22.05.2007

UN PEU D'HISTOIRE ROMAINE

Je ne peux pas résister à faire un petit parallèle entre l'idée que François BAYROU se fait du mandat de député et l'histoire romaine.

Le chef du MoDem, sans la candidature duquel aux présidentielles les glacis hérités de la guerre froide n'auraient pas fondu propose aux candidats qui se reconnaissent dans son programme d'être aujourd'hui "les avocats des citoyens".

A Rome, il exista des tribuns de la plèbe qui par leur droit d'intercession pouvaient s'opposer à la promulgation d'une loi qu'ils jugeaient contraire aux intérêts du peuple.

Au mois de juin la solution n'est ni dans l'afflux d'une écrasante majorité UMP qui confierait des pouvoirs sans limites au parti du président Sarkozy.

Elle n'est pas non plus dans un scénario de cohabitation autour d'un parti qui lors des récentes présidentielles a montré avec combien d'éclat la vacuité de son programme tout autant que de sa candidate.

Alors, la solution est simple, c'est d'envoyer le maximum de députés centristes du MoDem à l'Assemblée Nationale pour obliger les députés UMP à composer et à faire des concessions.

288 députés UMP sont la limite qu'il ne faudrait pas dépasser, soit un siège de moins que la majorité absolue.

De même, est-ce que les droits des citoyens seront mieux garanties, leurs vraies attentes mieux portées par des députés socialistes qui ne jugent pas les projets à l'aune de leur efficacité mais à celle de leur origine politique?

Combien de fois les socialistes poussèrent-ils des cris d'orfraie quand la droite mettait en place un énième dispositif pour l'emploi des jeunes, pour lors de la législature 1997-2002 s'empresser de mettre en place les emplois-jeunes, y compris dans la fonction publique, sous statut de droit privé, et oublier soigneusement de s'inquiéter de leur sort à la fin de leur contrat, refilant ainsi le bébé et l'eau du bain au ministère Raffarin, et s'offusquer tout aussitôt de le voir mettre en place le statut d'assistant d'éducation, nettement plus favorable pourtant que les contrats d'emplois jeunes.

Aurait-on vu les bien pensants du PS protester contre l'ordre moral puritain de sa chère candidate, les aurait-on vus manifester contre le remake version Ségolène Royal du CPE tant pourfendu en 2006? Certes non.

Donc une opposition de gauche socialiste n'apportera pas à la vie politique la sérénité et la recherche de l'équilibre des choses politiques.

Nous n'avons pas besoin d'un dos-à-dos du PS et de l'UMP. Les chiens de faïence des cheminées de nos aïeux remplissent à merveille cet office.

Nous avons au contraire besoin de députés qui soient de vrais tribuns des citoyens, capables de dire oui quand il le faut, et capable aussi de dire non quand il le faut.

Ces députés, ce sont précisément ceux que le MoDem et François BAYROU présentent à nos suffrages.

Alors à leur adresse cette seule consigne: civium tribuni estote, François Bayrou et Christine Delecroix, que je sais appartenir tous deux à la corporation des professeurs de langues anciennes, me pardonneront de traduire, soyez les tribuns de vos concitoyens.

Fortuna audaces juvat.

La fortune vient en aide aux audacieux.

13.05.2007

UN PEU DE LINGUISTIQUE

Le Mouvement Démocrate commence à être connu. Les prophètes de malheur et les oiseaux de mauvais augure qui persistent à ne voir dans le centre qu'un espace vide, et en François Bayrou un homme seul en sont pour leurs frais.

Le nom donné au nouveau parti est finalement une heureuse trouvaille, car son abréviation sonne diablement moderne et branché. On dit maintenant le MODEM. Cela sonne comme mode, moderne, et il y a aussi une métaphore qui est comme un clin d'oeil aux internautes. Le modem est l'outil indispensable qui permet à des ordinateurs distants de communiquer entre eux. Sans modem, pas d'internet.

