28.11.2007

UNE IDEE, UN JOUR

Christophe Béchu, candidat du Parti des Angevins, communique quotidiennement sur son blog de campagne une idée par jour.

Ce concept novateur, qui est véritablement de la démocratie participative parce que l'on peut débattre dans le forum a déjà décliné les six idées suivantes.

Ces idées correspondent vraiment à des besoins jusque là non satisfaits.

1 - 500 Jeunes / 500 Parrains - 22/11/2007 

La première idée part d'une idée simple. Tout le monde lorsqu'il s'agit d'entrée dans la vie active n'a pas forcément un carnet d'adresse qui ouvre facilement toutes les portes. Grâce à cette démarche de parrainage, c'est un peu moins d'inégalité.

2 - Créer une Ecole de la deuxième chance - 22/11/2007

L'école de la deuxième chance est une idée européenne, pilotée lors de sa mise en place par Edith Cresson, ancien commissaire européen, et ancien premier ministre de François Mitterrand et qui jadis eut des attaches en Anjou.

3 - Angers WIFI - 23/11/2007

La mise en place de bornes WiFi dans des lieux publics dans tous les quartiers est un élément important pour réduire la fracture numérique. On imagine sans peine l'attrait pour les touristes de pouvoir surfer sur le web tout en visitant la ville, envoyer des E-cards, mettre à jour leurs blogs sans attendre d'être rentrés chez eux.

4 - Le médiateur de la Ville - 24/11/2007

L'institution du médiateur de la Ville est l'une de ces décisions intéressantes pour développer le lien social et résoudre de manière apaisée les litiges entre administrés et autorités municipales. Souvent ces litiges viennent d'un manque de pédagogie. Cette idée a sous une forme assez semblable été mise en place à Dijon - ville dont François Rebsamen (n° 2 du PS) est le maire.

5 - Lutte contre les violences faites aux femmes -26/11/2007

Commentaire personnel: certes, tout le monde trouvera l'idée consensuelle. Mais les paroles ne suffisent pas, c'est pourquoi cela passe par le recrutement de travailleurs sociaux mis à disposition des commissariats, formés à l'écoute, capable d'aiguiller vers les bonnes personnes, en dehors des passages obligés liés à tout dépôt de plainte.

6 - Nouvelle halle - 27/11/2007

Commentaire personnel du propriétaire du blog : c'est là qu'on s'aperçoit que la fermeture des Halles était une erreur.  Fleur d'eau n'est donc peut-être pas la réussite commerciale qu'on attendait, étant donné que depuis son ouverture, plusieurs enseignes ont déjà mis la clé sous la porte. Mais c'est vrai que la Place Molière n'a actuellement aucune allure, avec son bitume défoncé, les flaques d'eau qui mettent un temps infini à sécher, même quand il ne pleut pas.

Pour les discussions, faites comme moi, rejoignez le forum ouvert sur le site de campagne de Christophe Béchu http://www.angersbechu.fr/forum.php

21.11.2007

ET L'ON REPARLE DU STADE

L'on aurait pu penser naïvement que le choix du maintien du stade à Jean Bouin, solution dont les inconvénients immédiats et futurs sautent aux yeux (stationnement très dificile, mauvaise desserte par bus, nuisances infligées aux riverains) résultait de l'engluement dans la routine et de l'absence de recherches de solutions.

Cependant, Ouest France qui fait bien son travail dévoile le contenu d'une étude technique menée par la Ville à la demande même de la municipalité.

Plusieurs sites sont envisagés, et notamment le plateau des capucins.

Certes, la solution du Parc des Expositions n'est pas évoquée (tout le monde ne peut pas avoir les bonnes idées...), mais la réflexion sur la construction d'un grand stade extra muros était étudiée.

On comprend d'autant moins le choix passéiste du maintien sur place du stade Jean Bouin dont pour l'occasion on ressort l'antique nom de Bessonneau, le patron de l'usine homonyme qui le fit construire. Mais c'était l'époque où peu de gens avaient de voiture, où peu de gens pouvaient s'en payer, où Angers n'atteignait pas les 100000 habitants.

Une réflexion a donc été menée au sein même de la municipalité, et ce dossier a été gelé, comme tant d'autres en cours de mandature.

Alors, ne reste plus pour le maire que la recherche des félons et des traîtres qui ont bien pu vendre la mêche à la presse. Cer il y a forcément eu trahison, c'est entendu....

Le temps se serait-il arrêté en 1912 pour la villle d'Angers en matière de stade. Mais si la Belle au bois dormant fut condamnée à attendre cent ans pour l'arrivée du prince qui devait la réveiller, Angers pourrait peut peut-être faire un effort... c'est-à-dire se réveiller pour bien voter au mois de mars. Parce que si l'on attend 2014, ce sera trop tard.

