« PEUT-ON FAIRE CONFIANCE A SEGOLENE ROYAL? | Page d'accueil | A PROPOS DE LA PUBLICATION DES RESULTATS DU BAC »
26.06.2007
VERS LES ELECTIONS MUNICIPALES
Après la pause estivale, la rentrée sera le temps des premières interrogations sur la campagne électorale des municipales.
A n'en pas douter, le poids électoral de l'UDF Modem, concrétisé par le score de François Bayrou à la présidentielle, mais aussi celui de Laurent Gérault aux élections législatives, fait de la mouvance centriste une force incontournable.
Détenir les clés de la mairie ou certaines d'entre elles est-il un objectif suffisant si c'est pour rester sur le seuil, et regarder d'autres agir à qui nous aurions donné les dites clés.
Un constat s'impose: celui de l'impérieux besoin d'une alternance politique et générationnelle. En fin de cycle, et en crise larvée, l'actuelle majorité socialiste de Jean-Claude Antonini ne peut répondre à ce besoin de changement. Si le principe du Modem ne rend pas contre nature une alliance avec la gauche, les électeurs ne comprendraient pas que les opposants de la veille devinssent les alliés de façade du lendemain. Disons le tout net, une configuration socialiste Modem, en l'état actuel des choses, est une chimère pour Angers. Nous ne tenons pas à être les acteurs d'un mariage de la carpe et du lapin où les dés seraient pipés d'avance.
Aller seuls sous un orange uniforme à la bataille des municipales, c'est peut-être très séduisant. Mais alors, que ferons-nous entre les deux tours, avec très peu de temps pour négocier, avec qui? comment ? les conditions d'une fusion des listes. Comme le risque d'une élection au premier tour n'est pas à exclure, devrons-nous dans ce cas être les dindons de la farce pour avoir seulement 3 ou 4 conseillers?
En réalité, ces hypothèses ne sont pas les bonnes car elles n'envisagent la question des alliances qu'à partir des postures politiques et non à partir des projets.
Or, les désaccords avec la municipalité antoninienne sont profonds: la gestion calamiteuse du projet tramway, les choix budgétaires qui conduisent à payer cash des dépenses d'investissement alors que la sagesse commandait au contraire un investissement réparti sur plusieurs années. Angers se donne l'impression d'une ville qui n'est pas endettée. Certes, mais c'est au prix du report toujours au lendemain d'investissements dont le besoin se fait ressentir, le tout sur fond de marasme social et économique.
Il ne peut exister d'alliances que sur la base de projets compatibles. Collaborer à la continuité socialiste bourgeois bohème ne saurait en tenir lieu tant sont différentes les attentes des angevins.
Nous aurons l'occasion de nous exprimer prochainement sur ce sujet de la vie municipale, car des choix que nous ferons dépendront en grande partie les opportunités de faire en sorte de créer les conditions d'une vraie alternance sur Angers.
22:05 Publié dans Ensemble au service des Angevins | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Angers, Municipales 2008, alliances, modem, UDF




Les commentaires sont fermés.