Alors, osons la métaphore jusqu'au bout. Sans MO(uvement) DEM(ocrate), pas de démocratie ni de vie politique apaisée. Sans le modem, c'est la France avec son goufre béant qui sépare idiotement la droite et la gauche. Ce n'est pas cela que veulent les Français.

Si la semaine passée a été un peu troublante en raison de la position prise par un certain nombre de députés, il faut dire je crois avec force que prendre le chemin du Mouvement Démocrate, ce n'est pas renier vingt ans d'histoire de l'UDF et plus de cinquante ans d'histoire du Centre.

Bien au contraire, sans se renier, et pourquoi devrait-elle le faire, la démocratie chrétienne gagne à s'ouvrir au grand large. Tant pis si ça fait un peu curé, mais Jean-Paul II lui-même voici maintenant sept ans nous invitait à aller au large. Duc in altum.

Il ne s'agit pas de mettre sous le boisseau les convictions de la démocratie chrétienne qui sont l'histoire du centrisme, tout simplement parce que les honnêtes gens ne gagnent rien à s'avancer masqués.

Dans les territoires historiques de la démocratie chrétienne, le Mouvement Démocrate a sa carte à jouer, et c'est particulièrement vrai en Anjou, car en politique aussi il y a un avenir à aimer. Le désirer ne saurait suffire. Le craindre peut rassurer un temps, mais risque de nous laisser sur le quai.

 

12.05.2007

Avec Laurent Gérault, le renouveau pour la 6ème circonscription de l'Anjou

L'échéance vers laquelle nous tendons tous est celle des élections législatives.

Je réside dans le canton d'Angers-Ouest qui se trouve dans la sixième circonscription du département de Maine-et-Loire.

Le candidat du MOuvement DEMocrate est Laurent GERAULT, conseiller municipal d'Angers, conseiller d'agglomération.

Les propos qui ont été les siens au soir du second tour des élections présidentielles illustrent bien dans quel esprit il entend présenter sa candidature, la construction d'une majorité de projets, qui n'est ni l'allégeance servile, ni l'opposition stérile. Elle se situe dans le prolongement du projet présidentiel de François BAYROU.

 

Laurent Gérault content de son vote blanc "contre une logique de clan"

 

 

Laurent Gérault, délégué départemental de l’UDF et candidat aux élections législatives : « On a un nouveau président et une nouvelle génération qui arrive. J’ai beaucoup apprécié que Nicolas Sarkozy soit beaucoup plus modéré dans son discours, ce soir. Il s’est présenté comme le président de tous les Français et c’est une bonne nouvelle. De notre côté, nous voulons toujours dégager des majorités de projets et à l’Assemblée nationale, nous voterons au cas par cas pour combattre l’idée d’une opposition stérile qui ne permet pas de réformer, pour dégager des majorités différentes afin que la rue ne défasse pas ce qui se fait à l’Assemblée nationale. Nous allons réaffirmer notre position centrale en créant jeudi le mouvement démocrate dans lequel va se fondre l’UDF, les écologistes indépendants et des mouvements associatifs.

En Anjou, je suis content de mon vote blanc car j’ai ainsi démontré que je n’entrais pas dans une logique de clan que je dénonce. Notre objectif, pour les législatives, est de gagner une ou deux circonscriptions dans le département. »

Source:http://www.angers.maville.com/actu/re/actudet/actu_-40330...

Dans l'UDF vers le Mouvement Démocrate

Afin de mieux coller à l'actualité, nous modifions à partir de ce soir l'objet de notre blog.

En effet, sa première fonction était celle du soutien à la candidature de François BAYROU aux élections présidentielles. Le choix de la majorité des Français en a décidé autrement. Dont acte. Peut-être que les regrets et leur corollaire inévitable, l'amertume, viendront plus vite que nous ne le pressentons.

