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02.10.2007

LA DEMISSION DE MICHELLE MOREAU OU LA FIN D'UNE EPOQUE?

Scoop destiné à créer l'électrochoc, ou conclusion d'une rupture consommée depuis longtemps, la démission de Michelle Moreau, première maire adjointe d'Angers marque assurément la fin d'une époque, celle de l'ouverture au centre telle que Jean Monnier l'avait initiée, et dont la continuation par Jean-Claude Antonini était un bien pâle reflet.

POur remplir le vide laissé par le départ de Michelle Moreau, que fait-on, et bien on donne dans la teinte uniforme. C'est donc un premier adjoint rose uni qui succède à la centriste en la personne du Sénateur Daniel Raoul, les dépouilles laissées par l'ex première adjointe se répartissent entre Frédéric Béatse qui hérite des dossiers de la politique de la ville et de la vie des quartiers. Un conseiller - centriste d'après la presse - est promu adjoint en la personne de Michel Houdbine jusqu'alors conseiller délégué à la culture, il hérite de la délégation prévention et sécurité. Quant à Jean-Luc Rotureau, il récupère à l'agglomération la vice-présidence en charge de l'insertion économique.

Sans vouloir faire de l'exégèse à peu de frais, ça donne vraiment l'impression d'un resserrement politisé, uniformément socialiste, et la caution centriste incarnée par Michel Houdbine risque bien de n'être qu'un alibi.

L'on pourra dire que ce ne sont que des mesures d'interrègne destinées à l'expédition des affaires courantes d'ici le mois de mars.

De plus en plus, on se dit que les Angevins méritent autre chose.

A propos, puisque la mode chez les socialistes, c'est de donner dans le genre pamphlétaire en offrant au public mercuriales vengeresses et libelles incendiaires, l'on attend avec impatience la prochaine publication du livre d'Hervé Carré qui paraît-il se propose de détailler toutes les turpitudes de la mandature qui s'achève et à laquelle la grâce de la loi a octroyé un an de plus que la normale.

Puisqu'il est question de littérature. qui se souvient de ce polar anonyme intitulé Un trolley nommé désir, oeuvre d'un certain Kolazo, et dont les personnages, au pseudonyme transparent, ne sont pas sans évoquer quelques uns ou quelques unes des personnalités du microcosme politique local, victimes tour à tour de cruelles avanies.

Cela pourrait peut-être apporter une petite note comique sous des cieux bien moroses.

 

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