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30.09.2007
CANTONALE PARTIELLE ANGERS-TRELAZE : LES RESULTATS
Voici les résultats du premier tour de l'élection cantonale partielle sur le canton d'Angers-Trélazé.
(Inscrits : 20 303. Votants : 5 522 (27,20 % des inscrits). Exprimés : 5 418).
28.09.2007
CANTONALE PARTIELLE ANGERS-TRELAZE
Une élection cantonale partielle est organisée dimanche 30 septembre 2007, et s'il y a lieu pour le second tour, le dimanche suivant soit le 7 octobre.
En effet, le siège est devenu vacant, suite à la démission de Marc GOUA, maire de Trélazé, devenu député lors des élections législatives du mois de juin.
La candidate soutenue par la section UDF de Maine-et-Loire, est Bernadette Caillard-Humeau, issue de Cap 21, actuellement conseillère municipale d'Angers siégeant au sein de l'opposition.
Ce canton, ne l'oublions pas fut autrefois représenté au Conseil Général par Hubert Grimault, récemment décédé, à une époque où la municipalité de Trélazé était encore communiste.
Voici le lien du site de campagne de la candidate:
20:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cantonale partielle Angers Trélazé, Centre, UDF, Bernadette Caillard-Humeau
IL EST TEMPS DE PASSER A UNE AUTRE GOUVERNANCE MUNICIPALE
Si nous nous attendions à ce que la rentrée donne le véritable départ de la campagne des élections municipales, en revanche, nous ne soupçonnions pas que le Conseil Municipal tenu hier soir jeudi 27 septembre serait le théâtre d'un événement inouï, la démission de la première maire adjointe Michelle Moreau.
Entrée au conseil municipal aux élections de mars 1989, Michelle Moreau faisait partie de cette expérience inédite d'ouverture centriste dans une majorité sociale démocrate. Jean Monnier construisait alors une maison originale dont nous voyons aujourd'hui les fissures de plus en plus béantes. L'intuition de l'ancien maire était juste. Les élections se gagneraient au centre et ce n'était pas le maintien anachronique de l'union de la gauche qui le lui permettraient.
Il n'en reste hélas à peu près rien aujoud'hui dans le spectacle pathétique dont les fins de règne ont le secret. Le refus d'Hervé Carré de repartir sur une liste conduite par Jean-Claude Antonini, la démission de Michelle Moreau, accueillie dans une ambiance de froideur absolue, sans même le moindre mot d'hommage de la part du Maire actuel en disent long sur l'ambiance actuelle.
Il est donc temps de passer à autre chose.
Cet autre chose a un nom, qui est aussi en soi un projet: une nouvelle majorité au service d'Angers qui soit en capacité de proposer une autre gouvernance, avec des équipes renouvelées et rajeunies.
Ne nous payons pas de mots: ce sera bilan contre projet. Comme je le disais dans une précédente note, le Modem UDF ne peut pas se contenter de contempler le spectacle, et il n'a pas davantage vocation à le faire après le mois de mars.
De ce constat et de la volonté de proposer autre chose pour Angers doit découler une posture éthique et politique.
Il ne serait pas honnête d'envisager une alliance du Modem-UDF et de l'actuelle majorité socialiste, pour la raison bien simple que toutes les propositions faites par le groupe d'opposition "servir Angers" se sont heurtées à des fins de non recevoir, et pourtant Dieu sait si des projets auraient mérité un traitement plus consensuel qui transcendât les lignes de démarcation politique: le tracé du tramway, la politique fiscale, l'habitat, le développement d'Angers qui mérite quand même autre chose que de se contenter d'être un satellite nantais...
il ne s(agit donc pas de passer sous les Fourches Caudines ni d'aller à Canossa dans l'espoir de glaner quelques strapontins qui donneraient à une municipalité en fin de cycle l'impression de pratiquer l'ouverture.
Autre chose est par contre que les déçus de l'actuelle majorité rejoignent un projet de nouvelle gouvernance, et puissent envisager de participer avec leurs convictions à la construction d'une nouvelle majorité pour Angers.
Si l'objectif est bien celui-ci, cela signifie qu'il faut renoncer aux comportements de gribouille.
Cultiver l'indépendance pour elle-même est intellectuellement séduisant, et la démarche de François Bayrou de poser par sa candidature l'acte de naissance d'un mouvement centriste et démocratique indépendant était nécessaire.
