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22.01.2008

AVENIR DES CCQ ET UNITE DE LA VILLE

Vu sur un site proche de la liste du maire sortant. Ou comment on fait à peu de frais l'éloge des Conseils Consultatifs de quartier.

Quelques exemples de réalisation des CCQ, avec le taux de propositions prises en compte dans le projet final

Quartier de Belle Beille : Aménagement de la place Marcel Vigne (80%).

Je ne sais pas si les voisins de la place Marcel Vigne ont vu ça, mais ceux que je connais, il ne faut pas trop leur parler du CCQ et encore moins du projet de remplacement de la dite place par un ilôt d'immeubles.

Bref la formule actuelle des CCQ gagnerait à être repensée. Si l'on veut vraiment faire de la démocratie, qui est par essence participative, une réalité crédible, ce n'est pas en confiant la présidence à un adjoint de quartier, mais à quelqu'un qui ne siège pas au conseil municipal, et qui n'aura donc pas à être corseté par le devoir de loyauté envers le maire.

Bien plus que la démocratie participative, la territorialisation bureaucratique un adjoint par quartier que préconise le maire sortant n'est pas la solution d'avenir, parce que l'identité d'un angevin, c'est peut-être davantage le quartier où il travaille, où il se rend pour ses loisirs que celui où les contingences de la vie font qu'il y a son domicile.

A l'heure de la mobilité et de la polyappartenance urbaine, on peut attendre d'autres choix pour la ville. L'époque du clocher de village est me semble-t-il terminée. Et les quartiers ne peuvent prétendre, parce qu'ils n'ont pas la taille critique, aux compétences d'un arrondissement de très grande ville.

Au contraire, c'est bien la cohérence d'une équipe avec des compétences thématiques bien identifiées qui est porteuse de sens parce qu'elle ne cantonne pas l'adjoint à une portion de la ville.

C'est toute une équipe d'adjoints qui est responsable de la ville et donc de ses quartiers considérés non comme des entités séparés mais comme des éléments reliés à l'ensemble.

Commentaires

Bonjour,
Je profite de votre post sur les CCQ pour vous demander qu'elle est votre analyse sur les strates administratives supérieures.
J'appartiens à une formation politique, Alternative Libérale, qui prône la suppression du Département au profit de la Région et surtout des Communes dans le respect des principes de subsidiarité et de concurrence.
Par ailleurs, je défends aux cantonales l'idée de faire du Maine-et-Loire le Département expérimental de cette grande réforme institutionnelle.
Ces idées et propositions vous semblent-elles digne d'intérêt?
Bien cordialement,
Louis-Marie Bachelot
Comité AL Maine-et-Loire
Candidat sur Angers-Centre

Ecrit par : Louis-Marie Bachelot | 23.01.2008

Je ne sais pas quelle est la position du MoDem par rapport au département.
Le problème que me posent les communautés d'agglomération, c'est que leurs assemblées délibérantes sont élues au second degré à partir des conseils municipaux des communes qui les constituent, et leurs présidents sont par conséquent élus au troisième degré. Donc, on est assez loin de la démocratie directe.
S'agissant du département, en zone urbaine, il n'y a pas grand monde qui sait ce que cela représente.
Cela dit, et c'est une opinion qui n'engage que moi, c'est un échelon indispensable pour la représentation de l'Etat dans les territoires à travers la personne du préfet.
Si l'on supprime les départements, il me semble impératif que les assemblées d'agglomération soient élues au suffrage direct. Peut-être que le statut actuel de la Ville de Paris, avec des conseillers de municipalités d'arrondissement et des conseillers de Paris serait une idée intéressante.

Ecrit par : philippe | 23.01.2008

Bonjour,

Sauf erreur de ma part Philippe, il me semble que Louis-Marie Bachelot en parlant du Département (avec un grand D), fait référence au Conseil Général (=collectivité locale), et non pas au Préfet (=Etat).

