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29.11.2007

LE RUBICON EST-IL FRANCHI ?

Parmi les dossiers évoqués ce soir au Conseil Municipal d'Angers, l'intervention de Mme Caillard-Humeau, représentante de Cap 21, nous a quelque peu surpris.

Le sujet de la délibération était un avis du conseil municipal sur la concertation préalable au projet de la voie de laison sud d'Angers (dossier présenté par Raymond Perron).

Nous connaissons tous la sensibilité de BCH aux questions environnementales, mais de là à entendre un procès en règle de l'erreur monumentale d'avoir créé les voies sur berges, et de servir de cet exemple pour critiquer l'opportunité d'une liaison sud qui réitèrerait les mêmes inconvénients, il y a de quoi être estomaqué.

C'est faire peu de cas du programme porté par Laurent Gérault et Christophe Béchu, qui notamment prévoit la conservation des voies sur berges, dont tout le monde sait qu'elle est indispensable, tout comme la rocade sud, qui ne doit pas être réalisée au rabais...

Et si le procès des voies sur berges était un appel lancé en direction du maire? En échange de quoi?

Sommes-nous en train d'assister à un franchissement programmé du Rubicon?

François Bayrou a récemment rappelé sa confiance à Laurent Gérault, il faut par conséquent que rapidement il s'engage plus avant et entérine solennellement les décisions pourtant claires de la section angevine.

 

28.11.2007

VILLIERS LE BEL

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On parle beaucoup de Villiers le Bel ces jours ci, le nom de ce village de la région parisienne évoque pour moi tout autre chose.

Pour les détails, car je sais que bien de mes lecteurs assidus partagent avec moi cette passion du roi des instruments, voici le lien vers le site du facteur d'orgues.

http://www.atelier-quoirin.com/Villiers.htm

Quel lien avec le sujet central du blog?

D'abord, un peu d'optimisme dans notre monde qui en a tant besoin.

Ensuite, pour les édiles qui d'aventure l'ignoreraient et dont les noms sortiront des urnes, au soir du 16 mars, les orgues, instruments affectés au culte, sont aussi des immeubles par destination, font partie du patrimoine communal au même titre que les églises construites avant 1905.

 

 

 

BANLIEUES EN FEU

Lors des échauffourées de ces dernières jours, une bibliothèque a été incendiée.

Voici ces quelques lignes de Victor Hugo, écrites en 1872, un an après la commune de Paris, épisode tragique s'il en fut, où une bibliothèque fut incendiée.

Oui, une fois n'est pas coutume, ma Muse, qui souvent parle grec et latin, parle en français.

Puissent ses lignes contribuer à la réflexion, tant celle de ces Erostrates des temps modernes que des puissants qui nous gouvernent, et ceux pour qui l'occasion serait trop belle de jeter de l'huile sur le feu du chaudron politique.

France, qu'as-tu fait de tes banlieues?

A l'incendiaire, puisse-t-il un jour prendre la mesure de l'inanité de son acte.

Au politique qui à l'inaction durable doit faire succéder les actes.

A Victor Hugo, qui a si bien dit tant de choses.

 A qui la faute?