Déjà, les manifestations anti-républicaines, orchestrées par la frange la plus anti-républicaine de l'extrême gauche, sont un signe que quelque chose ne va pas dans notre vie publique, que des blessures non cicatrisées du corps social sont délétères quand la haine les attise. Comment ne pas mettre ces manifestations de haine anti-démocratique en lien avec les arguments de fin de campagne développés par Ségolène Royal, manipulant sans prudence aucune l'argument dangereux de la grande peur des banlieues si jamais Nicolas Sarkozy était élu. Outre le fait que c'est contribuer à la stigmatisation des banlieues que de les réduire à la haine anti-sarkosyste, c'est attiser au moins verbalement un feu dangereux. La démocratie ne se construit pas durablement sur l'exploitation politicienne des peurs collectives.

Or, le premier tour proposait une alternative crédible en la personne de François Bayrou. Et nous savions, même si nous comprenons que se partisans se soient refusés à l'admettre, que Ségolène Royal ne pouvait pas être élu. De manière triviale, il était acquis dès le 22 avril que, quoi qu'il arrivât, Nicolas Sarkozy serait élu Président de la République au soir du deuxième tour. La seule inconnue était celle de l'écart avec sa rivale, et partant, la subtilité de nuance entre défaite honorable et humiliation rédhibitoire. Il semble que le score de Ségolène Royal se situe dans la zone indéfinissable, même si la victoire de son concurrent est absolument nette.

Voilà ce qu'est donc la situation depuis le soir du second tour. Cependant, on ne peut effacer des tablettes de l'histoire les quelques 6,8 millions de voix qui se sont reconnues dans le projet présidentiel de François BAYROU.

Le score important du candidat centriste au premier tour est un signe et un appel.

Un signe, parce qu'il réinstalle le Centre sur l'échiquier politique de la France.

Un appel, parce que des femmes et des hommes, regroupés autour des idées qu'il propose pour rénover en profondeur la vie politique de notre pays, vont porter les couleurs du Mouvement Démocrate aux élections législatives à venir.

Ne laissons pas passer l'occasion de faire accéder une nouvelle génération aux responsabilités politiques. Ne laissons pas inachevés les ponts que nous avons lancés lors du premier tour de cette élection présidentielle. Ne les laissons pas non plus se rompre sous les coups de ceux qui, tant au PS à l'UMP, voudraient surtout que les choses restent en l'état.

Or des lignes ont bougé. C'est si vrai que l'on entend, mezzo voce, quelques dirigeants socialistes, proches de Ségolène Royal ou de Dominique Strauss-Kahn, évoquer l'idée que peut-être il pourrait y avoir des désistements de candidats socialistes en faveur de candidats du mouvement démocrate. Chose qui il y a seulement était non seulement impensable, mais politiquement incorrecte.

Le soir du 22 avril, nous avons entendu une voix. Cette voix nous disait "non vos relinquam orphanos", je ne vous laisserai pas orphelins. Il ne tient qu'à nous de suivre le sillon qu'elle nous trace.

 

09.05.2007

TOUS AVEC BAYROU DANS LE MOUVEMENT DEMOCRATE

Le Limousin de naissance que je suis ne peut qu'approuver le point de vue de Jean-Jacques BELEZY, Conseiller Municipal de Limoges, et Conseiller Régional UDF du Limousin.