L'indépendance du centre implique-t-elle le jusqu'au boutisme? Nous ne le pensons pas. Et un projet de nouvelle gouvernance pour Angers n'aura de crédibilité que s'il est porté autour d'une famille centriste unie.
Mesurons bien l'enjeu et le risque. Le monde politique est celui du réel. Reste à savoir ce que nous voulons pour les municipales, compter les divisions ou participer vraiment à la constitution d'une majorité de progrès et de renouveau au service d'Angers.
Faisons pour commencer de la triviale arithmétique électorale.
Aux élections municipales, la liste arrivée en tête obtient d'office la moitié des sièges, l'autre moitié est répartie à la proportionnelle entre elle-même et les autres listes. Cela signifie que la majorité est majoritaire. Et qu'un groupe centriste minoritaire ne peut pas faire bouger les lignes car la majorité quelle qu'elle soit n'a pas besoin d'appoint une fois élue. Le Modem-UDF mérite autre chose qu'une présence symbolique au conseil municipal.
Une majorité de progrès et de renouveau ne peut se construire sur la base de l'isolement et de l'exclusive. Puisqu'ici mes préférences sont transparentes, et malgré toute l'intérêt intellectuel que pourrait présenter une liste Modem-UDF, je redis que si nous voulons contribuer à la construction d'une autre majorité pour Angers, il ne faut en aucun cas fermer la porte à une alliance avec Christophe Béchu dès le premier tour. Il ne doit pas y avoir de tabou là dessus, et ce ne serait ni une trahison, ni un baiser de Judas. Une liste d'ouverture où le centre aurait toute sa place, construite autour de Laurent Gérault et de Christophe Béchu et dont le seul principe de constitution serait la fédération des compétences pour une nouvelle majorité au service d'Angers me semble être l'hypothèse la plus efficace.
Une chose est donc de ne pas fermer cette porte-là, et une autre d'accepter une alliance à n'importe quel prix. Cela signifie qu'entrent en jeu les indispensables recherches de lignes de convergence.
il serait paradoxal de dire que l'on peut prendre langue à gauche comme à droite, de brandir cette idée comme un totem théorique et incantatoire et de ne pas le faire dans la pratique lorsqu'est en jeu l'opportunité de proposer aux Angevins une nouvelle majorité, autour d'une équipe neuve et rajeunie, et bien entendu paritaire.
Je vais être provocateur. Ce n'est pas comme s'il s'agissait de s'allier avec Nicolas Sarkozy, pour la simple raison que Christophe Béchu n'est pas Nicolas Sarkozy, et que l'élection municipale d'Angers n'est pas l'élection présidentielle.
L'occasion est me semble-t-il historique de proposer autre chose à Angers. Jean Monnier avait su en faire un laboratoire de projets parce que l'essentiel était la compétence mise au service de la cité. Avant lui, Jean Turc et Auguste Chupin n'avaient pas agi différemment. Ce sont ces intuitions parce qu'elles sont justes qui doivent nous guider.
18:50 Publié dans MUNICIPALES 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Elections municipales 2008, Angers, Christophe Béchu, Laurent Gérault, Jean Monnier, Jean-Claude Antonini, UDF
18.09.2007
LA GENETIQUE ET LE DROIT
L'actualité s'agite actuellement à propos de l'amendement Mariani visant à autoriser le recours au test ADN dans le cadre des procédures de regroupement familial.
La question de l'immigration est déjà assez sensible pour que l'on y vienne pas jeter encore de l'huile sur le feu. Nous savons qu'il est depuis longtemps possible de recourir à la comparaison des ADN en droit de la famille lorsqu'il est question de contestation de paternité.
L'exemple le plus célèbre est celui de cette femme se disant être la fille d'Yves Montand parce que sa naissance correspondait à une période ou sa mère aurait eu une liaison avec l'acteur. Les tests ADN pratiqués post mortem sur les restes du défunt acteur avaient prouvé le contraire.
Le fichage ADN est aussi utilisé en droit pénal notamment dans les affaires de crimes et délits sexuels mais aussi depuis la loi Perben II dans le cadre d'autres types de délits.