Outre les inconvénients que nous connaissons, même si à court terme la rénovation de Jean Bouin peut paraître moins coûteuse, rien n'est dit des coûts de maintenance qui dans un équipement vétuste sont toujours plus élevés en raison de l'inadaptation de l'architecture et des matériaux aux nouvelles normes de sécurité et de construction.

Par ailleurs, il n'échappe à personne que le terrain libéré par le stade est l'endroit idéal pour un programme immobilier audacieux: proximité du centre-ville, des grands commerces, d'équipements scolaires jusqu'au post bac, d'équipement sportifs de proximité...

Tout cela pris en compte, ça vaut bien le coup d'investir 30 Millions d'Euros dans un équipement moderne dont la durabilité est assurée, donc l'amortissement.

Alors tous ensemble pour un stade au Parc des Expositions.

19.11.2007

BAYROU FAIT CONFIANCE A LAURENT GERAULT

Les lecteurs assidus de la presse locale n'ont pas manqué d'être choqués par l'article de Philippe Barré publié dans le Courrier de l'Ouest de samedi 17 novembre où des propos pour le moins étonnants sont prêtés à François Bayrou.

Autant dire que la lecture de la prose sabbatique du Courrier de l'Ouest m'avait causé un certain déplaisir. En même temps qu'il mettait en plein jour les véritables ambitions de quelques personnalités prêtes à devenir calife à la place du calife.

Aujourd'hui, Ouest France fait entendre un autre son de cloche.

http://www.angers.maville.com/Bayrou-fait-confiance-a-Lau...

 

BAYROU FAIT CONFIANCE A LAURENT GERAULT

Même s'il avoue qu'il aurait préféré "un autre scénario", le patron du Mouvement démocrate accorde toute sa confiance à Laurent Gérault qui a fait alliance avec la droite.

« Qu'est-ce que vous croyez? Que je suis un distributeur automatique de déclarations? Que vous pouvez appeler Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, François Hollande, sur leur portable, et leur demander de se prononcer, comme cela, sur une ville? » Il y a des moments où il ne vaut mieux pas déranger un homme de la posture de François Bayrou. En pleine réunion, par exemple. Il vous raccroche au nez aussi sec.

Mais quand vous lui écrivez tout aussi sèchement par SMS « la situation angevine ne vous intéresse donc pas ! », il rappelle aussitôt. Se fâche. Un peu. Et cause. « Vous êtes rigolo vous ! J'ai fait 24 % des voix à Angers au moment de l'élection présidentielle. Bien sûr que la situation angevine m'intéresse... C'est une situation complexe, qui fera l'objet d'une réunion à part qui ne s'est pas encore tenue. Mais croyez que je suis de très près le cas particulier d'Angers. »

« J'aurais préféré un autre scénario »

Déjà, dans l'avion qui l'emmenait vers Seignosse lors de l'université du MoDem, en septembre, il avait tenté de convaincre Laurent Gérault de partir seul. Car ce parti naissant, on le sait, a su conquérir, y compris à Angers, un électorat ancré à gauche au moment de la présidentielle.

« Je ne sais pas si cette stratégie de faire alliance avec la droite est la bonne, se demande François Bayrou. C'est vrai, j'aurais préféré une liste MoDem avec en tête Laurent Gérault, qui aurait parfaitement pu correspondre aux attentes des Angevins. Et je pense sincèrement que Laurent a toutes les qualités requises pour devenir maire d'Angers. » Aujourd'hui, il en est autrement : Gérault part avec Béchu (UMP). « J'aurais préféré un autre scénario, mais je lui fais entièrement confiance pour la suite », assure François Bayrou.

Reste la question de l'investiture ? Qui l'obtiendra à Angers ? Alors que le congrès du MoDem aura lieu dans deux semaines, les instances nationales n'ont pas encore tranché. Compte tenu du contexte, certaines personnalités politiques angevines se verraient bien doubler Laurent Gérault sur la ligne d'arrivée et décrocher la sacro-sainte étiquette. Et ce, malgré le vote de la section locale qui a approuvé à la majorité (65 pour, 2 contres, 5 abstentions) le partenariat Béchu-Gérault pour les municipales.

