travaux de préparations et de corrections.
Il ne serait pas décent de voter pour un candidat socialiste qui avant le premier tour considère le candidat centriste comme un candidat de droite, si peu différent du candidat UMP, et qui sitôt le premier tour passé, s'imagine , telle Ségolène Royal après le 1er tour de la présidentielle, pouvoir faire à peu de frais la danse du tapis pour tenter de récupérer les voix centristes.
Serge Bardy oublie une chose, c'est que les électeurs de l'UDF sont des électeurs libres, qui n'ont de consignes à recevoir de personne, et dont les suffrages ne sont pas achetables à l'encan.
La seule manière de prétendre recueillir des suffrages, c'est la crédibilité d'un projet. Nous cherchons vainement celui de Serge Bardy.
Voilà donc mon point de vue sur le second tour de la 6ème circonscription.
Cependant, je n'ignore pas que dans la 1ère circonscription, celle d'Angers-Nord, l'analyse peut être différente. C'est pourquoi je m'associe à titre personnel à l'appel à voter en faveur de Roselyne Bachelot-Narquin.
Au delà du résultat des législatives, il importe de travailler à l'unité de la famille centriste. Cela suppose que les incompréhensions de l'entre deux tours des présidentielles soient surmontées. La position de François Bayrou disant ne pas voter personnellement pour Sarkozy n'a pas été comprise. Il eût soit fallu ne rien dire, soit que le candidat de l'UDF indique clairement son intention de ne pas voter non plus pour Ségolène Royal, donc de voter blanc.
Cela a fait perdre son centre droit à l'UDF.
Travailler à l'unité de la famille centriste, c'est d'abord assurer l'unité de l'UDF. L'éclatement est préjudiciable. La situation présente rend vaine la stratégie du cavalier seul. Indépendants et libres, oui, isolés, non.
Cela sera particulièrement important à Angers si nous voulons être de ceux qui seront en situation de proposer une alternative crédible à l'actuelle municipalité.
Cela supposera que les divisions et les incompréhensions entre le centre et la droite soient résorbées. La droite sans le centre ne peut pas conquérir la mairie d'Angers. Le centre isolé non plus, sans parler de l'effet catastrophique de la reconduction de l'actuelle majorité de gauche en cas de triangulaires.
08:50 Publié dans Microcosme angevin | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Législatives 2007, Laurent Gérault, Maine-et-Loire, mouvement démocrate, Hervé de Charette, Serge Bardy, Roselyne Bachelot
13.06.2007
COMMENTAIRE A CHAUD APRES LE 1er TOUR DES LEGISLATIVES
Ces impressions sont immédiates.
Volontiers nous n'entrerons pas dans le détail. Deux éléments attirent cependant notre attention critique: le fort taux d'abstention, qui est un signe de malaise démocratique, et l'ampleur prévisible du nombre de députés UMP.
En effet, une assemblée monolithe s'expose au risque de se couper du pays réel. Faute de fonder une majorité sur des projets, et sur une vision humaniste de la chose publique, c'est courir une fois de plus le risque que une fois passées les illusions de l'état de grâce, l'opposition, sans la parole tribunitienne qu'eussent pu incarner des députés libres, soit le seul fait du PS, et que la rue tôt ou tard renoue avec les cortèges où se cristallisent frustrations, rancoeurs, et déficit de démocratie. Par ailleurs, le PS, même dépourvu de ses séides de l'ex gauche plurielle reste comptable du bilan des années 1997-2002. Il serait en effet vain de croire que le bilan a été apuré, tant dans le domaine de la sécurité où la politique laxiste de la gauche a laissé de durables séquelles, qu'une politique même énergique ne peut atténuer en seulement cinq ans, que dans celui de l'économie, où faute d'avoir su ou voulu aborder sereinement les dossiers des retraites, de la TVA sociale, et tant d'autres, c'est un champ de mines à retardement que le ministère Jospin a laissé en 2002, causant le surgissement des fruits empoisonnés que nous savons.
Aux maux sociaux s'ajoutent les maux politiques, dont l'abstention est l'un des symptômes.
Plus fondamentalement, ce mal démocratique qu'est l'abstention est aggravé par la proximité des élections législatives, moins de six semaines après le deuxième tour de la présidentielle.
Donc, la collusion des deux calendriers est en soi une mauvaise chose, et la responsabilité en incombe au premier chef à ceux qui ont voulu le quinquennat présidentiel, sans réduire la durée de mandature de l'assemblée nationale, et sans prendre la décision d'instaurer la proportionnelle. L'inversion du calendrier qui fait que la présidentielle précède les législatives aggrave les choses.
En clair, et pour parler sans détour, réduire le mandat présidentiel à cinq ans fut une erreur. Il eût été plus raisonnable de conserver le septennat, quitte à décider que ce serait un mandat unique, qui permettait d'éviter la concomitance des deux élections, laissant entière la liberté au président élu de dissoudre l'Assemblée si la majorité n'était pas en phase avec son programme.
En cela, le Parti socialiste, en la personne du Premier Ministre Lionel Jospin, est le premier responsable, pour avoir imposé au président Chirac l'idée du quinquennat, qui fait que sitôt une élection faite, on pense à la suivante, et pour avoir imposé l'idée que l'élection des députés devait suivre celle du président.
Merci encore une fois au PS. Le mal serait moindre, si l'inconvénient était seulement de le tenir éloigné de la gestion des affaires du pays. Mais, si pour échapper à Ségolène Royal il nous faut nous faire à l'idée d'une chambre monolithe dont jusqu'à présent seuls les staliniens donnèrent l'exemple est une potion amère. Cependant, en l'absence de François Bayrou qui seul eût pu battre Sarkozy, l'élection de ce dernier reste le moindre mal.