Tu viens d'incendier la Bibliothèque ?
- Oui.
J'ai mis le feu là.
- Mais c'est un crime inouï !
Crime commis par toi contre toi-même, infâme !
Mais tu viens de tuer le rayon de ton âme !
C'est ton propre flambeau que tu viens de souffler !
Ce que ta rage impie et folle ose brûler,
C'est ton bien, ton trésor, ta dot, ton héritage
Le livre, hostile au maître, est à ton avantage.
Le livre a toujours pris fait et cause pour toi.
Une bibliothèque est un acte de foi
Des générations ténébreuses encore
Qui rendent dans la nuit témoignage à l'aurore.
Quoi! dans ce vénérable amas des vérités,
Dans ces chefs-d'oeuvre pleins de foudre et de clartés,
Dans ce tombeau des temps devenu répertoire,
Dans les siècles, dans l'homme antique, dans l'histoire,
Dans le passé, leçon qu'épelle l'avenir,
Dans ce qui commença pour ne jamais finir,
Dans les poètes! quoi, dans ce gouffre des bibles,
Dans le divin monceau des Eschyles terribles,
Des Homères, des jobs, debout sur l'horizon,
Dans Molière, Voltaire et Kant, dans la raison,
Tu jettes, misérable, une torche enflammée !
De tout l'esprit humain tu fais de la fumée !
As-tu donc oublié que ton libérateur,
C'est le livre ? Le livre est là sur la hauteur;
Il luit; parce qu'il brille et qu'il les illumine,
Il détruit l'échafaud, la guerre, la famine
Il parle, plus d'esclave et plus de paria.
Ouvre un livre. Platon, Milton, Beccaria.
Lis ces prophètes, Dante, ou Shakespeare, ou Corneille
L'âme immense qu'ils ont en eux, en toi s'éveille ;
Ébloui, tu te sens le même homme qu'eux tous ;
Tu deviens en lisant grave, pensif et doux ;
Tu sens dans ton esprit tous ces grands hommes croître,
Ils t'enseignent ainsi que l'aube éclaire un cloître
À mesure qu'il plonge en ton coeur plus avant,
Leur chaud rayon t'apaise et te fait plus vivant ;
Ton âme interrogée est prête à leur répondre ;
Tu te reconnais bon, puis meilleur; tu sens fondre,
Comme la neige au feu, ton orgueil, tes fureurs,
Le mal, les préjugés, les rois, les empereurs !
Car la science en l'homme arrive la première.
Puis vient la liberté. Toute cette lumière,
C'est à toi comprends donc, et c'est toi qui l'éteins !
Les buts rêvés par toi sont par le livre atteints.
Le livre en ta pensée entre, il défait en elle
Les liens que l'erreur à la vérité mêle,
Car toute conscience est un noeud gordien.
Il est ton médecin, ton guide, ton gardien.
Ta haine, il la guérit ; ta démence, il te l'ôte.
Voilà ce que tu perds, hélas, et par ta faute !
Le livre est ta richesse à toi ! c'est le savoir,
Le droit, la vérité, la vertu, le devoir,
Le progrès, la raison dissipant tout délire.
Et tu détruis cela, toi !
- Je ne sais pas lire.

 

CLOTURE DES COMMENTAIRES

En raison de la proximité de la tenue du Congrès de l'Udf et du Modem, les commentaires sont fermés sur tous les articles du blog.

Ils seront réouverts après la fin du congrès.

LE POINT DE VUE DE L'ACADEMIE DES BEAUX-ARTS

L'Académie des Beaux-Arts vient de rendre public un rapport fort documenté sur la question de l'implantation des éoliennes.

A la lecture de ce texte si dense, on se pose une question. Vaut-il la peine de défigurer nos paysages ruraux, par ces tours de Babel du troisième millénaire, alors qu'on sait qu'elles ne réduiront les rejets de gaz carbonique, et qu'elle contribueraient même à les augmenter?

http://www.academie-des-beaux-arts.fr/actualites/2007/eol...

Bonne lecture.

UNE IDEE, UN JOUR

Christophe Béchu, candidat du Parti des Angevins, communique quotidiennement sur son blog de campagne une idée par jour.

Ce concept novateur, qui est véritablement de la démocratie participative parce que l'on peut débattre dans le forum a déjà décliné les six idées suivantes.

Ces idées correspondent vraiment à des besoins jusque là non satisfaits.

1 - 500 Jeunes / 500 Parrains - 22/11/2007 

La première idée part d'une idée simple. Tout le monde lorsqu'il s'agit d'entrée dans la vie active n'a pas forcément un carnet d'adresse qui ouvre facilement toutes les portes. Grâce à cette démarche de parrainage, c'est un peu moins d'inégalité.

2 - Créer une Ecole de la deuxième chance - 22/11/2007

L'école de la deuxième chance est une idée européenne, pilotée lors de sa mise en place par Edith Cresson, ancien commissaire européen, et ancien premier ministre de François Mitterrand et qui jadis eut des attaches en Anjou.

3 - Angers WIFI - 23/11/2007

La mise en place de bornes WiFi dans des lieux publics dans tous les quartiers est un élément important pour réduire la fracture numérique. On imagine sans peine l'attrait pour les touristes de pouvoir surfer sur le web tout en visitant la ville, envoyer des E-cards, mettre à jour leurs blogs sans attendre d'être rentrés chez eux.

4 - Le médiateur de la Ville - 24/11/2007

L'institution du médiateur de la Ville est l'une de ces décisions intéressantes pour développer le lien social et résoudre de manière apaisée les litiges entre administrés et autorités municipales. Souvent ces litiges viennent d'un manque de pédagogie. Cette idée a sous une forme assez semblable été mise en place à Dijon - ville dont François Rebsamen (n° 2 du PS) est le maire.