À la fin de l'entretien, François Bayrou confie à demi-mots que Laurent Gérault obtiendra à coup sûr cette investiture. « La fédération et les élus sont sur la même ligne de conduite concernant ce cas de figure angevin. Et puis je le répète... j'ai pour Laurent Gérault beaucoup d'amitié. »

Arnaud WAJDZIK. Ouest-France

Voilà qui a au moins le mérite de la clarté. Bien entendu Laurent Gérault eût fait un excellent maire pour Angers. Bien entendu si l'on s'en tient à la seule logique du coeur, on eût préféré qu'il prît la tête de la liste. Ce n'est pas le sujet du débat.
Seul Laurent Gérault pouvait prétendre à conduire une liste Modem ouverte si cette optique là avait été choisie. Mais ce n'est pas le sujet.
Certes, François Bayrou a fait un score sur Angers supérieur à son score national, mais il n'en fut pas moins troisième, y compris sur la ville, à très peu du score de Ségolène Royal.
Or aux élections municipales, la majorité est celle qui arrive en tête. Ce n'est pas une élection à la proportionnelle et le mécanisme du scrutin amène à choisir entre deux démarches opposées: soit le pur décompte des voix, soit l'audace qui consiste à construire un projet et à proposer aux Angevins une majorité nouvelle et rajeunie.
Je n'ai jamais caché mon option préférentielle pour cette optique là. Je ne sais pas si c'est la bonne stratégie. Mais je la crois plus judicieuse.
Personnellement, je serai tenté de rajouter qu'extrapoler à partir du score de François Bayrou aux élections présidentielles est un exercice difficile.
Certes le socle centriste sur Angers est plus fort qu'ailleurs, et François Bayrou a suscité une adhésion certaine, mais un nombre substantiel de voix qu'il a capitalisées viennent d'un rejet de la personne tant de Ségolène Royal que de Nicolas Sarkozy.
Cet électorat déçu venant de la gauche comme de la droite est-il un électorat susceptible de se fidéliser?
Qui peut dire en effet que les électeurs voteront de la même façon aux élections municipales? Certains par exemple reviendraient vers leur "choix naturel", d'autres sanctionneraient peut-être par l'abstention au premier tour l'absence d'union autour d'une majorité de progrès et de renouveau, capable d'emmener à l'hôtel de ville une municipalité rajeunie, quitte à laisser reconduire pour six ans encore une équipe usée.
Alors même si le partenariat conclu avec Christophe Béchu est avant tout un partenariat de raison, il en est de ce partenariat comme des mariages de raison, c'est peut-être plus solide que les passions trop vives. Il me semble qu'il faut s'en remettre à la sagesse de ses initiateurs qui ne l'ont pas proposé à la légère.
Ce que la section angevine a parfaitement compris en votant à une large majorité en faveur précisément de ce projet de partenariat.

10.11.2007

LE CENTRE REUNI A ANGERS

Même si cette annonce ne nous surprend guère, sinon par sa célérité, il y a lieu de se féliciter de la démarche de Michelle Moreau.

Au lieu du confort de l'habitude, cette grande dame d'Angers privilégie le risque pour servir et aimer.

Ne boudons donc pas notre plaisir et laissons les orfraies crier à la trahison et à la félonie, perdre temps et énergies à l'illusoire chasse aux Judas et aux Ganelons.

Michelle Moreau apportera beaucoup au parti des angevins. Comme elle l'a toujours fait depuis qu'elle avait accepté de faire une partie de chemin avec Jean Monnier.

Or ce chemin a été transformé en impasse. Lorsque l'on veut servir, il faut avoir le courage de bifurquer avant de foncer dans le mur, même si c'est en adoptant les moyens de déplacement doux. La transformation en impasse, c'est précisément ce qui est entrain d'arriver à la belle ouvrage tissée par Jean Monnier naguère. Certains l'ont compris, comme Michelle Moreau, comme Hervé Carré.

Michelle Moreau va jusqu'au bout de sa démarche et rejoint donc Christophe Béchu, préférant un engagement difficile à la quiétude que lui aurait prodigué son retrait des choses de la cité.

Pour l'UDF-Modem qui depuis des années n'a pas ménagé ses efforts pour la réunification de la famille centriste, il y a là un motif de satisfaction, même si le ralliement de Michelle Moreau n'en est pas le résultat direct.

Laissons parler Laurent Gérault, à qui Ouest France a laissé un espace de parole, à la différence du Courrier de l'Ouest qui laisse entendre de façon fallacieuse un son de cloche qui n'est pas celui de la majorité de la section centriste angevine.

http://www.angers.maville.com/-Et-si-elle-visait-le-faute...

