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26.06.2007
VERS LES ELECTIONS MUNICIPALES
Après la pause estivale, la rentrée sera le temps des premières interrogations sur la campagne électorale des municipales.
A n'en pas douter, le poids électoral de l'UDF Modem, concrétisé par le score de François Bayrou à la présidentielle, mais aussi celui de Laurent Gérault aux élections législatives, fait de la mouvance centriste une force incontournable.
Détenir les clés de la mairie ou certaines d'entre elles est-il un objectif suffisant si c'est pour rester sur le seuil, et regarder d'autres agir à qui nous aurions donné les dites clés.
Un constat s'impose: celui de l'impérieux besoin d'une alternance politique et générationnelle. En fin de cycle, et en crise larvée, l'actuelle majorité socialiste de Jean-Claude Antonini ne peut répondre à ce besoin de changement. Si le principe du Modem ne rend pas contre nature une alliance avec la gauche, les électeurs ne comprendraient pas que les opposants de la veille devinssent les alliés de façade du lendemain. Disons le tout net, une configuration socialiste Modem, en l'état actuel des choses, est une chimère pour Angers. Nous ne tenons pas à être les acteurs d'un mariage de la carpe et du lapin où les dés seraient pipés d'avance.
Aller seuls sous un orange uniforme à la bataille des municipales, c'est peut-être très séduisant. Mais alors, que ferons-nous entre les deux tours, avec très peu de temps pour négocier, avec qui? comment ? les conditions d'une fusion des listes. Comme le risque d'une élection au premier tour n'est pas à exclure, devrons-nous dans ce cas être les dindons de la farce pour avoir seulement 3 ou 4 conseillers?
En réalité, ces hypothèses ne sont pas les bonnes car elles n'envisagent la question des alliances qu'à partir des postures politiques et non à partir des projets.
Or, les désaccords avec la municipalité antoninienne sont profonds: la gestion calamiteuse du projet tramway, les choix budgétaires qui conduisent à payer cash des dépenses d'investissement alors que la sagesse commandait au contraire un investissement réparti sur plusieurs années. Angers se donne l'impression d'une ville qui n'est pas endettée. Certes, mais c'est au prix du report toujours au lendemain d'investissements dont le besoin se fait ressentir, le tout sur fond de marasme social et économique.
Il ne peut exister d'alliances que sur la base de projets compatibles. Collaborer à la continuité socialiste bourgeois bohème ne saurait en tenir lieu tant sont différentes les attentes des angevins.
Nous aurons l'occasion de nous exprimer prochainement sur ce sujet de la vie municipale, car des choix que nous ferons dépendront en grande partie les opportunités de faire en sorte de créer les conditions d'une vraie alternance sur Angers.
22:05 Publié dans Ensemble au service des Angevins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Angers, Municipales 2008, alliances, modem, UDF
23.06.2007
PEUT-ON FAIRE CONFIANCE A SEGOLENE ROYAL?
La semaine qui vient de s'achever aurait-elle remis Ségolène Royal sous les feux de la médiatisation?
Après les aveux de la soirée du 17 juin 2007, Ségolène Royal livre tout de go qu'elle a défendu à son corps défendant des propositions électorales, pourtant mandat de son parti, auxquelles elle ne croyait pas.
L'on peut disserter sur le caractère démagogique du SMIC à 1500 € comme d'autres propositions. L'on peut douter de leur infaisabilité économique.
Le projet électoral de François Bayrou, parce qu'il a replacé au premier rang le parler vrai l'a assez montré.
Cependant, lorsque l'on est candidat, l'on défend des valeurs et un projet ainsi que des convictions que l'on propose au peuple qui lui choisit.
Ce que l'on attend d'un candidat, c'est la sincérité, la conviction dans ses propositions qui seule crée les conditions d'un débat véritablement démocratique.
Or Ségolène Royal avoue tout simplement ne pas croire aux propositions qu'elle a pourtant défendues. Et c'est là proprement sidérant. Si ce n'est pas pas pour défendre un projet, porter des propositions, affirmer des convictions qu'elle s'est présentée devant le peuple, c'est pourquoi?