Son extension aux procédures de regroupement familial constituerait une sorte de renversement de la preuve. Il faudrait donc prouver ce qui est aujourd'hui admis si l'on apporte pas la preuve du contraire.
L'un des adages du droit romain disait "Mater semper certa" (la mère est toujours sûre, étonnant non...), et un autre adage disait "Pater est is quem nuptiae demonstrant", (le père est celui que démontrent les noces).
Certes, notre droit reconnaît d'autres filiations que la stricte biologie, notamment la possession d'état, qui revient à poser qu'un enfant portant le nom de l'homme qui le considère comme son fils, et que la société reconnaît comme tel par usage, même si en son for intérieur l'homme en question sait qu'il n'est pas le père.
Ainsi l'usage de la génétique pourrait en matière d'immigration se révéler porteuse de maux pires que ceux qu'elle prétendrait résoudre : révéler à des familles de fausse paternités jusque là inconnues, et partant semer la zizanie dans les ménages, déstabiliser des enfants pour qui l'adaptation à un pays étranger est déjà en soi une difficulté qu'il faut franchir. Si en plus on provoque des crises d'identité, on joue avec le feu.
Que dire des risques d'éventuelle conservation des données issues des tests? La confidentialité, l'usage à de strictes fins de gestion des procédures de regroupement familial est-elle garantie?
Il y a quelque chose de terrible dans l'irruption de la génétique dans l'humain. Et il y a comme un risque de déshumanisation. Or, accueillir l'étranger sur son sol, c'est accueillir une personne, ce n'est pas réceptionner un capital génétique abstrait. Dans cette idée même de toute puissance, de contrôle de tout, il y a comme un fantasme totalitaire inavoué, et aussi comme un manque de culture.
Je n'attaquerai pas le député Mariani ad hominem, ni sur ses origines, mais ce qui est sûr c'est que l'on a pas demandé à ses aïeux davantage de preuves pour s'installer en France que leur livret de famille et leurs actes de naissance et que l'idée n'en serait pas même venue.
Que l'on soit exigeant sur la véracité des pièces d'état-civil est une chose, car après tout, il n'est pas blâmable de lutter contre la fraude, que l'on soit plus regardant sur certaines publications de mariage pour lutter contre les mariages blancs est aussi une nécessité, mais recourir à la génétique soulève des questions éthiques qui sont loin d'être neutres, parce que la famille, ce n'est pas seulement la biologie et les gênes, et à l'heure où il y a tant de familles recomposées, il n'est pas éthiquement tenable de faire de la filiation biologique le seul élément du droit de la filiation.
En matière de droit des gens, il y a des limites symboliques à ne pas franchir, car c'est l'essence du pacte social que l'on met en cause si on les transgresse.
20:51 Publié dans Politique spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Amendement Mariani, regroupement familial, ADN
17.09.2007
Eli lama sabachtani
Eli lama sabacthani. Mon Dieu pourquoi m'as tu abandonné(e).
Non ce n'est pas l'ultime parole de Jésus au calvaire. C'est la prochaine parole de Ségolène Royal.
Plus sérieusement, Lionel Jospin a sans doute mis à profit le temps pourri de ses vacances rétaises pour commettre le pamphlet dont la presse nous distille l'avant première.
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/279106.FR.php
A vrai dire, l'ex premier ministre ne nous apprend pas grand chose. Il a juste vu après les autres que Ségolène Royal n'était pas la candidate idoine. On ne va pas se repasser le film.
C'est la réaction de l'ex candidate qui est pitoyable. Décidément, ce qui ferait le plus grand bien à Ségolène Royal, c'est de se trouver un directeur spirituel. Un père jésuite rompu à la casuistique, ou un thaumaturge émule du Padre Pio cela doit bien exister encore. Car figurez-vous, Ségolène se prend pour Jésus et pour Jeanne d'Arc.
Son dernier meeting nous avait gratifié d'un "aimez-vous les uns les autres", parole sur laquelle la liturgie catholique invitait justement les fidèles à méditer le dimanche 6 mai. (Eh oui! on répartit les lectures sur un cycle de 3 ans, et ce dimanche là c'était le tour du "aimez-vous les uns les autres".
La campagne électorale serait-elle pour Ségolène ce que fut pour Jésus la montée au calvaire, sans le bon samaritain ni Véronique pour essuyer la sainte face? Réagissant au brûlot jospinien Ségolène ressort le "Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.