Jean-Jacques Bélézy, conseiller régional UDF du Limousin et conseiller municipal de Limoges, stigmatise les députés UDF «qui se sont tous fait applaudir au premier rang des rassemblements sur le nom de François Bayrou et nous expliquent aujourd'hui que leur camp, c'est la droite, uniquement la droite». Pour lui ces derniers «veulent s'arrimer au yacht de Nicolas Sarkozy».
Je ne sais pas si François BAYROU lit ce modeste blog, mais je dis que ce serait immoral de le laisser tomber sous prétexte d'aller à la soupe chez Sarkozy et Fillon.
Ce printemps orange a constitué pour des millions d'électeurs une vraie occasion de vivre la politique autrement. C'est précisément parce que le soir du 22 avril nous avons entendu ces propos d'une dignité jamais atteinte chez un candidat dans lesquels nous avons compris que vous nous disiez à tous "non vos relinquam orphanos", je ne vous laisserai pas orphelins, qu'il nous faut maintenant répondre sans hésiter à son appel.
Il ne s'agit pas de renier l'UDF, il s'agit de créer les conditions de son adaptation à une nouvelle donne politique.
Si le temps n'est plus à la soumission aveugle à la droite, parce que précisément la gauche ne représente plus de menace de collectivisme et de soviétisation, cela ne signifie pas la sécession d'avec la droite, non plus que l'allégeance avec la gauche ou ce qu'il en reste.
Face à l'opportunité que représente l'absolue nécessité d'un contre pouvoir face à l'UMP, et face au vide oppositionnel induit tout autant par le laminage de l'extrême gauche dont une partie révèle sa vraie nature anti-démocratique en fomentant des séditions estudiantines, que par le le spectacle pitoyable d'un PS qui ne comprend rien depuis 2002 et qui a préféré le jeu du quitte ou double en faisant courir sciemment à la France le risque de cinq ans de sarkoszysme dans le seul but sinon d'assouvir le besoin d'exorciser le tsunami électoral de 2002, du moins de satisfaire l'ambition personnelle de sa candidate au détriment de candidats que l'on savait plus efficaces, mais qu'il fallait mettre au placard pour être en phase avec les désirs d'avenir de l'opinion.
Merci au PS, merci Ségolène Royal, grâce à vous nous avons Sarkozy. Et avec votre nombrilisme impénitent, vous allez passer les semaines qui nous séparent des législatives à tergiverser sur les causes de votre échec prévisible, plutôt que de présenter un vrai projet de contre pouvoir.
Ce vrai projet de contre pouvoir, cet espace à occuper, et bien, à l'UDF Mouvement Démocrate, occupons-le. En toute liberté. Cela n'implique pas a priori de refuser de voter la confiance au gouvernement et de voter le budget. Cela n'implique pas non plus d'accepter par avance de le faire.

ENTRE LES FOURCHES CAUDINES ET LA TRAVERSEE DU DESERT

Je dois avouer que le texte publié ce jour dans le Figaro, cosigné par 23 députés sortants de l'UDF me laisse perplexe.

http://www.lefigaro.fr/legislatives-2007/20070508.WWW0000...

Car c'est se situer par rapport au schéma bipolaire et archaïque dont la nocivité n'est plus à prouver.

Ce paradigme a produit le combat d'images qu'a constitué ce second tour non pas entre la droite et la gauche, mais entre une droite authentique qui s'assume et une candidature factice et schizophrénique empruntant sa rhétorique économique à la gauche et une partie de ses valeurs sociétales à une forme de droite bourgeoise qui ne dit surtout pas qu'elle l'est, un peu en somme comme ces dames patronesses si habiles à masquer quand le besoin s'en fait sentir leur appartenance à l'Eglise.

Est-ce une raison pour l'UDF de se calquer sur ce schéma qui a vécu.

Non, car le centre existe. Le premier tour l'a montré. L'alternative n'est donc pas entre la majorité présidentielle et l'opposition. Cela ne signifie rien.

Le Mouvement Démocrate s'affranchit de la droite. Très bien, Ce n'est pas pour se placer sous la tutelle de la gauche dont l'unique ciment fédérateur serait un plus petit dénominateur commun constitué par le non à Sarkozy.

On sait ce que les NON deviennent. Où sont passés les zélateurs du non au traité constitutionnel européen qui ont transformé le referendum en plébiscite anti Chirac? Où sont passés ceux qui l'an dernier bloquaient facultés et places publiques pour conspuer le CPE et interdisaient de parole ceux qui osaient se dire contre le CPE mais aussi contre le blocage des facultés?