La raison de la candidature ne serait donc pas dans la sincérité d'un engagement. Si elle n'est pas là, c'est qu'elle est ailleurs. Par exemple dans l'assouvissement de désirs personnels frustrés, dans l'instrumentalisation du politique au service d'autres fins comme par exemple le réglement par ce biais là de conflits interpersonnels d'une autre nature.
Ainsi donc, Ségolène Royal aurait utilisé sa candidature, instrumentalisé médias, militants et opinion publique pour un meurtre politique: empêcher le premier secrétaire du PS, accessoirement son compagnon, de se présenter.
Une telle attitude, surtout lorsqu'elle se drape dans les oripeaux d'un ordre moral suranné, flirtant dangereusement avec les fantasmes sécuritaires de l'extrême droite, n'est pas digne d'estime et ne mérite qu'opprobre et réprobation.
Ségolène Royal n'a donc tout simplement pas de leçons à donner à quiconque. Son récent passé de ministre, son comportement avec ses collaborateurs remerciés dans les conditions que nous savons n'en faisaient pas une candidate crédible.
Les aveux sidérants sur les propositions électorales en entament sérieusement la respectabilité et la légitimité.
Tout ceci serait pathétique s'il ne s'agissait pas de la noble cause de la chose publique.
Pour avoir qualifié Ségolène Royal pour le second tour, nous savions que nous offrions du même coup les clés de l'Elysée à Nicolas Sarkozy. Que se taisent désormais les donneurs de leçon pour qui une telle configuration de second tour représentait un impératif démocratique.
Disons tout simplement que si nous voulons dès aujourd'hui un décennat sarkozyste, il suffit que Ségolène Royal annonce sa candidature pour 2012 et que les socialistes restent dans leur torpeur devant cet abîme de malhonnêteté.
Si l'on veut éviter la réitération de la campagne des dupes de 2007, c'est un centre uni et fort qu'il faut construire, capable d'affirmer son indépendance tant vis-à-vis de la gauche que de la droite. Sans s'engager a priori dans des alliances contre-nature.
A ceux qui rêvent après coup d'un axe Bayrou-Royal, disons-tout net que Bayrou n'aurait pas fait son score du premier tour et aurait atteint simplement 12%. L'abstention, le vote nul, le transfert des voix socialistes sur la gauche auraient annihilé le gain des voix apportés par une alliance de circonstance ne reposant sur rien, et que cela eût pu au contraire créer les conditions d'une élection dès le 1er tour de Nicolas Sarkozy.
Pas plus que dans une inféodation à la droite, le salut du centre ne passe par un engloutissement consenti dans une gauche décrédibilisée.
Les alliances seront celles que tout simplement nous serons en capacité d'imposer.
09:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, opportunisme, mensonge, présidentielles 2012, centre
18.06.2007
APRES LE DEUXIEME TOUR
Voici quelques réactions à chaud après ce second tour.
Tout a été dit ou presque. Le tsunami bleu ne s'est pas produit. L'on admirera la magie étonnante qui finit par faire du vaincu un vainqueur parce que ce n'est pas la bérézina.
L'UMP a moins de députés qu'en 2002. C'est très bien. Devons-nous nous réjouir pour autant d'un PS à 200 élus qui pratiquera l'opposition frontale? Un PS que son premier secrétaire souhaite voir s'étendre de la gauche de la gauche au centre. Après l'UMP qui la première a tenté de bouffer le centre sur la droite, le PS prétend faire la même chose sur la gauche.
Qu'ont fait les centristes pour attirer tant de convoitise ou plutôt de désir de les phagocyter?
Qui ne voit que annexé sur sa gauche comme sur sa droite le centre ne peut-être lui-même?
Le mode de scrutin n'avait permis le maintien au second tour que pour peu de candidats de l'UDF. 5 sont élus, François BAYROU, Jean LASSALLE, Thierry BENOIT, Jean-Christophe LAGARDE, et un député de Mayotte dont j'ignore le nom.