Laurent Gérault : « La famille centriste enfin réunie... » C'est pour Laurent Gérault « une excellente nouvelle pour Angers et notre famille politique ». Il se dit « heureux de pouvoir travailler avec Michelle Moreau. On montre aux Angevins que l'on peut se rassembler. Que des gens qui ont les mêmes valeurs humanistes peuvent travailler ensemble. Michelle Moreau est un atout : elle a l'expérience des quartiers ». Gérault et Moreau réunis : y a-t-il un centriste de trop au sein de cette équipe ? « Non. La famille centriste est réunie à Angers. Cela faisait des années qu'elle ne l'était pas. C'est plutôt bien non · » Pense-t-il qu'un « deal » entre Béchu et Moreau a été passé pour négocier le fauteuil de maire en cas de promotion du premier ? « Je ne pense pas, pour avoir travaillé avec Christophe Béchu... »

Je me garderai bien d'évoquer la réaction pathétique d'Alain F. lequel, dans le même article, procède à une bien étrange revisitation du passé d'Angers. Depuis le balcon du ciel qu'ils ont désormais rejoint, Jean Turc, Jean Sauvage, et Auguste Chupin doivent regarder avec amusement et dérision les gesticulations micromosmiques de ceux qui voudraient être plus bayrouistes que Bayrou. Je ne sais pas si à Angers le temps des prophètes est révolu. Personnellement, je ne le pense pas, et ma conviction est que Béchu, Moreau et Gérault sont prophètes en leur pays.

Libres aux déçus de croire qu'ils sont la vox clamantis in deserto (voix de celui qui crie dans le désert). Je n'étais pas à Angers en 1977, certes. Mais en ce temps là, l'aile marchante de la démocratie chrétienne avait plutôt le coeur à gauche, pour faire simple, et si les désunions de la droite et du centre droit ont facilité les choses, il est faux de croire que la mairie est tombée toute cuite dans l'escarcelle de Jean Monnier. Il a sans doute profité des circonstances, mais n'aurait pas été élu, s'il n'y avait pas eu quelques effluves de la vague rose. A cette même occasion, d'autres villes de l'Ouest étaient tombées: Rennes, La Roche sur Yon... L'extension des villes, le développement des maisons de quartier, et la majorité abaissé à dix-huit ans avaient modifié la structure du corps électoral. Les querelles de gribouille de l'époque l'ont aidé, et pour le reste, comme l'on dit, la mitre fit l'évêque, et très vite, se mit en place le monniérisme.

O certes, l'on chanta l'Internationale devant la salle Chemellier un dimanche soir de mars 1977 et des adjoints communistes firent leur entrée au conseil municipal. Mais à l'occasion d'une broutille, Jean Monnier avait décidé de leur retirer leurs délégations, ce qui lui permit de les évincer de sa liste lors des élections de 1983, où il gagna la bataille avec une liste de socialistes et de personnalités locales de la société civile, se moquant comme d'une guigne des oukases de la rue de Solférino et faisant autant de cas de sa carte du PS que de son premier col marin. Chacun savait alors ce qu'il en était et que le monniérisme c'était quelque chose qui n'avait plus rien à voir avec les outrances de l'Union de la Gauche, ce d'autant plus que en 1989, la liste s'ouvrait aux Centristes.

Puis advint ce que nous connaissons, le monniérisme survécut tant bien que mal à son père fondateur. Il en garda les apparences pendant un certain temps, mais il est à peu près certain que ce sont les suites des élections régionales de 2004 qui en ont sonné le glas, avec les effets pernicieux conjugués tout à la fois de l'influence des éminences grises politisées du cabinet, filtrant le contact entre le maire et les adjoints (Lisez Hervé Carré) et du cumul par le maire de deux autres fonctions le rendant moins disponible pour la ville: la présidence du Conseil d'Agglomération et l'une des vice-présidences de la Région.

Jean Monnier en effet à la différence des autres a su pratiquer l'ouverture au centre, et s'il n'avait pas vidé les communistes en 1983, s'il n'avait pas rallié les centristes autour de Martial Vié et Michelle Moreau en 1989, la mairie d'Angers serait tombée de l'autre côté beaucoup plus tôt croyons-nous.

Aujourd'hui la donne a changé.

Il est grand temps que les Angevins, et les centristes en premier lieu, admettent que la liste qui est en train de se construire autour de Michelle Moreau, Laurent Gérault, Christophe Béchu ne s'écrira pas dans un sous sol de l'Elysée.

Pas plus Michelle Moreau que Laurent Gérault n'ont vocation de bête à cornes dont on exhiberait les têtes comme trophées de chasse comme on le fait dans les manoirs des hobereaux de l'Anjou.

Christophe Béchu, s'il est chasseur, n'a peut-être pas besoin de ça pour satisfaire sa passion pour la vraie chasse (nous ne sommes pas loin de la Saint Hubert...).

Nous parlions jusqu'à présent de tandem, nous avons à présent un tricycle, mais ce n'est que le premier véhicule que l'on pilote quand on est enfant.

Connaîtrons-nous le 4x4 si Hervé Carré franchit à son tour le Rubicon? Ce serait alors le Carré d'As.