5 - Lutte contre les violences faites aux femmes -26/11/2007

Commentaire personnel: certes, tout le monde trouvera l'idée consensuelle. Mais les paroles ne suffisent pas, c'est pourquoi cela passe par le recrutement de travailleurs sociaux mis à disposition des commissariats, formés à l'écoute, capable d'aiguiller vers les bonnes personnes, en dehors des passages obligés liés à tout dépôt de plainte.

6 - Nouvelle halle - 27/11/2007

Commentaire personnel du propriétaire du blog : c'est là qu'on s'aperçoit que la fermeture des Halles était une erreur.  Fleur d'eau n'est donc peut-être pas la réussite commerciale qu'on attendait, étant donné que depuis son ouverture, plusieurs enseignes ont déjà mis la clé sous la porte. Mais c'est vrai que la Place Molière n'a actuellement aucune allure, avec son bitume défoncé, les flaques d'eau qui mettent un temps infini à sécher, même quand il ne pleut pas.

Pour les discussions, faites comme moi, rejoignez le forum ouvert sur le site de campagne de Christophe Béchu http://www.angersbechu.fr/forum.php

27.11.2007

QUO USQUE ABUNTUNTUR PATIENTIA NOSTRA?

Jusqu'où abuseront-ils de notre patience? 

Voilà les remarques lapidaires que m'inspirent les tentatives pitoyables du groupe qui se définit lui-même comme opposant au partenariat construit entre Laurent Gérault et Christophe Béchu et qui malheureusement s'enferre dans quelque chose qu'il faut bien nommer par son nom : le déni de démocratie. Le comble pour qui prétend construire sur des valeurs et une éthique un Mouvement .... Démocrate.

Voici toutefois le lien du blog http://generationdemocrateangers.blog.20minutes.fr/ sur lequel vous trouverez la lettre ouverte initialement non signée d'un militant (oubli désormais réparé),  qui exhale son amertume, non sans dévoiler la véritable stratégie de cette agitation.

J'avais dans un premier temps souhaité ne pas trop consacrer de temps et d'espace de ce blog à répliquer aux regrets éternels d'un petit groupe gravitant dans la mouvance angevine de Génération Démocrate, qui transpose simplement à l'échelle angevine les problèmes liés à la naissance du Modem où d'aucuns voudraient au sein du nouveau parti conserver l'existence d'un courant autonome.

Disons sans ambages que Laurent Gérault, notre délégué départemental, et Thomas Merel, notre président de section ne méritent pas le procès qui leur est intenté in absentia, c'est-à-dire en leur absence.

Il y a tout de même quelque chose que je ne comprends pas, c'est l'attitude qui lors des délibérations importantes consiste à se taire, ne pas faire état de ses doutes, de ses interrogations, ou de ses certitudes, qui consiste à voter puis à se dédire par la suite.

Du temps de mes études en khâgne, il nous avait été de disserter sur le sujet suivant, "y a-t-il de l'incompréhensible?" Assurément la démarche de certains du courant Génération Démocrate constituerait un judicieux exemple.

A nouveau merci à Laurent et à Thomas de conduire au large le navire de la section angevine.

Je voudrais terminer sur une note qui ne concerne que moi.

Je comprends qu'il soit difficile lorsque l'on vient de la gauche d'envisager d'adhérer à un parti susceptible de travailler avec la droite. Je le comprends d'autant mieux, que du temps de mes premiers pas électoraux, j'avais voté Mitterrand, et je votais dans ma région natale pour les candidats du PS, d'abord parce qu'ils étaient de bons administrateurs de leur mairie... et que leur étiquette politique était au final assez peu importante à partir du moment où primait l'intérêt commun.

L'immersion dans la vie politique angevine m'a conduit à me sentir de plus en plus en phase avec les propositions portées au conseil municipal ( et si peu écoutées, vox clamantis in deserto) par le groupe Servir Angers. Ce que j'ai concrétisé en prenant ma carte de l'Udf en mai 2006, à un moment où l'on ne donnait pas cher de François Bayrou aux présidentielles de l'année suivante. Pour le reste, je considère que ma vie politique antérieure ne regarde que l'intimité de l'isoloir.

Mais il est évident que que lorsque je pris la décision d'adhérer la question des futures municipales se posait, et notamment celle de ce que pourrait être ma réaction face à l'hypothèse que pour ma part j'envisageais comme certaine de la candidature de Christophe Béchu. Il est évident que si l'idée de participer à une campagne électorale en faveur d'une liste conduite par lui et les principaux représentants de l'Udf avait été un obstacle dirimant, je n'aurais pas adhéré.