Félicitations à tous les cinq. Vous représenterez vos circonscriptions, mais aussi toute l'énergie du Modem.
L'autre événement de la soirée est évidemment l'officialisation de la séparation de Ségolène Royal et de François Hollande.
Peut-on parler d'affaire privée quand précisément la candidature de la première et les ambitions réfrénées du second créaient les conditions sinon d'un collapsus politique, du moins d'une nécessaire clarification au cas où Ségolène Royal aurait été élue présidente.
L'on comprend mieux les circonlocutions évasives de Hollande refusant de répondre aux questions concernant une possible nomination ministérielle. Concubin notoire de la présidente, la chose eût été inouïe. Gageons simplement que la question ne se serait même pas posée. Les liens privés créent une incompatibilité dès lors que sont enjeux des intérêts liés à l'exercice de l'un des pouvoirs que délègue la république. Dans sa sagesse le code de procédure pénale dispose que des magistrats mariés ne peuvent pas exercer simultanément certaines fonctions incompatibles au sein d'une même instance judiciaire. La coutume dispose qu'il en est de même lorsqu'il s'agit du gouvernement. Il n'est pas convenable que le conjoint du président soit ministre. Impensable s'agissant d'Yvonne de Gaulle, Claude Pompidou, Anne-Aymone Giscard d'Estaing, Danielle Mitterrand ou Bernadette Chirac, eût-il été convenable qu'en cas d'élection de sa désormais ex-concubine, François Hollande acceptât une promotion ministérielle.
L'élection de Nicolas Sarkozy fait que ce scénario relève de la fiction. Mais a posteriori l'on peut se demander si les Français auraient eu droit à la vérité.
La vie intime et privée n'est pas en jeu. Couple moderne ou pas, marié ou en concubinage notoire, un couple de personnalités politiques vit d'une certaine manière publiquement. Sauf à instituer la rouerie politique en morale d'action on ne peut et utiliser complaisamment les média quand on les juge indispensable à son auto-promotion et leur reprocher d'évoquer les aléas d'une vie privée que l'on a pourtant choisi d'exhiber à des fins politiciennes.
Rétrospectivement, la campagne présidentielle apparaît donc comme un vaudeville bourgeois où pour ne pas nuire à des ambitions d'un égo, on joue la comédie des apparences. Les Français méritent autre chose. Il y a dans l'attitude de Royal et Hollande comme une forme de mensonge à la France, même si d'autres ont largement contribué à la tartufferie ambiante en se faisant complice de cette comédie de dupes sur le dos des Français maintenus dans l'ignorance alors qu'eux savaient.
Alors dans ces conditions, l'annonce de ce secret de Polichinelle en pleine soirée électorale, même si le moment n'est peut-être pas très idoine, a eu au moins pour mérite de mettre un terme au vaudeville. Les Français seraient-ils un peuple si peu important pour qu'on acceptât de le tenir dans l'ignorance?
L'attitude de Ségolène Royal et de François Hollande ne m'inspire guère la sympathie, ce d'autant plus que le procès d'intention fait aux auteurs de la Femme Fatale révèle a posteriori une certaine forme de cupidité. Gageons que dans sa sagesse la Justice ne sera pas dupe.
Enfin, que dire des exposés des motifs, où une fois de plus l'on reprend les pire poncifs de la comédie larmoyante: le mari volage, sommé par son épouse bafouée de quitter le domicile conjugal , contrainte au devoir de vérité au nom de je ne sais quoi dû à ses enfants. Au fait, Ségolène Royal, qui naguère fut si prompte à rappeler que les enfants se font et s'élèvent à deux, dit "mes enfants", comme si dans l'énonciation-même le père était nié. Il ne manque plus pour couronner cette veule pleutrerie que le constat d'adultère. C'est donc cela le couple moderne! L'égalité tant revendiquée n'a plus d'intérêt dès lors qu'elle ferait perdre toute velléité de victimisation.