Le NON à Sarkozy ne peut donc fédérer en soi un opposition hétéroclite. La France n'est pas l'Italie, car la gauche est aujourd'hui exsangue, l'extrême gauche pas vraiment prête à ne serait-ce qu'écouter un tant soit peu les sociaux-démocrate, et Ségolène Royal n'est pas Romano Prodi. François Hollande non plus.

Ce n'est donc pas un choix stérile entre opposition et appartenance a priori à la majorité présidentielle que l'UDF doit faire, pour la simple raison que pour un parti libre, la majorité se fait lors des votes, ou alors elle suppose la conclusion d'un programme de gouvernance.

Faut-il donc passer nécessairement sous les fourches caudines de la majorité sarkozyste? L'UDF doit-elle tirer un chèque en blanc sur le dos des 6,8 millions d'électeurs de François Bayrou au bénéfice du futur premier ministre? Les électeurs le comprendront-ils?

Ne vaut-il pas mieux attendre l'installation du Président élu, voir si les propositions qu'il fera, s'il en fait, sont acceptables? La situation n'est pas celle de 2002, car l'UDF au premier tour de la présidentielle représente en 2007 bien plus d'électeurs. C'est précisément ce qui doit permettre de peser avec détermination

Faut-il se résoudre alors à la traversée du désert? Au soutien sans participation? Alors que bien des conditions sont réunies pour permettre au Centre d'exister dans la future assemblée.

Arrêtons de dire que l'on ne connaît pas les 577 candidats centristes? Connaissions-nous en 1981 tous les candidats socialistes? Cela n'a pas empêché qu'ils fussent élus. Connaissions-nous tous les candidats RPR-UMP de 2002? Cela ne les a pas empêchés d'être élus en grand nombre.

Si le peuple français est aussi logique au mois de juin que le 22 avril, il permettra aux candidats UDF de se maintenir lors des triangulaires, et précisément d'éviter à la fois le scénario dangereux d'une chambre trop bleue, ou celui plus improbable d'une chambre trop rose, ce qui créerait la situation inédite pour les institutions d'une cohabitation dès le début de mandat.

Seule l'élection de députés centristes, en situation d'exercer à l'assemblée un vrai contrepouvoir, une manière de puissance tribunicienne adaptée au monde moderne, peut à la fois éviter la dérive vers le pouvoir absolu et la crise de régime.

 

 

QUELQUES ELEMENTS D'ANALYSE

Voici tout d'abord les chiffres:

Résultats nationaux

(source: http://elections.lefigaro.fr/resultats/elections-presiden...)

SARKOZY
18 983 408 voix
53,06%
.
ROYAL
16 790 611 voix
46,94%
Inscrits 44 472 363
Abstentions 7 128 894 / 16,03 %
Votants 37 343 469 / 83,97 %
Blancs et nuls 1 569 450 / 4,20 %
Exprimés 35 774 019 / 95,80 %

 

Résultats pour le département de Maine-et-Loire

(Source: http://elections2007.ouest-france.fr/presidentielle/49/de...)

Département : Maine et Loire
Résultats du 2nd tour
Inscrits : 539948
Abstentions : 70483 13.05%
Votants : 469465 86.95%
Blancs : 21914 4.67%
Exprimés : 447551 95.33%
Nicolas Sarkozy 242330 voix 54.15%
Ségolène Royal 205221 voix 45.85%
Résultats du 1er tour
Inscrits : 539869
Abstentions : 65495 12.13%
Votants : 474374 87.87%
Blancs : 7776 1.64%
Exprimés : 466598 98.36%
Nicolas Sarkozy 144495 voix 30.97%
Ségolène Royal 108443 voix 23.24%
François Bayrou 108245 voix 23.20%
Jean-Marie Le Pen 33201 voix 7.12%
Philippe de Villiers 20392 voix 4.37%
Olivier Besancenot 19717 voix 4.23%
Dominique Voynet 8669 voix 1.86%
Arlette Laguiller 6430 voix 1.38%
José Bové 5421 voix 1.16%
Frédéric Nihous 5229 voix 1.12%
Marie-George Buffet 4893 voix 1.05%
Gérard Schivardi 1463 voix 0.31%

Résultats sur la ville d'Angers

(source: http://elections2007.ouest-france.fr/presidentielle/49/co...)