L'élection d'une majorité bleu horizon ne règlera pas le déficit de démocratie dont souffre la France. L'abstention énorme constatée ce dimanche est un symptôme d'aggravation de la déliquescence des moeurs politiques.
Quel spectacle offriront une majorité écrasante et une opposition unique qui ne peut prétendre à ce délicat exercice de la puissance tribunitienne que seul le MoDem aurait pu incarner s'il avait pu disposer d'un groupe conséquent, avec une assemblée élue à la proportionnelle?
Nous ne cèlerons pas notre déception. même si l'UDF-Modem est le troisième parti de France, et c'est d'ores et déjà qu'il lui faut se mettre en ligne de marche pour les élections municipales.
Nous connaissons nombre d'équipes municipales vieillissantes, dans les grandes villes, qu'il s'agisse de municipalités UMP ou de municipalités de gauche. Le renouveau passe par le tissage au local d'une autre façon de faire de la politique.
Se pose aussi la question de la conduite à tenir dans nos circonscriptions là où nos candidats n'ont pu se maintenir du fait du verrou des 12,5% par rapport aux inscrits.
Je ne comprendrais personnellement pas qu'une ligne différente de celle adoptée pour les présidentielles eût été définie. Parce que les électeurs qui ont accordé leur confiance au candidat du Modem au premier tour sont des électeurs libres, c'est à eux qu'il appartient en leur âme et conscience de décider de leur façon de voter, soit en faveur du candidat UMP, soit en faveur du candidat socialiste, soit encore de privilégier le vote nul en réutilisant par exemple le bulletin du candidat du Modem.
Face à la diversité des situations locales, et compte tenu des enjeux présents et futurs, il ne peut y avoir de réponse univoque.
18:51 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Législatives 2007, Laurent Gérault, Maine-et-Loire, mouvement démocrate, Hervé de Charette, Serge Bardy
13.05.2007
UN PEU DE LINGUISTIQUE
Le Mouvement Démocrate commence à être connu. Les prophètes de malheur et les oiseaux de mauvais augure qui persistent à ne voir dans le centre qu'un espace vide, et en François Bayrou un homme seul en sont pour leurs frais.
Le nom donné au nouveau parti est finalement une heureuse trouvaille, car son abréviation sonne diablement moderne et branché. On dit maintenant le MODEM. Cela sonne comme mode, moderne, et il y a aussi une métaphore qui est comme un clin d'oeil aux internautes. Le modem est l'outil indispensable qui permet à des ordinateurs distants de communiquer entre eux. Sans modem, pas d'internet.
Alors, osons la métaphore jusqu'au bout. Sans MO(uvement) DEM(ocrate), pas de démocratie ni de vie politique apaisée. Sans le modem, c'est la France avec son goufre béant qui sépare idiotement la droite et la gauche. Ce n'est pas cela que veulent les Français.
Si la semaine passée a été un peu troublante en raison de la position prise par un certain nombre de députés, il faut dire je crois avec force que prendre le chemin du Mouvement Démocrate, ce n'est pas renier vingt ans d'histoire de l'UDF et plus de cinquante ans d'histoire du Centre.
Bien au contraire, sans se renier, et pourquoi devrait-elle le faire, la démocratie chrétienne gagne à s'ouvrir au grand large. Tant pis si ça fait un peu curé, mais Jean-Paul II lui-même voici maintenant sept ans nous invitait à aller au large. Duc in altum.
Il ne s'agit pas de mettre sous le boisseau les convictions de la démocratie chrétienne qui sont l'histoire du centrisme, tout simplement parce que les honnêtes gens ne gagnent rien à s'avancer masqués.
Dans les territoires historiques de la démocratie chrétienne, le Mouvement Démocrate a sa carte à jouer, et c'est particulièrement vrai en Anjou, car en politique aussi il y a un avenir à aimer. Le désirer ne saurait suffire. Le craindre peut rassurer un temps, mais risque de nous laisser sur le quai.
09:03 Publié dans Le Programme de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Laurent Gérault, Maine-et-Loire, mouvement démocrate, législatives 2007
12.05.2007
Avec Laurent Gérault, le renouveau pour la 6ème circonscription de l'Anjou
L'échéance vers laquelle nous tendons tous est celle des élections législatives.
Je réside dans le canton d'Angers-Ouest qui se trouve dans la sixième circonscription du département de Maine-et-Loire.
Le candidat du MOuvement DEMocrate est Laurent GERAULT, conseiller municipal d'Angers, conseiller d'agglomération.
Les propos qui ont été les siens au soir du second tour des élections présidentielles illustrent bien dans quel esprit il entend présenter sa candidature, la construction d'une majorité de projets, qui n'est ni l'allégeance servile, ni l'opposition stérile. Elle se situe dans le prolongement du projet présidentiel de François BAYROU.
Laurent Gérault content de son vote blanc "contre une logique de clan"
En Anjou, je suis content de mon vote blanc car j’ai ainsi démontré que je n’entrais pas dans une logique de clan que je dénonce. Notre objectif, pour les législatives, est de gagner une ou deux circonscriptions dans le département. »
Source:http://www.angers.maville.com/actu/re/actudet/actu_-40330...
21:55 Publié dans SOUTIEN A LAURENT GERAULT, CANDIDAT UDF - MOUVEMEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Laurent Gérault, Maine-et-Loire, mouvement démocrate