Une fois de plus, par intérêt politicien bien compris, un homme et une femme politiques du PS ont menti au pays, parce que cela servait leur vil calcul électoraliste. Comme bien des choses, l'ordre juste est d'abord celui qu'on applique à soi-même. Tu ne mentiras pas. Tu ne convoiteras pas la femme (ou le mari) d'autrui.
Les tartuffes de la pensée unique tiendront tout cela pour peccadille, bien qu'étant au nombre de ceux qui critiquèrent naguère Nicolas Sarkozy et les viccissitudes de sa vie conjugale. Ce qui pour un homme ou une femme de gauche n'est qu'une péripétie existentielle est vite imputé à crime s'agissant d'un homme de droite. La pensée unique a en effet pour corollaire la morale à géométrie variable.
Tout cela serait sans importance si malheureusement n'était en jeu la moralité d'une candidate à la présidence de la république.
En ce sujet, comme en tant d'autres, la candidate n'a pas été sincère durant le temps de la campagne. Comment s'étonner après de ce que la rumeur fasse son oeuvre?
A la place d'un militant socialiste lambda, je me sentirai victime d'un abus de confiance.
21:15 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Législatives 2007, Mouvement démocrate, UDF, Centre, rupture Royal Hollande
15.06.2007
LE SECOND TOUR DANS LA 6ème CIRCONSCRIPTION DU MAINE ET LOIRE
Personne n'ignore que le second tour dans la circonscription d'Angers Mauges opposera le député sortant, Hervé de Charette, et le premier secrétaire du PS Serge Bardy.
Ce choix, parce qu'il reproduit la bipolarisation dont nous dénonçons depuis longtemps les effets pervers ne peut prétendre être représentatif des attentes des électeurs de la circonscription.
L'élimination du candidat centriste Laurent Gérault, qui pourtant a réalisé le score de 17,5 % des suffrages exprimés, ce qui le classe au 7ème rang national des candidats du Modem ne permet donc pas la prise en compte de cette nécessaire diversité.
Les urnes ont parlé, mais trop d'électeurs sont restés silencieux par leur abstention, ce qui constitue un risque pour la démocratie, car c'est toujours sur le dysfonctionnement des institutions démocratiques que se cristallisent les mécontentements dont les extrémismes se repaissent.
L'UDF ne donne pas de consigne de vote, et c'est très bien ainsi.
C'est pourquoi sans état d'âme estimant ne pas pouvoir choisir entre un député sortant qui n'apportera pas le renouveau et qui ne se souvient qu'il est député d'une partie d'Angers que le temps d'une campagne et un homme d'appareil compromis dans le soutien à Ségolène Royal, y compris dans ses diatribes inadmissibles contre le corps enseignant, j'agirai comme au second tour des élections présidentielles en réutilisant pour ce second tour un bulletin au nom du candidat de l'UDF.
Il ne serait pas décent en effet d'accorder un suffrage à un député sortant qui dès 2002 a quitté l'UDF avec armes et bagages, qui ne se souvient de ses anciennes appartenances que pour prétendre revendiquer un droit de propriété sur le nom de l'UDF en tant qu'ancien des clubs perspectives et réalités, qui s'est livré à des attaques ignominieuses sur le candidat centriste de la circonscription.
Quand tant de députés n'habitent pas le territoire de leur circonscription, ni même le département ou la région pour certains, il de mauvais méthode de faire grief à un candidat d'avoir le tort d'habiter dans la ville même, certes, mais dans le territoire d'une autre circonscription.
Il ne serait pas plus décent de voter pour Serge Bardy, en raison de sa compromission dans le soutien à la candidature de Ségolène Royal et de sa participation à une scandaleuse entreprise de dénigrement du travail des enseignants. Souvenons nous que Bardy figurait en bonne place aux côtés de Royal lorsque celle-ci, dans une vidéo désormais célèbre, a prétendu vouloir imposer aux professeurs du second degré trente-cinq heures de présence dans leur établissement en sus de leurs travaux de préparations et de corrections.
