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15.01.2008
LES ELECTIONS MUNICIPALES DOIVENT RESTER MUNICIPALES
Après les tentatives tant de Ségolène Royal que de Nicolas Sarkozy de nationaliser les élections municipales, voilà que surgit en Pays de Loire une variante : la régionalisation des élections municipales.
http://www.angers.maville.com/Municipales-a-Angers-Auxiet...
Jacques Auxiette, dont le bruit avait couru un tant d'une possible candidature à Angers pour renforcer un maire sortant en perte de vitesse, croit utile de faire l'apologie du maire sortant en rappelant ce que furent les scores des élections présidentielles et législatives.
Quel lien entre le score de Ségolène Royal aux présidentielles, celui des candidats socialistes au législatives (dont au demeurant un seul a été élu... en raison de son implantation presque indéboulonnable sur la cité dont il est le maire) et le bilan de Jean-Claude Antonini?
Pas plus qu'elles ne sont un referendum antiprésidentiel ou un remake du deuxième tour, les élections municipales ne sauraient se prêter à la phagocytation par la région.
Au contraire, la municipalité sortante s'est largement faite la complice de sa satellisation par Nantes, consentant par là-même à l'idée de l'abaissement et de la vassalisation d'Angers. Il y eut des époques où les choix timorés d'Angers lui coutèrent le statut de capitale régionale, le siège du rectorat d'académie.
Or, Angers mérite mieux que d'être la lointaine banlieue de Nantes.
Car enfin, l'on ne peut pas dire qu'Angers ait vraiment profité d'une convergence des majorités entre la ville et la région. Au contraire, bien des programmes dont a profité Angers par l'aide de la région remontent à une période antérieure à 2004, voire à 2001, c'est-à-dire à l'époque où le maire de l'époque, Jean Monnier, ne faisait pas d'exclusive sur la couleur politique de ses collègues dirigeant la région ou le département. Chacun sait, que s'agissant d'Angers et de sa modernisation, Jean Monnier à la ville, Jean Sauvage au département, avaient la sagesse et l'apercevance des grands, qui leur faisait mettre sous le boisseau leurs différences politiques quand était en jeu le bien commun des angevins.
Peut-être serait-il opportun de s'interroger sur ce qui ne laisse pas de m'étonner, c'est-à-dire la nouvelle vague de défections qui frappe l'équipe du maire sortant.
La municipalité sortante comptait 19 adjoints. Michelle Moreau et Hervé Carré, qui ont démissionné et qui depuis ont rejoint la liste de Christophe Béchu, n'ont pas été remplacés lors des conseils municipaux d'octobre et de novembre qui suivirent leur démission.
Sur les 17 adjoints jusque là en poste, un certain nombre ont fait savoir qu'il ne repartiraient pas.
La position de Nathalie Parent était connue depuis qu'elle avait rendue publique sa décision de ne pas afficher un soutien de pure circonstance au maire sortant "fragilisé par tant de vilenies".
Mais depuis, ce sont Monique Pirotais (Espaces verts), Dominique de Ferrières (relations internationales), Jacques Cochard (affaires scolaires), Martine Richard (santé), Raymond Perron (voirie), André Peuziat (bâtiments communaux),
Selon des sources fiables, Martine Caillat-Drouin (Enfance) et Vincent Lépinard (Culture) auraient eux aussi l'intention de quitter le navire en perdition.
Certes, ces édiles ont fait valoir des raisons personnelles, mais est-ce que tous ces départs ne réveleraient pas un soudain élargissement des fissures et des brèches, aggravé par l'irruption de personnalités jusque là connues pour avoir une autre orientation politique et qui les uns par dépit, les autres par rancoeur, ou par ambition opportuniste, ont rejoint l'équipe du maire sortant.
Cela signifie en fin de compte que la moitié des adjoints élus en 2001 ne repart pas avec le maire sortant. Et pour nombre d'entre eux, au delà de ceux qui au nombre de trois, l'ont fait pour des raisons de fond, l'électeur lambda, respectueux d'une décision intime qui n'appartient quà ceux qui la prennent ne peut certainement pas s'empêcher que des raisons pas seulement personnelles l'expliquent in pectore.
Resteraient donc autour de notre maire sortant Daniel Raoul, André Despagnet (Finances), qui s'il n'est pas trop mal placé sur la liste du maire sortant aura peut-être le privilège du doyen d'âge, à savoir occuper le fauteuil du maire le temps de l'élection du nouveau premier magistrat de notre ville. Resteraient aussi Jean-Luc Rotureau (jusque là adjoint aux sports), Marie-Thé Tondut, Gilles Mahé, Jean-Claude Bachelot, Rose-Marie Veron, et enfin Frédéric Béatse.
20:25 Publié dans MUNICIPALES 2008 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Angers, Municipales 2008, défections d'adjoints, Jean-Claude Antonini




Commentaires
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Ecrit par : ANONYME | 16.01.2008
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