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27.11.2007
QUO USQUE ABUNTUNTUR PATIENTIA NOSTRA?
Jusqu'où abuseront-ils de notre patience?
Voilà les remarques lapidaires que m'inspirent les tentatives pitoyables du groupe qui se définit lui-même comme opposant au partenariat construit entre Laurent Gérault et Christophe Béchu et qui malheureusement s'enferre dans quelque chose qu'il faut bien nommer par son nom : le déni de démocratie. Le comble pour qui prétend construire sur des valeurs et une éthique un Mouvement .... Démocrate.
Voici toutefois le lien du blog http://generationdemocrateangers.blog.20minutes.fr/ sur lequel vous trouverez la lettre ouverte initialement non signée d'un militant (oubli désormais réparé), qui exhale son amertume, non sans dévoiler la véritable stratégie de cette agitation.
J'avais dans un premier temps souhaité ne pas trop consacrer de temps et d'espace de ce blog à répliquer aux regrets éternels d'un petit groupe gravitant dans la mouvance angevine de Génération Démocrate, qui transpose simplement à l'échelle angevine les problèmes liés à la naissance du Modem où d'aucuns voudraient au sein du nouveau parti conserver l'existence d'un courant autonome.
Disons sans ambages que Laurent Gérault, notre délégué départemental, et Thomas Merel, notre président de section ne méritent pas le procès qui leur est intenté in absentia, c'est-à-dire en leur absence.
Il y a tout de même quelque chose que je ne comprends pas, c'est l'attitude qui lors des délibérations importantes consiste à se taire, ne pas faire état de ses doutes, de ses interrogations, ou de ses certitudes, qui consiste à voter puis à se dédire par la suite.
Du temps de mes études en khâgne, il nous avait été de disserter sur le sujet suivant, "y a-t-il de l'incompréhensible?" Assurément la démarche de certains du courant Génération Démocrate constituerait un judicieux exemple.
A nouveau merci à Laurent et à Thomas de conduire au large le navire de la section angevine.
Je voudrais terminer sur une note qui ne concerne que moi.
Je comprends qu'il soit difficile lorsque l'on vient de la gauche d'envisager d'adhérer à un parti susceptible de travailler avec la droite. Je le comprends d'autant mieux, que du temps de mes premiers pas électoraux, j'avais voté Mitterrand, et je votais dans ma région natale pour les candidats du PS, d'abord parce qu'ils étaient de bons administrateurs de leur mairie... et que leur étiquette politique était au final assez peu importante à partir du moment où primait l'intérêt commun.
L'immersion dans la vie politique angevine m'a conduit à me sentir de plus en plus en phase avec les propositions portées au conseil municipal ( et si peu écoutées, vox clamantis in deserto) par le groupe Servir Angers. Ce que j'ai concrétisé en prenant ma carte de l'Udf en mai 2006, à un moment où l'on ne donnait pas cher de François Bayrou aux présidentielles de l'année suivante. Pour le reste, je considère que ma vie politique antérieure ne regarde que l'intimité de l'isoloir.
Mais il est évident que que lorsque je pris la décision d'adhérer la question des futures municipales se posait, et notamment celle de ce que pourrait être ma réaction face à l'hypothèse que pour ma part j'envisageais comme certaine de la candidature de Christophe Béchu. Il est évident que si l'idée de participer à une campagne électorale en faveur d'une liste conduite par lui et les principaux représentants de l'Udf avait été un obstacle dirimant, je n'aurais pas adhéré.
Cependant, j'ai considéré que la raison devait l'emporter. Sinon, on reste dans son coin à contempler le spectacle du monde.
Dans cette polémique improductive, j'ai l'impression que le fond, c'est l'impossibilité conceptuelle - je dirai même le refus préalable d'envisager un partenariat avec Christophe Béchu qui dicte une telle attidude de procès d'intentions, et disons le tout net de rancoeur inassouvie, quand ce n'est pas l'ambition insatisfaite.
Or, ce n'est pas parce que l'on pense que la meilleure stratégie électorale est en la circonstance présente pour cette élection-ci celle de l'alliance élargie avec Christophe Béchu que l'on devient ipso facto un suppôt de la Majorité Présidentielle. Ce n'est pas parce que l'on a apposé son paraphe ou cautionné de son vote un partenariat pour la conquête de la mairie d'Angers aux côtés de Christophe Béchu, Laurent Gérault et Michelle Moreau, que l'on devient dans les heures qui suivent une bête à cornes dont la tête viendrait orner la galerie des trophées de chasse, comme l'on en voit encore dans les gentilhommières des hobereaux du cru.
Enfin dans cette polémique stérile, j'attacherais du prix à ce que l'on eût un peu de respect pour les militants. Qui dans la réalité n'ont été ni manipulés, ni victimes consentantes de je ne sais quel coup de force. Penser le contraire, c'est faire litière à peu de frais de leur libre arbitre et de leur intégrité.
Cela je ne puis l'accepter.
Cela va sans dire, mais c'est mieux de le dire, notre délégué départemental et notre président de section n'ont pas ménagé leurs efforts pour préserver l'unité de la section. Les commissions de projet pourtant souhaitées ardemment n'ont pas été fréquentées par celles et ceux qui les avaient demandées. Les votes que l'on ose critiquer publiquement sont pourtant des votes que ceux de leurs détracteurs d'aujourd'hui ont pourtant actés. Enfin, je trouve étrange que l'on cherche à se prévaloir du préjudice supposé d'une absence à une réunion à laquelle on s'est abstenu pour participer à une réunion parallèle tenue on ne sait où avec on ne sait qui.
Je ne regrette pas d'avoir consacré mes deux soirées du 21 et du 22 novembre à la réflexion commune de notre chère section Udf.
De la réunion du mercredi 21 novembre je retiendrai le climat à la fois d'écoute et de discussion passionnée, y compris sur les détails sémantiques, qui souvent n'en sont pas, car François Bayrou a trop le culte du mot juste pour qu'on lui fasse grief de l'approximation.
De la réunion du lendemain, où était présente Michelle Moreau, je retiendrai la pertinence des analyses livrées par une dame à la conscience exemplaire et à l'intégrité irréprochable.
Je pensais confusément que la belle ouvrage tissée par Jean Monnier et ceux et celles qu'il avait sollicités pour travailler à ses côtés se détricote parce que la culture de l'idéologie et de la politisation y remplace celle du projet. Les exemples multiples livrés par Michelle Moreau m'en ont donné la certitude.
Aujourd'hui encore plus qu'hier, je suis fier d'avoir voté le projet de partenariat entre Christophe Béchu, Laurent Gérault et désormais Michelle Moreau. Et si c'était à refaire, je le referais évidemment.
18:20 Publié dans MUNICIPALES 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Angers, Municipales 2008




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