Il ne serait pas décent de voter pour un candidat socialiste qui avant le premier tour considère le candidat centriste comme un candidat de droite, si peu différent du candidat UMP, et qui sitôt le premier tour passé, s'imagine , telle Ségolène Royal après le 1er tour de la présidentielle, pouvoir faire à peu de frais la danse du tapis pour tenter de récupérer les voix centristes.
Serge Bardy oublie une chose, c'est que les électeurs de l'UDF sont des électeurs libres, qui n'ont de consignes à recevoir de personne, et dont les suffrages ne sont pas achetables à l'encan.
La seule manière de prétendre recueillir des suffrages, c'est la crédibilité d'un projet. Nous cherchons vainement celui de Serge Bardy.
Voilà donc mon point de vue sur le second tour de la 6ème circonscription.
Cependant, je n'ignore pas que dans la 1ère circonscription, celle d'Angers-Nord, l'analyse peut être différente. C'est pourquoi je m'associe à titre personnel à l'appel à voter en faveur de Roselyne Bachelot-Narquin.
Au delà du résultat des législatives, il importe de travailler à l'unité de la famille centriste. Cela suppose que les incompréhensions de l'entre deux tours des présidentielles soient surmontées. La position de François Bayrou disant ne pas voter personnellement pour Sarkozy n'a pas été comprise. Il eût soit fallu ne rien dire, soit que le candidat de l'UDF indique clairement son intention de ne pas voter non plus pour Ségolène Royal, donc de voter blanc.
Cela a fait perdre son centre droit à l'UDF.
Travailler à l'unité de la famille centriste, c'est d'abord assurer l'unité de l'UDF. L'éclatement est préjudiciable. La situation présente rend vaine la stratégie du cavalier seul. Indépendants et libres, oui, isolés, non.
Cela sera particulièrement important à Angers si nous voulons être de ceux qui seront en situation de proposer une alternative crédible à l'actuelle municipalité.
Cela supposera que les divisions et les incompréhensions entre le centre et la droite soient résorbées. La droite sans le centre ne peut pas conquérir la mairie d'Angers. Le centre isolé non plus, sans parler de l'effet catastrophique de la reconduction de l'actuelle majorité de gauche en cas de triangulaires.
08:50 Publié dans Microcosme angevin | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Législatives 2007, Laurent Gérault, Maine-et-Loire, mouvement démocrate, Hervé de Charette, Serge Bardy, Roselyne Bachelot
13.06.2007
COMMENTAIRE A CHAUD APRES LE 1er TOUR DES LEGISLATIVES
Ces impressions sont immédiates.
Volontiers nous n'entrerons pas dans le détail. Deux éléments attirent cependant notre attention critique: le fort taux d'abstention, qui est un signe de malaise démocratique, et l'ampleur prévisible du nombre de députés UMP.
En effet, une assemblée monolithe s'expose au risque de se couper du pays réel. Faute de fonder une majorité sur des projets, et sur une vision humaniste de la chose publique, c'est courir une fois de plus le risque que une fois passées les illusions de l'état de grâce, l'opposition, sans la parole tribunitienne qu'eussent pu incarner des députés libres, soit le seul fait du PS, et que la rue tôt ou tard renoue avec les cortèges où se cristallisent frustrations, rancoeurs, et déficit de démocratie. Par ailleurs, le PS, même dépourvu de ses séides de l'ex gauche plurielle reste comptable du bilan des années 1997-2002. Il serait en effet vain de croire que le bilan a été apuré, tant dans le domaine de la sécurité où la politique laxiste de la gauche a laissé de durables séquelles, qu'une politique même énergique ne peut atténuer en seulement cinq ans, que dans celui de l'économie, où faute d'avoir su ou voulu aborder sereinement les dossiers des retraites, de la TVA sociale, et tant d'autres, c'est un champ de mines à retardement que le ministère Jospin a laissé en 2002, causant le surgissement des fruits empoisonnés que nous savons.
Aux maux sociaux s'ajoutent les maux politiques, dont l'abstention est l'un des symptômes.