Cependant, j'ai considéré que la raison devait l'emporter. Sinon, on reste dans son coin à contempler le spectacle du monde.

Dans cette polémique improductive, j'ai l'impression que le fond, c'est l'impossibilité conceptuelle  - je dirai même le refus préalable d'envisager un partenariat avec Christophe Béchu qui dicte une telle attidude de procès d'intentions, et disons le tout net de rancoeur inassouvie, quand ce n'est pas l'ambition insatisfaite.

Or, ce n'est pas parce que l'on pense que la meilleure stratégie électorale est en la circonstance présente pour cette élection-ci celle de l'alliance élargie avec Christophe Béchu que l'on devient ipso facto un suppôt de la Majorité Présidentielle. Ce n'est pas parce que l'on a apposé son paraphe ou cautionné de son vote un partenariat pour la conquête de la mairie d'Angers aux côtés de Christophe Béchu, Laurent Gérault et Michelle Moreau, que l'on devient dans les heures qui suivent une bête à cornes dont la tête viendrait orner la galerie des trophées de chasse, comme l'on en voit encore dans les gentilhommières des hobereaux du cru.

Enfin dans cette polémique stérile, j'attacherais du prix à ce que l'on eût un peu de respect pour les militants. Qui dans la réalité n'ont été ni manipulés, ni victimes consentantes de je ne sais quel coup de force. Penser le contraire, c'est faire litière à peu de frais de leur libre arbitre et de leur intégrité.

Cela je ne puis l'accepter.

Cela va sans dire, mais c'est mieux de le dire, notre délégué départemental et notre président de section n'ont pas ménagé leurs efforts pour préserver l'unité de la section. Les commissions de projet pourtant souhaitées ardemment n'ont pas été fréquentées par celles et ceux qui les avaient demandées. Les votes que l'on ose critiquer publiquement sont pourtant des votes que ceux de leurs détracteurs d'aujourd'hui ont pourtant actés. Enfin, je trouve étrange que l'on cherche à se prévaloir du préjudice supposé d'une absence à une réunion à laquelle on s'est abstenu pour participer à une réunion parallèle tenue on ne sait où avec on ne sait qui.

Je ne regrette pas d'avoir consacré mes deux soirées du 21 et du 22 novembre à la réflexion commune de notre chère section Udf. 

De la réunion du mercredi 21 novembre je retiendrai le climat à la fois d'écoute et de discussion passionnée, y compris sur les détails sémantiques, qui souvent n'en sont pas, car François Bayrou a trop le culte du mot juste pour qu'on lui fasse grief de l'approximation.

De la réunion du lendemain, où était présente Michelle Moreau, je retiendrai la pertinence des analyses livrées par une dame à la conscience exemplaire et à l'intégrité irréprochable.

Je pensais confusément que la belle ouvrage tissée par Jean Monnier et ceux et celles qu'il avait sollicités pour travailler à ses côtés se détricote parce que la culture de l'idéologie et de la politisation y remplace celle du projet. Les exemples multiples livrés par Michelle Moreau m'en ont donné la certitude.

Aujourd'hui encore plus qu'hier, je suis fier d'avoir voté le projet de partenariat entre Christophe Béchu, Laurent Gérault et désormais Michelle Moreau. Et si c'était à refaire, je le referais évidemment.

 

25.11.2007

HALTE AU BLOCAGE DES FACULTES

Je comptais écrire un billet à propos des réflexions que m'inspire le blocage des facultés.

Professeur de lettres dans le secondaire mais amené à fréquenter la faculté dans le cadre de la formation continue, j'avoue ne pas trop comprendre pourquoi une petite minorité extrémiste s'arroge le droit de bloquer toute une faculté, au détriment de la majorité des étudiants.

Je ne puis que souscrire totalement aux réflexions de notre ami François Boulanger, étudiant en master 2 d'histoire à l'Université d'Angers, qui a livré une très intéressante analyse consultable sur le site internet de la section UDF-Modem locale.

http://www.bayrouanjou.udf49.org/spip.php?article101

 

FAUT-IL INSTAURER UNE LIMITE D'AGE POUR LES FONCTIONS POLITIQUES

Avec raison, l'on se préocupe de la nécessité de limiter le cumul des mandats. Tout d'abord le cumul de plusieurs mandats simultanés. Et le classique couplage député-maire de ville de plus de 100000 habitants en est l'exemple.

