« LA GENETIQUE ET LE DROIT | Page d'accueil | CANTONALE PARTIELLE ANGERS-TRELAZE »
28.09.2007
IL EST TEMPS DE PASSER A UNE AUTRE GOUVERNANCE MUNICIPALE
Si nous nous attendions à ce que la rentrée donne le véritable départ de la campagne des élections municipales, en revanche, nous ne soupçonnions pas que le Conseil Municipal tenu hier soir jeudi 27 septembre serait le théâtre d'un événement inouï, la démission de la première maire adjointe Michelle Moreau.
Entrée au conseil municipal aux élections de mars 1989, Michelle Moreau faisait partie de cette expérience inédite d'ouverture centriste dans une majorité sociale démocrate. Jean Monnier construisait alors une maison originale dont nous voyons aujourd'hui les fissures de plus en plus béantes. L'intuition de l'ancien maire était juste. Les élections se gagneraient au centre et ce n'était pas le maintien anachronique de l'union de la gauche qui le lui permettraient.
Il n'en reste hélas à peu près rien aujoud'hui dans le spectacle pathétique dont les fins de règne ont le secret. Le refus d'Hervé Carré de repartir sur une liste conduite par Jean-Claude Antonini, la démission de Michelle Moreau, accueillie dans une ambiance de froideur absolue, sans même le moindre mot d'hommage de la part du Maire actuel en disent long sur l'ambiance actuelle.
Il est donc temps de passer à autre chose.
Cet autre chose a un nom, qui est aussi en soi un projet: une nouvelle majorité au service d'Angers qui soit en capacité de proposer une autre gouvernance, avec des équipes renouvelées et rajeunies.
Ne nous payons pas de mots: ce sera bilan contre projet. Comme je le disais dans une précédente note, le Modem UDF ne peut pas se contenter de contempler le spectacle, et il n'a pas davantage vocation à le faire après le mois de mars.
De ce constat et de la volonté de proposer autre chose pour Angers doit découler une posture éthique et politique.
Il ne serait pas honnête d'envisager une alliance du Modem-UDF et de l'actuelle majorité socialiste, pour la raison bien simple que toutes les propositions faites par le groupe d'opposition "servir Angers" se sont heurtées à des fins de non recevoir, et pourtant Dieu sait si des projets auraient mérité un traitement plus consensuel qui transcendât les lignes de démarcation politique: le tracé du tramway, la politique fiscale, l'habitat, le développement d'Angers qui mérite quand même autre chose que de se contenter d'être un satellite nantais...
il ne s(agit donc pas de passer sous les Fourches Caudines ni d'aller à Canossa dans l'espoir de glaner quelques strapontins qui donneraient à une municipalité en fin de cycle l'impression de pratiquer l'ouverture.
Autre chose est par contre que les déçus de l'actuelle majorité rejoignent un projet de nouvelle gouvernance, et puissent envisager de participer avec leurs convictions à la construction d'une nouvelle majorité pour Angers.
Si l'objectif est bien celui-ci, cela signifie qu'il faut renoncer aux comportements de gribouille.
Cultiver l'indépendance pour elle-même est intellectuellement séduisant, et la démarche de François Bayrou de poser par sa candidature l'acte de naissance d'un mouvement centriste et démocratique indépendant était nécessaire.
L'indépendance du centre implique-t-elle le jusqu'au boutisme? Nous ne le pensons pas. Et un projet de nouvelle gouvernance pour Angers n'aura de crédibilité que s'il est porté autour d'une famille centriste unie.
Mesurons bien l'enjeu et le risque. Le monde politique est celui du réel. Reste à savoir ce que nous voulons pour les municipales, compter les divisions ou participer vraiment à la constitution d'une majorité de progrès et de renouveau au service d'Angers.
Faisons pour commencer de la triviale arithmétique électorale.
Aux élections municipales, la liste arrivée en tête obtient d'office la moitié des sièges, l'autre moitié est répartie à la proportionnelle entre elle-même et les autres listes. Cela signifie que la majorité est majoritaire. Et qu'un groupe centriste minoritaire ne peut pas faire bouger les lignes car la majorité quelle qu'elle soit n'a pas besoin d'appoint une fois élue. Le Modem-UDF mérite autre chose qu'une présence symbolique au conseil municipal.
Une majorité de progrès et de renouveau ne peut se construire sur la base de l'isolement et de l'exclusive. Puisqu'ici mes préférences sont transparentes, et malgré toute l'intérêt intellectuel que pourrait présenter une liste Modem-UDF, je redis que si nous voulons contribuer à la construction d'une autre majorité pour Angers, il ne faut en aucun cas fermer la porte à une alliance avec Christophe Béchu dès le premier tour. Il ne doit pas y avoir de tabou là dessus, et ce ne serait ni une trahison, ni un baiser de Judas. Une liste d'ouverture où le centre aurait toute sa place, construite autour de Laurent Gérault et de Christophe Béchu et dont le seul principe de constitution serait la fédération des compétences pour une nouvelle majorité au service d'Angers me semble être l'hypothèse la plus efficace.
Une chose est donc de ne pas fermer cette porte-là, et une autre d'accepter une alliance à n'importe quel prix. Cela signifie qu'entrent en jeu les indispensables recherches de lignes de convergence.
il serait paradoxal de dire que l'on peut prendre langue à gauche comme à droite, de brandir cette idée comme un totem théorique et incantatoire et de ne pas le faire dans la pratique lorsqu'est en jeu l'opportunité de proposer aux Angevins une nouvelle majorité, autour d'une équipe neuve et rajeunie, et bien entendu paritaire.
Je vais être provocateur. Ce n'est pas comme s'il s'agissait de s'allier avec Nicolas Sarkozy, pour la simple raison que Christophe Béchu n'est pas Nicolas Sarkozy, et que l'élection municipale d'Angers n'est pas l'élection présidentielle.
L'occasion est me semble-t-il historique de proposer autre chose à Angers. Jean Monnier avait su en faire un laboratoire de projets parce que l'essentiel était la compétence mise au service de la cité. Avant lui, Jean Turc et Auguste Chupin n'avaient pas agi différemment. Ce sont ces intuitions parce qu'elles sont justes qui doivent nous guider.
18:50 Publié dans MUNICIPALES 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Elections municipales 2008, Angers, Christophe Béchu, Laurent Gérault, Jean Monnier, Jean-Claude Antonini, UDF




Les commentaires sont fermés.