Plus fondamentalement, ce mal démocratique qu'est l'abstention est aggravé par la proximité des élections législatives, moins de six semaines après le deuxième tour de la présidentielle.
Donc, la collusion des deux calendriers est en soi une mauvaise chose, et la responsabilité en incombe au premier chef à ceux qui ont voulu le quinquennat présidentiel, sans réduire la durée de mandature de l'assemblée nationale, et sans prendre la décision d'instaurer la proportionnelle. L'inversion du calendrier qui fait que la présidentielle précède les législatives aggrave les choses.
En clair, et pour parler sans détour, réduire le mandat présidentiel à cinq ans fut une erreur. Il eût été plus raisonnable de conserver le septennat, quitte à décider que ce serait un mandat unique, qui permettait d'éviter la concomitance des deux élections, laissant entière la liberté au président élu de dissoudre l'Assemblée si la majorité n'était pas en phase avec son programme.
En cela, le Parti socialiste, en la personne du Premier Ministre Lionel Jospin, est le premier responsable, pour avoir imposé au président Chirac l'idée du quinquennat, qui fait que sitôt une élection faite, on pense à la suivante, et pour avoir imposé l'idée que l'élection des députés devait suivre celle du président.
Merci encore une fois au PS. Le mal serait moindre, si l'inconvénient était seulement de le tenir éloigné de la gestion des affaires du pays. Mais, si pour échapper à Ségolène Royal il nous faut nous faire à l'idée d'une chambre monolithe dont jusqu'à présent seuls les staliniens donnèrent l'exemple est une potion amère. Cependant, en l'absence de François Bayrou qui seul eût pu battre Sarkozy, l'élection de ce dernier reste le moindre mal.
L'élection d'une majorité bleu horizon ne règlera pas le déficit de démocratie dont souffre la France. L'abstention énorme constatée ce dimanche est un symptôme d'aggravation de la déliquescence des moeurs politiques.
Quel spectacle offriront une majorité écrasante et une opposition unique qui ne peut prétendre à ce délicat exercice de la puissance tribunitienne que seul le MoDem aurait pu incarner s'il avait pu disposer d'un groupe conséquent, avec une assemblée élue à la proportionnelle?
Nous ne cèlerons pas notre déception. même si l'UDF-Modem est le troisième parti de France, et c'est d'ores et déjà qu'il lui faut se mettre en ligne de marche pour les élections municipales.
Nous connaissons nombre d'équipes municipales vieillissantes, dans les grandes villes, qu'il s'agisse de municipalités UMP ou de municipalités de gauche. Le renouveau passe par le tissage au local d'une autre façon de faire de la politique.
Se pose aussi la question de la conduite à tenir dans nos circonscriptions là où nos candidats n'ont pu se maintenir du fait du verrou des 12,5% par rapport aux inscrits.
Je ne comprendrais personnellement pas qu'une ligne différente de celle adoptée pour les présidentielles eût été définie. Parce que les électeurs qui ont accordé leur confiance au candidat du Modem au premier tour sont des électeurs libres, c'est à eux qu'il appartient en leur âme et conscience de décider de leur façon de voter, soit en faveur du candidat UMP, soit en faveur du candidat socialiste, soit encore de privilégier le vote nul en réutilisant par exemple le bulletin du candidat du Modem.
Face à la diversité des situations locales, et compte tenu des enjeux présents et futurs, il ne peut y avoir de réponse univoque.
18:51 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Législatives 2007, Laurent Gérault, Maine-et-Loire, mouvement démocrate, Hervé de Charette, Serge Bardy
04.06.2007
ELECTIONS LEGISLATIVES 1er TOUR
Professeur bi-admissible à l'agrégation de lettres classiques, installé à Angers depuis 19 ans, membre de la section UDF du Maine-et-Loire depuis 2006, investi dans le secteur associatif et culturel, ancien responsable syndical, j'habite dans le canton d'Angers Ouest, qui fait partie de la 6ème circonscription du Maine-et-Loire.