Angers le vaut bien.

"Risquer, Servir, Aimer"

 

 

09.11.2007

UNE CONCLUSION ATTENDUE?

Les dépêches d'aujourd'hui nous ont annoncé la nouvelle.

Surprise pour les uns. Fin attendue pour d'autres. Trahison pour ceux qui ne comprennent pas que les murs de Berlin intellectuels tombent les uns après les autres.

Michelle Moreau, entrée au conseil municipal comme adjointe de Jean Monnier, et qui jusqu'au mois de septembre n'était pas moins que premier maire adjoint de Jean-Claude Antonini, vient d'annoncer son ralliement à Christophe Béchu.

C'est signe que des lignes ont bougé sur Angers. Gageons que d'autres bougeront encore.

Libre à chacun de penser ce qu'il veut de cette démarche. Certes, le maire et le sénateur Raoul crient comme l'on pouvait s'y attendre à la trahison, voire à je ne sais quel marché, dont le prix serait le poste de maire pour Michelle Moreau en cas de nomination ministérielle de Christophe Béchu.

Ben voyons!

Il ne nous appartient pas de pénétrer à l'intérieur des consciences comme par effraction. Mais l'on peut imaginer combien d'avanies il fallut que subisse Michelle Moreau pour en arriver là.

Laissons à d'autres les termes de trahison, de félonie, car c'est de bon ton aujourd'hui de se dire victime d'un traître ou d'une traîtresse. Reconnaissons que dans l'affaire, pour Michelle Moreau, les jours qui viennent apporteront là où nous pouvons le pressentir leur lots de quolibets et de jugements vindicatifs.

Heureusement que nous ne sommes plus à l'époque des comités de salut public où les Fouquier-Tinville et consorts envoyaient après des parodies de procès leurs ennemis ou tout simplement les suspects sous le rasoir de M. Guillotin.

Que chacun se fasse son idée, et rendez-vous sur Daily Motion.

 

 

 

08.10.2007

ELECTION DE GREGORY BLANC COMME CONSEILLER GENERAL DE TRELAZE

Pas plus que le premier tour, l'élection partielle visant à désigner un conseiller général sur le canton de Trélazé n'a mobilisé.

Le conseiller élu bien qu'ayant obtenu 73,14 % des suffrages exprimés ne peut se prévaloir d'une représentativité incontestable, étant donné que seuls 28,91 % des électeurs se sont déplacés aux urnes.

Un tel taux d'abstention n'est pas sain pour la démocratie, et il n'est pas sain pour la représentativité des élus. Je partage en cela pleinement l'opinion de son concurrent, le maire de Sarrigné, quand il dit "il a gagné avec un taux de 71,09 % d'abstention, il ne faut pas qu'il l'oublie.

Reste à l'élu à faire ses preuves et à ne pas se comporter comme l'élu d'un clan.

C'est le commentaire du maire d'Angers que je voudrais ici relever. Monsieur Antonini est bien habile pour prétendre deviner ce qui se passe dans l'intimité des consciences pour relever que "les voix du Modem se sont reportées en grande partie sur Grégory Blanc, ce qui me semble très sain pour l'avenir." Que peut-il en savoir, alors même que le Modem n'a donné aucune consigne de vote?

Quelle impertinence aussi de vouloir théoriser sur ce que sera l'attitude du Modem-Udf à l'avenir. Sans doute le maire sortant d'Angers caresse-t-il l'espoir d'un rêve illusoire d'une alliance de la carpe et du lapin. Mais ce n'est pas cette voie là qu'a choisie la section Modem-Udf d'Angers qui par une délibération sans ambiguïté s'est prononcée pour un partenariat avec Christophe Béchu pour les élections municipales d'Angers.

Il serait sain pour la démocratie que Monsieur Antonini comme nombre de ses petits copains du PS cesse de voir dans le Modem une pompe à voix pour le PS. Ce n'est pas sa vocation. Ni les électeurs ni leurs suffrages ne sont achetables. Faut-il rappeler au Maire d'Angers que lors des élections présidentielles, les voix centristes n'ont guère profité à Ségolène Royal, puisque deux tiers des électeurs centristes ont préféré soit le vote blanc ou le vote en faveur du candidat le mieux placé pour l'emporter, c'est-à-dire Nicolas Sarkozy. Faut-il rappeler que ce fut une attitude comparable qui fut choisie lors des élections législatives, puisque là encore, à peine un tiers des voix du Modem se sont reportées sur des candidats socialistes.

C'est donc quelque peu de l'intoxication communicationnelle que de dire que les voix du Modem se sont en grande partie reportées sur Grégory Blanc quand d'autant plus le taux d'abstention massif devrait inciter à un peu plus d'humilité notre maire sortant et à faire en sorte qu'il réserve ses propos à d'autres fins que des vaticinations tendancieuses de soir d'élection.