Mais dans l'affaire pour que l'identification soit complète, il manque des figures. Certes on avait Judas (pardon M. Besson), mais, qui fut Pilate pour demander qu'on lui apportât l'aiguière pour se laver les mains? Qui trancha l'oreille du centurion romain? Qui sont les deux larrons? Où est le soldat qui chargé d'accomplir le crurifragium transperce le côté d'où surgiraient sang et eau?
La religion et la politique sont choses trop sérieuses pour qu'on les mélange. Non, la campagne des présidentielles, ce n'est pas la Passion, même si les coïncidences du calendrier font que la campagne se déroule en carême, et l'élection à une date proche de Pâques.
Comme si le fantasme christique ne suffisait pas, Ségolène convoque à nouveau la référence johannique, pour se féliciter certes de vivre au 21ème siècle. "J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive. Heureusement que nous sommes à cette époque."
Je trouve pour le moins étonnant ce fantasme de combustion ainsi que la propension à tout ramener au sexisme ou à assimiler le déballage de linge sale des socialistes à du racisme. Là n'est pas la question. Certes cette grande lessive automnale n'est pas du meilleur goût, mais notre époque, si friande de transparence veut voir y compris à l'intérieur des machines à laver. Laissons le PS faire sa lessive, mais juste un souhait, qu'il ne rejette pas trop de phosphates dans les eaux usées des grands égoûts républicains.
La vraie question est bien de s'interroger sur les vrais buts qui ont présidé à la désignation de Ségolène Royal: gagner l'élection, ou simplement assurer la présence au second tour en parfaite connaissance que l'élection était perdue.
Les affaires du PS ne sont pas les nôtres, mais les affaires publiques sont celles de tous. En ces temps où s'installe une forme inouïe de quelque chose qui ressemble à de l'absolutisme présidentiel, où dans ce bruit de glorification de l'argent-roi, de culte éhonté du veau d'or, on croit entendre Guizot disant aux Français "Enrichissez-vous", C'était à la belle époque de la monarchie de juillet, en ces temps où précisément il ne faudrait pas laisser en jachère la fonction tribunitienne, le PS se vautre dans cette sorte de rituel cannibale daont il sortira à coup sûr affaibli, mais dont la France risque de ne pas sortir grandie.
Une responsabilité incroyable incombe au Modem, qui pourtant n'est représenté à l'Assemblée que par 4 députés. Si la quantité ne fait pas la qualité, cela fait de toute façon loin du compte en raison précisément de l'injustice objective du mode de scrutin.
A l'heure où se constitue un Mouvement Démocrate, sachons nous garder de ces querelles fratricides.
21:10 Publié dans sarcasmes aigres doux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, Jeanne d'Arc, crucifixion, calvaire
DIEU QUE LE CENTRE EST DESIRABLE
Ainsi qu'on pouvait s'y attendre, les réactions suite à la rentrée politique du Modem - UDF ne tardent pas.
Citons simplement la question bien fermée que Bertrand Delanoë adresse au Modem.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20070...
"La question du Modem, c'est eux qui doivent la résoudre: sont-ils avec les forces conservatrices ou les forces du mouvement ?", demande le maire de Paris.
Bien sûr, le Modem est un parti majeur et libre, qui n'a pas besoin qu'on lui dicte sa conduite. Mais il n'a pas besoin qu'on pose les questions à sa place, surtout quand la réponse est donnée d'avance. Car pour Bertrand Delanoë, il ne fait pas de doute que les forces du mouvement, c'est forcément le PS.
Souffrez Monsieur Delanoë que le modeste blogueur angevin que je suis ait un autre point de vue, dans la perspective des élections municipales prochaines.
Angers doit peut-être souffrir d'un tropisme particulier parce que les conservatismes et les pesanteurs sont plutôt incarnés par le PS, c'est particulièrement vrai à la Mairie, où l'élan, la mise en projet qui caractérisait l'ère Monnier et qui permit à une partie des centristes et démocrates chrétiens de rallier sa majorité s'est bien émoussé. En revanche, les forces de mouvement sont bel et bien ailleurs, et le Modem UDF doit y prendre sa pleine place.