A l'heure où une génération nouvelle accède aux plus hautes fonctions de l'Etat, il est indispensable que la chambre des députés montre un visage plus jeune. Ce n'est pas être gérontophobe que de dire qu'une moyenne d'âge trop élevée chez les députés n'est pas représentative de la diversité de la société.
A l'heure où dans la société civile, la génération des quadragénaires aspire légitimement à davantage de responsabilités et y accède le plus souvent, il serait dommage que la vie politique ne suivît pas précisément ce chemin.
A l'heure où la droite UMP verrouille tous les pouvoirs, seule une assemblée nationale composée de députés libres et courageux peut apporter aux citoyens que leurs intérêts ne seront pas trahis.
Est-ce être un député libre que de s'engager sans les avoir étudiés à voter tous les budgets que présentera le gouvernement?
Est-ce être un député libre que de s'engager, quoi qu'il arrive, à ne jamais voter de motions de censure?
Est-ce être un député courageux que de refuser de votger les projets de loi sous le seul prétexte que l'on est dans l'opposition et que tout ce qui vient de la majorité est par essence nuisible?
Notre circonscription d'Angers-Mauges, véritable France en miniature, même si bien d'autres circonscriptions pourraient légitimement se qualifier ainsi, parce qu'elle est composée d'une partie de grande ville, de bourgs d'importance significative, et de villages, que ruraux, rurbains et urbains y sont représentés, que milieux aisées, classes moyennes, et populations cumulant les difficultés s'y côtoient parfois dans l'ignorance, a besoin d'un député qui apporte véritablement du sang neuf.
Il ne suffit pas pour qui prétend représenter la 6ème circonscription jouer sur les réminiscences historiques subliminales et de croire que porter le patronyme d'un glorieux personnage des guerres de Vendée constitue un sésame qui parle au générations d'aujourd'hui.
Est-ce que comme le fait le candidat socialiste, se présenter comme "un homme de terrain qui respecte ses engagements, travaillant pour le Parti, pour sa reconnaissance, son développement en harmonie avec les élus socialistes" garantira que celui-ci sera un élu au service de tous les habitants de sa circonscription sans exclusive?
Comment être certain que les attentes particulières de toutes les composantes sociales de cette circonscription seront pris en compte par l'homme du passé qu'est Hervé de Charette, ancien parachuté de 1988, après une tentative infructueuse dans la Nièvre, lui dont le patronyme pouvait encore il y a 20 ans constituer à soi seul un sésame électoral dans un Anjou encore très conservateur?
Comment être certain que ces mêmes attentes puissent être prises en compte par l'homme du passif qu'est Serge Bardy, passif des errements de la gestion régionale des Pays de la Loire dont il est l'un des conseillers, passif qu'implique le fait d'avoir soutenu Ségolène Royal donc conduit le parti socialiste à la défaite?
En face de ces deux choix qui tous les deux incarnent la configuration politique d'ancien régime, force est de constater que la candidature de Laurent GERAULT, conseiller municipal d'Angers, conseiller d'Angers Métropole, et de sa suppléante France REVEILLERE, conseillère régionale des Pays de Loire, apporte ce regard neuf, ce changement de façon de faire de la politique impulsé par François BAYROU lors des récentes présidentielles.
C'est pourquoi j'appelle tous les électeurs de la 6ème circonscription qui se sont reconnus le 22 avril dans le projet présidentiel de François Bayrou à voter massivement dès le 1er tour pour Laurent GERAULT, candidat de l'UDF, MOuvement DEMocrate.
Puissent ces électeurs être rejoints par ceux dont les suffrages lors des présidentielles se sont reportés sur d'autres candidats.
Laurent GERAULT sera à n'en pas douter le député efficace, courageux, et libre dont la 6ème circonscription a besoin.
19:39 Publié dans SOUTIEN A LAURENT GERAULT, CANDIDAT UDF - MOUVEMEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Législatives 2007, Mouvement démocrate, UDF, Centre, Laurent Gérault