Ne perdons pas de temps en vaines conjectures, ce d'autant plus que ce sont bien toutes les énergies du Modem qui devront s'unir pour contribuer à l'élection de Christophe Béchu à la mairie d'Angers.

30.09.2007

CANTONALE PARTIELLE ANGERS-TRELAZE : LES RESULTATS

 

 

Voici les résultats du premier tour de l'élection cantonale partielle sur le canton d'Angers-Trélazé.

Les résultats. Michel Huet (Majorité départementale) : 1 161 suffrages (21,43 %). Bernadette Caillard-Humeau (UDF-Modem) : 659 (12,16 %). Grégory Blanc (PS) : 2 893 (53,40 %). Philippe Denis (PC) : 519 (9,58 %). Nathalie Juigner (Ligue communiste révolutionnaire) : 3,43 %.
(Inscrits : 20 303. Votants : 5 522 (27,20 % des inscrits). Exprimés : 5 418).
Source: Ouest France.
En raison du faible taux de participation, le candidat arrivé en tête, Grégory Blanc, bien qu'ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés ne remplit pas l'autre condition exigée pour l'élection au premier tour. En effet, pour qu'un candidat soit élu au 1er tour, il doit réunir sur son nom au moins 25 % des inscrits, et la majorité absolue des suffrages valablement exprimés.
Le faible taux de participation rend bien aléatoire toute analyse des résultats, en terme de poids électoral de tel ou tel parti. Le Modem réalise cependant, en terme de pourcentage, une honnête troisième place, et l'extrême gauche ne fait plus guère, le candidat communiste ne devant son score qu'au maintien sur la parti trélazéenne d'un vote communiste substrat d'une identité historique.
Au delà de cette constatation, il faut bien s'interroger. Une cantonale partielle, qui plus est sur un canton urbain, où l'on vote moins qu'en campagne, et surtout après la séquence présidentielle-législative, n'est pas mobilisatrice en soi. Peut-être aussi faut-il s'interroger sur ce que signifie le conseil général pour les habitants de la ville chef-lieu de département.  Si l'identité cantonale en monde rural est encore visible, elle est inexistante en ville. Combien d'Angevins sont-ils capables de dire le nom du conseiller général de leur canton?
Il y a certainement dans ce manque d'intérêt pour l'institution départementale un des éléments d'explication de ce faible taux de participation.
Or, le département, du fait des lois de décentralisation, est amené à gérer des projets en prise directe avec le quotidien des gens: construction et maintenance des collèges, protection de l'enfance, transports scolaires, équipement et routes.
Cela fait désormais vingt-cinq ans, suite aux lois Defferre, que le département n'est plus seulement l'incarnation de proximité de l'Etat par la personne du Préfet, mais que la collectivité locale est doté de pouvoirs propres.
Il est donc dommage que les citoyens s'en désintéressent.
Un second tour opposera dimanche prochain Grégory Blanc, candidat du Parti Socialiste, et Michel Huet, candidat de la majorité départementale, aucun autre candidat ne pouvant se maintenir parce que n'ayant pas atteint au moins 10 % des inscrits pour ce faire.
Même si nous avons conscience que toutes les conditions ne sont pas réunies pour permettre aux électeurs un vrai choix en accord avec leurs convictions, il serait dommage pour l'institution départementale que l'élu quelqu'il soit n'ait pas une représentativité suffisante.
Electeurs du canton d'Angers-Trélazé, faites un petit effort dimanche prochain pour aller voter.

28.09.2007

CANTONALE PARTIELLE ANGERS-TRELAZE

Une élection cantonale partielle est organisée dimanche 30 septembre 2007, et s'il y a lieu pour le second tour, le dimanche suivant soit le 7 octobre.

En effet, le siège est devenu vacant, suite à la démission de Marc GOUA, maire de Trélazé, devenu député lors des élections législatives du mois de juin.

La candidate soutenue par la section UDF de Maine-et-Loire,  est Bernadette Caillard-Humeau, issue de Cap 21, actuellement conseillère municipale d'Angers siégeant au sein de l'opposition.

Ce canton, ne l'oublions pas fut autrefois représenté au Conseil Général par Hubert Grimault, récemment décédé, à une époque où la municipalité de Trélazé était encore communiste.

Voici le lien du site de campagne de la candidate:

http://www.bernadettecaillardhumeau.fr

17.09.2007

DIEU QUE LE CENTRE EST DESIRABLE

Ainsi qu'on pouvait s'y attendre, les réactions suite à la rentrée politique du Modem - UDF ne tardent pas.