Le centre doit donc être bien désirable, lui que l'on vouait aux gémonies au moment des présidentielles, et dont le PS ne s'est souvenu qu'il existait qu'en tentant une pathétique entreprise de sauvetage du petit soldat Royal. Il est vrai que le PS pourrait bien perdre certaines mairies, qui du coup retrouveraient leur ancrage historique, au centre, maintenant que la relève des forces vives, inspirées par la démocratie chrétienne, semble être prête.
François Hollande quant à lui déclarait naguère que la condition nécessaire à la conclusion d'alliances était l'opposition à Sarkozy. Or pour conclure une alliance, il faut être au moins deux, et le désaccord sur un élément substantiel est un empêchement dirimant. Ce n'est en tout cas pas l'opposition à Sarkozy qui peut tenir lieu de projet. Si le Modem UDF n'a rien d'un parti de culs bénits devant le président de la République, il n'a pas vocation non plus à surfer sur une thématique aussi extrême.
Tout au contraire, si certains aspects de la personnalité présidentielle ou de l'image qui en est véhiculée heurtent les valeurs chrétiennes, ce n'est pas de s'arc-bouter ad hominem qui tiendra lieu de projet d'alternative crédible.
Faut-il rappeler aux hiérarques du PS qu'ils ont leur part de responsabilité dans l'élection du président Sarkozy, parce qu'il fallait absolument que le second tour tournât à l'affrontement bi-polaire.
Ainsi c'est un syllogisme assez pervers qui a tenu lieu d'argumentaire électoral:
Majeure 1 : le second tour fait obligatoirement s'affronter candidat de gauche et candidat de droite.
Mineure 1 : l'accès du candidat socialiste au second tour implique l'éviction du candidat centriste.
Mineure 2: on sait que la candidate socialiste sera battue.
Conséquence: l'électeur socialiste fait campagne pour la victoire de Sarkozy puisqu'il sait que Royal sera battue.
L'UDF-Modem ne peut accepter de se faire dicter sa ligne de conduite par qui que ce soit et ses électeurs et militants sauront face aux circonstances particulières et aux considérations locales des élections municipales faire le choix le plus responsable, qui ne sera peut-être le choix que dans l'idéal on aurait souhaité.
Au passage, une élection ce n'est pas fait pour se compter, c'est fait pour avoir des élus, sur la base d'un projet, et le but c'est la constitution d'une majorité. Un conseil municipal n'est pas élu à la proportionnelle intégrale, et la sagesse semble commander que si l'on veut des élus en nombre suffisant pour constituer une majorité de progrès, la stratégie de la liste indépendante n'est peut-être pas la meilleure solution. Elle pourrait avoir l'effet du sabre de M. Prudhomme, c'est-à-dire nous laisser en spectateurs passifs sur le bord de la voie.
18:43 Publié dans Ensemble au service des Angevins | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Centre, Modem, UDF, Elections municipales 2008, Angers, Christophe Béchu, Laurent Gérault
12.09.2007
IN MEMORIAM
Nous apprenons ce jour le décès de Hubert GRIMAULT.
Né en 1929 à Chemillé, il fut tout d'abord ouvrier mineur à Trélazé dès l'âge de 14 ans. Il siégea au Conseil Municipal de sa commune dès 1956, puis siégea au Conseil Municipal d'Angers de 1965 à 1977 comme Maire-Adjoint. Il fut aussi député de Maine-et-Loire (2ème circonscription Angers-Chemillé) depuis 1988 jusqu'en 2002, date à laquelle il se retira de la vie politique.
Figure légendaire de la démocratie chrétienne en Anjou, proche de Jean SAUVAGE, sénateur honoraire, ancien président du conseil général, décédé durant l'été 2006, Hubert GRIMAULT laisse un grand vide. Il faisait partie de ces élus pour qui le service de la cité était le premier des devoirs.
Ses obsèques religieuses seront célébrées samedi 15 septembre en l'église Saint Laud d'Angers à 9h30.
21:06 Publié dans Ensemble au service des Angevins | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hubert Grimault, UDF, démocratie chrétienne
10.09.2007
UN PEU D'HISTOIRE CONTEMPORAINE
Quelques propos inspirés par l'histoire récente.