Mais il est d'autres formes de cumul dont on ne parle guère, c'est dans ces mêmes villes le cumul de la mairie et de la présidence de la communauté d'agglomération, parfois cumulée avec une vice-présidence de région ou de département.

Il serait intéressant de débattre de la proposition suivante: pas de cumul de fonctions exécutives dans deux exécutifs locaux pour les élus des grandes villes. Cela éviterait aussi les conflits d'intérêts.

Le sujet du message du jour est sans doute iconoclaste. Il s'agit d'une limite d'âge pour l'exercice des fonctions exécutives dans les mairies, conseils généraux, et régions, et même à la tête de l'Etat.

S'il est entendu qu'un conseil municipal doit refléter le plus possible la société civile, et associer toutes les tranches d'âge, je m'interroge sur l'opportunité de permettre à des maires septuagénaires de se maintenir à leur poste.

De même qu'il y a lieu de s'interroger sur la structure du Sénat. Certes, ce terme rappelle son étymologie romaine, puisqu'il était constitué des senes, c'est-à-dire des chefs de famille des gentes les plus riches de l'Etat dont le nom était inscrit sur l'album sénatorial. Mais à Rome, l'on était considéré comme senex dès quarante-cinq ans. Comment faire pour que le corps sénatorial de la République française soit un peu plus représentatif des réalités de la société française?

L'intuition du Général de Gaulle en 1969 était juste. Les Français n'en voulurent pas, mais un peu à la manière dont ils boudèrent l'Europe en 2005, dans un comportement absurde où la question posée sert de moyen obvie pour répondre à une autre qui elle ne l'est pas.

Je lisais sur un blog peu connu http://zen-fiatlux.blogspot.com/ que personne ne se plaignait de l'âge des sénateurs. Ce qui fait que l'on ne s'en plaint pas, c'est que cette institution est mal connue, et parce qu'elle est élue au second degré.

Or il est évident qu'un rajeunissement du corps électoral des sénateurs devrait rejaillir sur l'âge moyen des sénateurs.

Il y a trente ans en 1977, personne n'a eu de réticence pour propulser dans les mairies des premiers magistrats âgés entre 30 et 45 ans.

Jean Monnier avait environ 45 ans quand il fut élu maire d'Angers pour la première fois. Jacques Auxiette était encore plus jeune quand il fut élu Maire de La Roche sur Yon en 1977, idem pour Edmond Hervé à Rennes, Jacques Chirac avait 45 ans lui aussi environ quand il fut élu maire de Paris en 1977. Plus récemment François Baroin à Troyes fut élu alors qu'il avait tout juste 30 ans, et ne parlons pas de Nicolas Sarkozy quand il succéda au Maire de Neuilly.

Or le sens de l'histoire est que ce sont les jeunes qui le moment venu prennent la place des anciens. C'est aussi la réalité biologique. Même si c'est cruel. Chacun sait que la nature ne facicilite pas les choses quand on conçoit un projet parental autour de la quarantaine.

Poser la question d'une limite d'âge pour l'exercice des fonctions exécutives politiques n'est pas irrespectueux, et ne doit pas être tabou. Lorsque j'étais jeune lycéen, mes condisciples et moi-même brocardions allègrement les gérontocrates de l'ère soviétique. C'est vrai que les photos sur le balcon du Kremlin donnaient l'image d'une collection de barbons plus qu'avancés.

Il faut louer donc la sagesse des élus qui comprennent à temps que livrer un combat électoral de plus, c'est livrer le combat de trop.

Il faut se féliciter de l'audace des villes qui n'hésitent pas à confier leurs destinées à un maire jeune. C'est signe de bonne santé.

Au nom de quoi serions-nous moins capables en 2008 d'avoir l'audace de nos parents et grands-parents en 1977?

Fortuna juvenes juvat.

24.11.2007

NAISSANCE DU PARTI DES JEUNES ANGEVINS

Un nouveau site dédié à la campagne de Christophe Béchu et de ses colistiers désormais bien connus pour les principaux d'entre eux vient de s'ouvrir.

Rendez-vous donc sur http://www.iloveangers.fr/ si vous voulez en savoir plus.

Pour tout contact, écrire à l'adresse suivante: contact@iloveangers.org

portable: 06 60 52 88 29

Très bientôt, à une date qui sera très prochainement annoncée, l'ouverture de la permanence de Christophe Béchu, 22 rue Saint Julien, près de la Place du Ralliement.

 

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