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14.07.2007
VERS LES ELECTIONS MUNICIPALES (SUITE)
Voici quelque temps j'évoquais déjà ce sujet.
Les campagnes rapprochées des élections présidentielles et des élections législatives pendant les six derniers mois ont conduit à repousser l'examen de cette question à laquelle il faudra pourtant répondre, mais quand tous les éléments nécessaires à la réponse seront posés sans ambiguïtés ni faux semblants.
Parmi ces questions il en est une dont la réponse est connue, c'est celle de l'existence d'un vote centriste à Angers. Le score réalisé à l'élection présidentielle par François Bayrou en est la preuve. Le score réalisé par Laurent Gérault sur la partie angevine de la 6ème circonscription en est aussi le signe. A n'en pas douter, ce score est quelque part la résultante du travail de fond et de conviction qu'il a mené au sein du conseil municipal d'Angers en tant que responsable du groupe d'opposition.
A qui en douterait le centre qu'il soit UDF, MoDem ou Udf-MoDem ou MoDem-UDF a depuis longtemps fait la preuve de son existence.
Le but de l'élection municipale n'est donc pas tant d'affirmer une existence que de créer les conditions d'une majorité crédible qui soit en capacité de proposer aux angevins une alternative novatrice et audacieuse.
La première donnée du problème est le besoin d'un changement de gouvernance municipale et d'un changement de génération. L'actuelle majorité socialiste du conseil municipal d'Angers ne peut l'incarner, même si le relookage partiel du casting qui pourrait être proposé peut donner l'illusion d'un rajeunissement des cadres. Le vin vieux ne peut s'accommoder d'outres neuves.
La question qui se posera aux adhérents du MoDem-UDF n'est pas une spéculation abstraite et métaphysique. Elle a un enjeu concret. Quelle stratégie politique pour quel objectif?
Les idéaux et les souhaits si légitimes peuvent-ils être sont une chose, et c'est bien. Ils ne peuvent être efficaces que s'ils découlent sur des projets qui eux passeront au crible de l'épreuve des faits.
Le microcosme médiatico-politique bruit de rumeurs, et peut-être faut-il y voir le désir secret des faiseurs d'opinion de tirer les ficelles d'un théâtre de marionettes.
Or la vie municipale n'est pas un théâtre de marionettes, car elle implique des citoyens, et parmi eux celles et ceux qui pourront se proposer de donner de leur temps et de leur personne au service du bien commun.
A ce jour, seul le maire sortant a fait connaître son souhait de se représenter.
Voilà la seule donnée objective. Nous en savons le bilan, et déjà les campagnes de terrain pour les présidentielles et les législatives ont fait percevoir ici à Angers un vrai souhait de changement.
Ce souhait de changement l'UDF-MoDem l'entend parfaitement. Cela suppose un projet clair sur les questions que dans l'opposition municipale il n'a cessé de pointer depuis longtemps.
La liberté du MoDem-UDF sous prétexte qu'elle n'interdit pas des alliances si l'opportunité s'en présente n'implique pas qu'à Angers celui-ci se contente de jouer les supplétifs ou de se cantonner au rôle de faiseur ou de défaiseur de maire et de rester sur le chemin à contempler le spectacle, alors que la possibilité de conquête de la mairie est bien réelle.
La sensibilité centriste démocrate existe depuis longtemps à Angers. Les récents scrutins l'ont confirmé s'il en était besoin.
Cela signifie que ni les socialistes ni la droite ne pourront conserver ou récupérer la Mairie à eux seuls.
Une élection municipale est un scrutin hybride. C'est un scrutin de liste avec prime à la majorité. Il faut simplement savoir que la liste arrivée en tête obtient la moitié des sièges, l'autre moitié étant répartie entre elle et les autres selon le système de la proportionnelle.
Dans l'absolu on peut tout imaginer.
Une liste MoDem-UDF, dont nous pensons que Laurent Gérault est le plus qualifié pour prendre la tête.
Une liste PS-Verts conduite - on le sait - par Jean-Claude Antonini, maire sortant.
Une liste UMP conduite comme d'aucuns le supputent par Christophe Béchu, l'actuel président du conseil général, et comme l'on peut s'y attendre des listes d'autres groupes politiques d'audience restreinte.
Le premier tour dans ce cas se présente sous l'aspect d'une triangulaire.
Cela signifie que la question qui se posera au second tour sera celle éventuellement d'une fusion de listes, sur la base de négociations claires et transparentes sur la base d'un objectif et d'un projet, qui consistera à proposer aux angevins une nouvelle gouvernance et assurer l'alternance générationnelle.
Ou alors c'est le choix d'une triangulaire pour le second tour qui peut soit placer la liste du MoDem en tête, et ce serait alors un événement de portée nationale, ou le reléguer dans l'opposition pour six ans de plus si c'est la liste du maire sortant qui est en tête.
Ces réflexions n'engagent que ma modeste personne, mais pouvons-nous décemment faire courir le risque aux angevins de passer à côté d'une opportunité de renouvellement générationnel sur la base d'une autre forme de gouvernance municipale?
Ne nous payons pas de mots. Serait-il décent que l'actuel groupe d'opposition se transformât en pompe à voix pour une majorité municipale dont on sait qu'elle peut perdre la mairie. L'argument selon lequel des électeurs du MoDem ont préféré lors du second tour de la Présidentielle voter pour Ségolène Royal n'est pas à mon sens transposable aux enjeux qui sont autres d'une élection municipale.
S'il n'est pas obscène d'envisager dans l'absolu et comme une pure hypothèse théorique qu'en fonction des considérations de lieux et de projets politiques, le Modem s'allie aux socialistes, comme c'est le cas à Lyon pour l'administration de la communauté urbaine, cela ne me paraît pas opportun à Angers, ni même réalisable.
Cette même liberté fondamentale qui est celle de l'UDF-MoDem n'implique pas qu'il soit scandaleux de poser la question d'une alliance avec le candidat que l'UMP aura désigné. L'unique question est de savoir si cette stratégie est la plus idoine pour conquérir la mairie, étant entendu qu'aucune des trois grandes formations ne peut remporter seule l'élection municipale.
Cette question nous aurons nécessairement à nous la poser, si l'hypothèse est celle d'une alliance des forces libérales et centristes dès avant le premier tour. Cette question doit aussi être abordée sans détour si l'hypothèse est celle de se compter au premier tour, puis de s'allier au second en vue de la conquête de la mairie.
Pour cela, il s'agit simplement d'avoir en vue un objectif clair :
- proposer aux Angevins une autre conception de la politique municipale et une autre génération d'acteurs de terrain.
- répondre au besoin de rupture avec une gestion sclérosée qui privilégie la politique du paraître, la communication strass paillette au détriment du courage et de projets vraiment tournés résolument vers le service des angevins au quotidien.
- pour cela, cela suppose de savoir mettre sous le boisseau les faux problèmes, de se mettre clairement autour de la table, en se disant que les Angevins ne comprendraient pas que des dissensions de pure forme pussent avoir pour conséquence la reconduction de l'actuelle majorité municipale.
- dans ce désir de changement, pour l'avenir d'Angers, le MoDem-UDF doit prendre sa place, toute sa place.
15:39 Publié dans Ensemble au service des Angevins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Angers, Municipales 2008, alliances, modem, UDF




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