Citons simplement la question bien fermée que Bertrand Delanoë adresse au Modem.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20070...

"La question du Modem, c'est eux qui doivent la résoudre: sont-ils avec les forces conservatrices ou les forces du mouvement ?", demande le maire de Paris.

Bien sûr, le Modem est un parti majeur et libre, qui n'a pas besoin qu'on lui dicte sa conduite. Mais il n'a pas besoin qu'on pose les questions à sa place, surtout quand la réponse est donnée d'avance. Car pour Bertrand Delanoë, il ne fait pas de doute que les forces du mouvement, c'est forcément le PS.

Souffrez Monsieur Delanoë que le modeste blogueur angevin que je suis ait un autre point de vue, dans la perspective des élections municipales prochaines.

Angers doit peut-être souffrir d'un tropisme particulier parce que les conservatismes et les pesanteurs sont plutôt incarnés par le PS, c'est particulièrement vrai à la Mairie, où l'élan, la mise en projet qui caractérisait l'ère Monnier et qui permit à une partie des centristes et démocrates chrétiens de rallier sa majorité s'est bien émoussé. En revanche, les forces de mouvement sont bel et bien ailleurs, et le Modem UDF doit y prendre sa pleine place.

Le centre doit donc être bien désirable, lui que l'on vouait aux gémonies au moment des présidentielles, et dont le PS ne s'est souvenu qu'il existait qu'en tentant une pathétique entreprise de sauvetage du petit soldat Royal. Il est vrai que le PS pourrait bien perdre certaines mairies, qui du coup retrouveraient leur ancrage historique, au centre, maintenant que la relève des forces vives, inspirées par la démocratie chrétienne, semble être prête.

François Hollande quant à lui déclarait naguère que la condition nécessaire à la conclusion d'alliances était l'opposition à Sarkozy. Or pour conclure une alliance, il faut être au moins deux, et le désaccord sur un élément substantiel est un empêchement dirimant. Ce n'est en tout cas pas l'opposition à Sarkozy qui peut tenir lieu de projet. Si le Modem UDF n'a rien d'un parti de culs bénits devant le président de la République, il n'a pas vocation non plus à surfer sur une thématique aussi extrême.

Tout au contraire, si certains aspects de la personnalité présidentielle ou de l'image qui en est véhiculée heurtent les valeurs chrétiennes, ce n'est pas de s'arc-bouter ad hominem qui tiendra lieu de projet d'alternative crédible.

Faut-il rappeler aux hiérarques du PS qu'ils ont leur part de responsabilité dans l'élection du président Sarkozy, parce qu'il fallait absolument que le second tour tournât à l'affrontement bi-polaire.

Ainsi c'est un syllogisme assez pervers qui a tenu lieu d'argumentaire électoral:

Majeure 1 : le second tour fait obligatoirement s'affronter candidat de gauche et candidat de droite.

Mineure 1 : l'accès du candidat socialiste au second tour implique l'éviction du candidat centriste.

Mineure 2: on sait que la candidate socialiste sera battue.

Conséquence: l'électeur socialiste fait campagne pour la victoire de Sarkozy puisqu'il sait que Royal sera battue.

L'UDF-Modem ne peut accepter de se faire dicter sa ligne de conduite par qui que ce soit et ses électeurs et militants sauront face aux circonstances particulières et aux considérations locales des élections municipales faire le choix le plus responsable, qui ne sera peut-être le choix que dans l'idéal on aurait souhaité.

Au passage, une élection ce n'est pas fait pour se compter, c'est fait pour avoir des élus, sur la base d'un projet, et le but c'est la constitution d'une majorité. Un conseil municipal n'est pas élu à la proportionnelle intégrale, et la sagesse semble commander que si l'on veut des élus en nombre suffisant pour constituer une majorité de progrès, la stratégie de la liste indépendante n'est peut-être pas la meilleure solution. Elle pourrait avoir l'effet du sabre de M. Prudhomme, c'est-à-dire nous laisser en spectateurs passifs sur le bord de la voie.

 

 

 

27.08.2007

Propos de rentrée

Après ce silence estival pour cause d'évasion en des lieux ne disposant pas de connexion internet, je me décide à reprendre la plume pour quelques propos acides:

La presse bien-pensante de la gauche du même nom ne nous a pas épargnés cet été. Pouvait-on faire mieux en matière d'ignominies. Loin de se réjouir de la libération des infirmières bulgares condamnées à mort pour avoir été accusées d'avoir inoculé le virus du SIDA à des enfants libyens qui l'ont en réalité contracté dans des hôpitaux dont l'hygiène aléatoire ne les mettait pas à l'abri d'une contamination certaine, voilà que la gauche qui une fois de plus oublie que son arrogance lui a coûté trois fois de suite la présidence de la république s'en prend aux conditions dans lesquelles ces infirmières ont été libérées allant jusqu'à suspecter le rôle de Cécilia Sarkozy dans cette transaction. Or il s'agit d'innocentes condamnés à mort. Et cela on l'oublie, tellement c'est plus grisant, faute d'accepter le verdict des urnes et d'examiner avec honnêteté et sans complaisance les vraies raisons de la défaite, de suspecter la moindre initiative présidentielle et de jeter l'opprobre sur ses résultats.