Néanmoins, il est interessant de souligner que la réforme de l'Etat annoncée récemment va impliquer un renforcement des pouvoirs des préfets de région par rapport aux préfets de département, et que ceci est peut-être un préambule à une réforme institutionnelle allant dans le même sens pour les collectivités territoriales.

Personnellement, les échelons locaux me semblent indispensables : une plus grande "régionalisation" risquerait de ralentir les circuits de décision, de financements, etc. A noter que les circuits existants à l'échelle du département sont déjà longs.

Ecrit par : AG | 23.01.2008

Cela ne m'a pas échappé, bien entendu.
Cela dit, je ne suis pas très favorable à la disparition des conseils généraux. Parce que je pense qu'entre la commune, et je pense notamment aux toutes petites communes, il y aurait trop d'écart entre la capitale régionale et le plus petit échelon administratif.
Quand je parle de département, pour moi, c'est d'abord l'échelon de base de présence de l'Etat, et il doit le rester. De même que les échelons de proximité de taille inférieure (L'exemple typique de ce qu'il ne faut pas faire, c'est la carte judiciaire réformée de la façon que l'on sait par Mme Dati).
En tout cas, si on supprime les départements, sans mettre en place un vrai fonctionnement démocratique des agglomérations, on y perdra.

Ecrit par : philippe | 23.01.2008

Bonjour Philippe,
Je partage votre point de vue sur la gouvernance des communautés de communes et le mode d'élection de leurs représentants et présidents.
Pour ce qui est d'une réforme de la répartition des attributions et des missions entre les collectivités, il me semble également évident qu'il n'est pas souhaitable d'adopter à la hache et à la hâte une mesure uniforme décorrélée des réalités du terrain (très variables d'une région à l'autre). C'est pourquoi nous défendons à Alternative Libérale l'expérimentation et une réflexion locale entre toutes les parties prenantes (collectivités territoriales, associations professionnelles et d'usagers,...).
Enfin, en ce qui concerne la préfectorale, je suis plus dubitatif. Mon analyse est en effet que l'Etat et ses rouages sont plus souvent à l'origine des problèmes que de leurs solutions. C'est d'ailleurs, j'imagine, en grande partie cela qui fait mon identité libérale.
L'expérimentation de la suppression du Département au profit de la Région mais surtout des Communes (regroupées ou non en communautés selon les missions et leurs besoins pour y répondre) devrait ainsi, de mon point de vue, être une opportunité pour redonner toute sa place à la société civile.
Bien cordialement,
Louis-Marie

Ecrit par : Louis-Marie Bachelot | 28.01.2008

Je serai tenté de distinguer deux choses quand on parle du Département.
1. L'empilement communes-agglomération-département-région n'est pas toujours lisible, et on ne sait pas toujours qui fait quoi. S'il est aisé de s'accorder sur ce constat et dire schématiquement qu'il y a un échelon de trop, le remède est compliqué. D'accord, dans une grande ville, on ne sait pas trop ce que fait le département. Et la commune ou l'agglo (à condition d'avoir une assemblée démocratiquement élue) pourrait peut-être s'y substituer. Mais en rural, les communes de très petites tailles auraient-elle l'interface pour absorber le surcroît de travail qui naîtrait de la disparition du Département-Collectivité locale qui correspond encore à quelque chose. En rural, on identifie plus qu'en ville me semble-t-il le Conseiller Général.
2. Le Département comme lieu d'incarnation de l'Etat dans ses prérogatives régaliennes qui à mon humble avis ne gagneraient pas être transférées (Justice - Police - Impôts - Sécurité civile - Education Nationale...). Sur ce point, mon approche reste somme toute assez jacobine. Parce que je vois en l'Etat impartial une garantie contre un pouvoir trop proche soumis aux pressions du local.
Bien à vous.

Ecrit par : philippe | 28.01.2008

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