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16.10.2007

ET L'ON REPARLE DE JACQUES AUXIETTE !!!

Suite à l'appel désespéré lancée par une socialiste angevine, le Courrier de l'Ouest a cherché à en savoir plus sur cette hypothèse hallucinante (voir l'édition de ce jour mardi 16 octobre).

Pour les curieux de la biographie, se reporter à http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Auxiette. L'on y apprend que le susnommé est né le 3 décembre 1940, soit un peu moins de six mois après Jean-Claude Antonini.

C'est sans doute ce que l'on appelle l'alternance et le renouvellement générationnel.

En fin de mandat, quel serait l'âge du Maire? Il suffit de faire les comptes, et nul n'ignore qu'à Angers, Jean Monnier s'est retiré précisément à mi-mandat, à l'âge de 67 ans...

Pour avoir vécu mon adolescence à Limoges, qui garda le même maire de 1956 à 1990 (année de sa mort), Louis Longequeue (né en 1914!!), je sais ce que c'est qu'une cité endormie par le manque de projets, où pas grand chose n'était fait pour les jeunes. Pourtant capitale régionale, il lui fallut attendre du fait du refus de se bouger le début des années 90 pour voir enfin arriver l'autoroute à ses portes. C'est la seule capitale régionale où ne passe pas le TGV, et le dossier a encore pris du retard parce que la région s'est laissée mener en bateau en croyant que le train pendulaire à la technologie un peu ringarde serait - disait-on - construit plus vite que le TGV. Résultat: à ce jour, faute d'avoir voulu s'entendre quand c'était possible avec René Monory et Jean-Pierre Raffarin alors présidents de Poitou Charentes, pour faire un embranchement afin de rejoindre la ligne TGV à Poitiers, le Limousin par le manque de hauteur de vue de ses présidents de région successifs a vu une nouvelle fois le TGV lui filer sous le nez. Et ce n'est pas Ségolène Royal qui va se bouger pour monter un projet commun de TGV vers Limoges.

Je suis arrivé en Anjou en 1988, et ne l'ai pas quitté depuis. J'ai pu voir la différence entre une ville qui s'était endormie, et une ville qui bougeait, avec une municipalité dynamique, où les choix politiques, au sens noble du terme, n'étaient pas dictés par les idéologies.

La question de l'âge n'est pas irrespectueuse, mesure-t-on que en fin de mandat un maire élu à 67 ans quitte sa mairie à 73 ans?

Qaunt aux états de service d'Auxiette à la région, parlons-en! En matière d'ouverture et en guise de vengeance envers Philippe de Villiers, qui s'était battu pour avoir le TGV d'abord tracté par une motrice diésel, en attendant de le voir arriver tracté par l'électricité, l'un des premiers gestes d'Auxiette a été de supprimer la subvention régionale qui permettait alors aux parisiens d'aller directement de Paris aux Sables d'Olonne en TGV, et aux vendéens de faire de même pour se rendre à Paris.

Aujourd'hui qu'en est-il? l'électrification de la ligne Les Sables Nantes attend toujours alors qu'elle devait être faite très vite...  (au fait, qui est le vice-président de la région chargé des transports, le Maire d'Angers.... pourquoi se battre pour le TGV jusqu'aux Sables d'Olonne, alors que ma foi le TER poussif suffit bien... Facile à dire quand le maire précédent, les présidents de région des pays de loire de l'époque se sont battus aux côtés de l'Etat pour que le TGV atlantique desserve Le Mans, Sablé, Angers et Nantes.

Tout cela pour dire qu'en matière d'équité et de développement, la crédibilité des socialistes qui sont à la tête de la ville et de la région laisse à désirer.

Qu'a donc fait Angers pour voir chez certains que le salut consisterait simplement à troquer Antonini contre Auxiette, c'est-à-dire à tomber de Charybde en Scylla.

Je ne comprends donc pas vraiment la position de Hervé Carré, qui suggère à Jean-Claude Antonini de se retirer sur la pointe des pieds, mais qui juge très intéressante pour Angers la candidature de Jacques Auxiette.

Que la douceur angevine l'ait récemment séduit est possible, mais cela ne fait sans doute pas longtemps qu'il peut se prévaloir d'être assujetti aux contributions foncières de la cité du Roi René.

Par ailleurs, vis-à-vis des électeurs yonnais qui lui ont fait confiance depuis 1977, ce n'est pas très élégant, c'est un peu comme Jacques Lang dédaignant Blois au profit d'une candidature sur Paris qui fit long feu.

Et puis, le parachutage, ce n'est pas très respectueux des Angevins, qui ont quand même droit à ce que leur maire puisse se prévaloir d'une connaissance intime de la ville, une connaissance charnelle même.

L'actuel maire y a longtemps exercé comme médecin, Christophe Béchu est né à Angers, a suivi toute sa scolarité en cette ville, et son attachement à la cité n'est plus à prouver. Il en est de même pour Laurent Gérault établi depuis suffisamment longtemps à Angers pour prétendre lui aussi à la mairie.

Bref tout cela n'est pas très sérieux, et révèle avec encore plus d'acuité la déliquescence du parti socialiste, qui pas plus au plan national qu'au plan local ne peut s'abstraire du marigot des éléphants.

Face à ce pathétique spectacle, heureusement que se prépare une liste de progrès autour de Christophe Béchu et Laurent Gérault prête à revigorer Angers.

Il faudra cependant que la "belle endormie" se réveille et se tienne prête, la lampe à la main. A Angers de savoir si elle veut rejoindre les vierges sages ou les vierges folles.

"Wachet auf, ruft uns die Stimme" (Réveillez-vous, nous dit la voix...)

 

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