La libération des infirmières devrait au contraire inciter à une joie sans mélange. De celle-ci, pas un écho. Les familles d'icelles apprécieront. Cela dit, avec une gauche qui fait l'éloge de la justice chinoise et de la rapidité avec laquelle elle expédie dans l'autre monde les coquins qui en infestent la surface, il eût été peut-être plus vertueux que ces infirmières subissent le martyre. A côté de cela, les rodomontades pseudo constitutionnelles sur l'opportunité ou non pour Cécilia Sarkozy de venir s'expliquer devant la commission des affaires étrangères du parlement sont de bien petites arguties. La libération des infirmières est l'épilogue heureux de ce qui fut au départ une tragédie, et si la France peut s'énorgueillir d'être pour si peu que ce soit dans cet heureux dénouement, il n'y a pas à en bouder la fierté. Si cette libération constistuait l'un des préalables au dégel des relations avec la Libye, pourquoi s'en plaindre?

Sur un autre sujet, voici un élément qui devrait inciter les députés de gauche à y réfléchir à deux fois avant de déférer les lois au conseil constitutionnel. Comme chacun le sait, les sages ont censuré la disposition qui instituait à titre rétroactif la déductibilité des intérêts des emprunts immobiliers. Tout a été dit et son contraire sur ce sujet. Que cette disposition fût dangereuse en l'état actuel pour les finances publiques ne revient pas à dire qu'elle est pernicieuse en soi. Une fois de plus, les députés socialistes oublient les classes moyennes, et plus particulièrement les moins fortunés de ses représentants pour qui la constitution d'un patrimoine immobilier pendant la vie active est un rempart contre la diminution des revenus à l'âge de la retraite. De plus, un tel dispositif existait déjà par le passé, dans les années 75 me semble-t-il, et il doit bien y avoir quelques députés de gauche signataires du recours en inconstitutionnalité à en avoir bénéficié. C'est trop facile une fois qu'on a constitué son patrimoine de venir donner des leçons. Et cela n'est pas moral non plus. Que l'on aille pas dire que ce faisant en critiquant les mesures fiscales on défende la justice sociale.

En lieu de tout cela, et alors que en remontant jusqu'à l'année n- 5, la déductibilité permettait de tenir compte du surcroît d'endettement des ménages qui ont acheté alors que le marché immobilier remontait en flèche, que nous prépare-t-on, une déduction plus importante pour ceux qui auront acheté après la promulgation de la loi. Où est la justice sociale dont se prévalent ses beaux messieurs et ses belles dames de la gauche bien pensante, celle qui lorsque c'était son temps a bien su profiter de l'abondance et qui ne comprend pas que les plus jeunes aujourd'hui, dans un contexte nettement moins favorables puissent récupérer quelques miettes du gâteau.

Nous l'avons assez dit pendant la campagne électorale, la gauche porte une écrasante responsabilité dans la victoire de Nicolas Sarkozy, par le simple fait d'avoir présenté une candidate de l'illusion et du cynisme particulier que confère l'ignorance.

Les puissances de l'argent et des médias, où l'intimité entre gauche caviar et droite d'affaires est ce qu'elle est, ont fabriqué l'illusion que Ségolène Royal pouvait battre Sarkozy. Cette illusion était le seul ingrédient pour imposer sa désignation, et l'on a vu ce que cela donnait. Et la gauche a préféré la fuite en avant dans la politique du pire. Le bruit médiatique autour du supposé impératif démocratique qui voulait que le second tour opposât forcément Sarkozy et Royal a fait le reste.

Cependant la différence entre le centre et la gauche est que l'on ne va pas chercher dans son propre parti les traîtres et les félons. La différence entre le centre et la droite est que que l'on ne fait pas l'ouverture sans l'avoir dit au préalable.

Nicolas Sarkozy est président jusqu'en 2012, et il est malhonnête après avoir joué à quitte ou double d'agiter maintenant l'épouvantail ou de jouer les prophètes de malheur.

Seul un travail au quotidien dans les quartiers et les villes pourra, par le biais des élections locales, constituer le maillage d'élus locaux qui le moment venu participeront à la rénovation de la représentation nationale.