La presse quotidienne a évoqué un point de l'histoire de France généralement ignoré. Voici trente ans en effet, pour la dernière fois un condamné à mort était exécuté en France. C'était Hamida Djandoubi, déclaré coupable par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône du meurtre avec préméditation d'une femme qui refusait de se prostituer pour lui. Il fut exécuté le 10 septembre 1977 à l'heure où blémit le matin dans la cour de la prison des Baumettes à Marseille, où un an auparavant le 28 juillet 1976 était tombée la tête de Christian Rannucci sur le procès duquel planent encore aujourd'hui bien des zones d'ombre.
Quatre ans après, Robert Badinter alors Garde des Sceaux s'apprêtait à présenter devant le parlement le projet de loi d'abolition de la peine de mort en temps de paix, premier acte d'une longue série de gestes fort dont le dernier revient au président Chirac qui tint à faire graver dans le marbre de la Constitution la formule selon laquelle nul ne sera condamné à mort.
A l'heure où sous couvert de compassion victimisante, d'aucuns plaident l'éradication définitive des criminels sexuels de la société des hommes, voire l'application de la peine de mort sans pour autant le dire ouvertement ou en faisant l'apologie de la justice chinoise si prompte à l'appliquer comme le fit naguère une certaine Ségolène Royal dont j'espère que l'histoire ne retiendra qu'elle ne fut qu'une seule fois candidate à l'élection présidentielle faute pour le PS d'avoir désigné un candidat intelligent, il convient de faire l'éloge de l'esprit d'apercevance de François Mitterrand. L'époque n'était pas alors au populisme où pour avoir quelque audience il fallait que le candidat à la présidence se transmuât en aspirateur ramasse miettes des remugles de l'opinion publique et en vidangeur de caniveaux idéologiques, loin de tout cela François Mitterrand avait dit ce qu'il ferait. Il fit ce qu'il avait dit.
Cela mérite d'être signalé surtout à une époque où celle qui un temps se targua de son héritage crut qu'il suffisait pour séduire l'électorat de lui donner l'illusion d'être lui-même l'auteur de ce ramassis hétéroclite de bavardage du café du commerce pompeusement habillé des illusoires parements de la démocratie participative.
Revenons à notre propos initial, car ce n'est pas propos oiseux que d'exhorter la justice à l'humanisme. Il fut un temps où périodiquement le Prince venait ouïr la mercuriale.
Princes qui nous gouvernez, entendez la voix de la Raison. Celle-ci ne vous commande d'inventer des lois sous la dictée de l'émotion. Commencez par appliquer celles qui existent, et donnez à ceux qui les appliquent les moyens de leur tâche. Cessez de croire que la Justice est une thérapie pour les victimes, et arrêtez de le leur faire croire. La raison en est simple. Si l'on adopte le point de la victime, aucun chatiement ne saurait compenser le pretium doloris, cela signifie donc que la Justice pénale n'a pas pour fonction la réparation individuelle des victimes, mais de prémunir la société et de chatier les coupables, en visant autant que faire se peut leur amendement et leur réinsertion dans la société.
Punir ne suffit pas, il faut oeuvrer à la réhabilitation et à la réinsertion. Puissants qui nous gouvernez, dites vous de temps en temps, que vous avez tous un frère d'ombre, et une soeur d'ombre, et qu'il s'en faut parfois de très peu que votre itinéraire soit celui que vous vivez. Il suffit parfois de si peu pour sombrer.
TOUT CELA DEVRAIT VOUS INCITER A LA MODESTIE.
Puissiez-vous de temps en temps vous appliquer à vous même ce précepte qui constitue l'intitulé de ce blog, In Medio Stat Virtus, au milieu est le courage. Oui, la vertu politique répugne aux solutions extrêmes, et elle est affaire de patients compromis. Le mérite n'est pas tant de savoir écouter les objections de vos amis politiques, quoique parfois ceux-ci peuvent être vos pires ennemis, que de prendre en compte les propositions de vos adversaires, pourvu que ceux-ci renoncent évidemment à l'opposition stérile et obscurantiste.
La tâche est exigeante car à ceux à qui il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé.
20:47 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Justice, peine de mort, modération des peines, humanisme
08.09.2007
UN CHOIX QUI ENGAGE
La perspective des élections municipales se clarifie désormais du fait que Christophe Béchu, actuel président du Conseil Général de Maine-et-Loire a rendu publique son intention de se présenter aux prochaines élections municipales.
La candidature du maire sortant, Jean-Claude Antonini, était connue depuis longtemps déjà.
Est-ce à dire que l'on assistera à une confrontation bipolaire?
Certes non, pour la simple raison que Angers fait partie de ces grandes villes où un parti ne peut prétendre à lui seul s'emparer des clés de la mairie, et que le vote centriste s'avèrera décisif pour faire pencher la balance.
Pour faire simple, malgré l'apparence d'une aura médiatique et une communication volontariste, le maire sortant n'échappera pas aux interrogations sur son bilan. Et l'absence de prise en compte des propositions de bon sens de l'actuel groupe d'opposition pèsera certainement lourd, tout comme les fissures et lézardes qui finissent par apparaître dans les dossiers du tramway, de la politique sociale et culturelle, et du développement économique de la ville et de son agglomération.
Et le challenger nouvellement déclaré bénéficie de plusieurs atouts: la jeunesse qui laisse augurer un renouvellement générationnel de la gouvernance municipale, la compétence que quatre ans à la tête du conseil général lui ont permis de déployer, ainsi qu'une réelle volonté de dépasser les clivages politiciens.
Naturellement, face à cette nouvelle donne, l'UDF-Modem ne saurait rester les bras croisés. Clarté et volonté de servir Angers devront être les mots clefs qui dicteront la stratégie des mois à venir. Disons-le tout net, la section UDF-Modem d'Angers a vocation à prendre sa part à la mise en place d'une majorité municipale renouvelée et rajeunie.
Cela suppose le parler vrai vis-à-vis des électeurs: dire ce que l'on fera, et faire ce que l'on aura dit.
Si dans l'absolu et en fonction des circonstances données, des alliances avec le PS pourraient se mettre en place, ce n'est sans doute pas le cas à Angers, car aux yeux des électeurs, il ne serait pas cohérent de contracter une alliance opportuniste avec le maire sortant.
Ce serait alors de la cuisine électorale d'arrière-boutique. Cela n'est pas une hypothèse d'école car le maire sortant a déjà commencé sa campagne de débauchage d'élus de l'opposition. L'une des conseillères municipales élues en 2001 sur la liste alors conduite par Dominique Richard vient d'annoncer son ralliement au maire sortant.
Faut-il voir l'une des applications concrètes de la séduction qu'exercent les méthodes de Nicolas Sarkozy sur notre maire sortant. L'on est tenté de se demander quel est le prix de ce plat de lentilles.
L'alternative qui se présente à l'UDF est alors la suivante: listes séparées au 1er tour avec le risque de dispersion évident que cela implique, et risque de laisser reconduire l'actuelle majorité pour 6 ans de plus, et fort peu de temps entre les deux tours pour négocier les conditions de la fusion des listes en vue du second tour ou bien une liste unique qui soit en capacité de proposer un vrai changement aux Angevins autour de Laurent Gérault et Christophe Béchu. C'est ce que semble commander le réalisme politique.
Que l'on ne dise pas que c'est retomber dans le tropisme de droitisation du centre. Il est en effet à peu près certain que des hommes et des femmes de bonne volonté, de sensibilité de gauche, accepteront de s'allier à une vraie majorité de progrès et de nouveauté pour Angers, au sein d'une équipe rajeunie et renouvelée.
Est-ce à dire que trente ans de gouvernance socialiste ont nui à Angers. Certes non, car la conception que Jean Monnier avait de la politique municipale faisait que l'étiquette du parti était seconde par rapport au développement de la ville. Mais depuis 1998, nous sentons quand même que ce n'est plus comme avant, et il se fait sentir un vrai besoin de sang neuf. La relève est là, et ce sont bien Christophe Béchu et Laurent Gérault qui l'incarnent.
Les élections municipales se gagneront au centre, mais il serait malséant que l'UDF-Modem restât sur la touche. La réalité politique qui est celle d'Angers, les attentes des électeurs commandent des choix responsables dictés par un seul impératif: servir Angers, et avec un comportement éthique: la clarté vis-à-vis des électeurs. Cela suppose que l'on fasse taire les exclusives politiciennes d'un autre âge.
12:26 Publié dans MUNICIPALES 2008 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Elections municipales 2008, Angers, Christophe Béchu, Laurent Gérault, Jean Monnier, Jean-Claude Antonini, UDF