Commune : Angers
Résultats du 2nd tour
Inscrits : 87561
Abstentions : 13585 15.51%
Votants : 73976 84.49%
Blancs : 3006 4.06%
Exprimés : 70970 95.94%
Royal 37430 voix 52.74%
Sarkozy 33540 voix 47.26%
Résultats du 1er tour
Inscrits : 87549
Abstentions : 12656 14.46%
Votants : 74893 85.54%
Blancs : 888 1.19%
Exprimés : 74005 98.81%
Royal 21692 voix 29.31%
Sarkozy 21589 voix 29.17%
Bayrou 17386 voix 23.49%
Le Pen 3859 voix 5.21%
Besancenot 3108 voix 4.20%
De Villiers 1836 voix 2.48%
Voynet 1446 voix 1.95%
Laguiller 928 voix 1.25%
Buffet 917 voix 1.24%
Bové 779 voix 1.05%
Nihous 257 voix 0.35%
Schivardi 208 voix 0.28%

La discordance du vote de la ville d'Angers pose de nombreuses questions. Ville de réputation bourgeoise, classée longtemps dans l'imagerie populaire comme une ville plutôt à droite, la ville tout en votant avec constance pour les partis de droite et du centre aux élections présidentielles et législative est gouvernée au centre gauche depuis 1977.

Le score obtenu par Ségolène Royal est en effet un paradoxe.

D'où viennent les voix?

L'on ne peut pas dire vraiment qu'il faille mettre ce score au crédit de la fédération locale du PS, dont le soutien à la candidate s'est pour ainsi dire réduit au service minimum. Peu de militants sur le terrain à tracter dans les marchés. Ediles de la commune ne masquant pas leur déception de ne point voir DSK porter les couleurs du PS. Petits films entre amis et vidéos pirates appelés à faire les délices des blogueurs.

Le vote en faveur de Ségolène Royal ne saurait donc s'analyser comme un vote de gauche seulement. Certes, comme l'on peut s'y attendre, le réflexe du "vote utile" a joué à plein au premier tour, même si le score de François Bayrou est venu opportunément rappeler que le centre issu de la démocratie chrétienne existait encore.

 

08.05.2007

CE QUE NOUS VOULONS AUX LEGISLATIVES

Mieux qu'un long texte, ce petit clip illustre à merveille ce que nous souhaitons que soit la répartition des forces à l'Assemblée Nationale pour la prochaine législature.

Le meilleur service que la France puisse rendre à son nouveau président c'est de faire en sorte que l'UMP ne puisse pas avoir la majorité absolue.

Par ailleurs il faut éviter que le PS se retrouve l'axe d'une nouvelle cohabitation et d'une majorité introuvable. Pendant que le PS est en train de se regarder le nombril pour savoir s'il doit imploser, se refonder, ou non, de gober les sourires toujours plus factices de Ségolène Royal qui à cause de ses prétentions admirablement conduit la machine à perdre.

06.05.2007

RESULTAT DU DEUXIEME TOUR

Selon les estimations diffusées à 20 heures, Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République, par 53% des suffrages exprimés, contre 47 % à sa rivale Ségolène Royal.

Ces premières estimations, sur la base de sondages sortie des urnes n'indiquent cependant rien sur l'ampleur du vote blanc et de l'abstention.

Voici la vidéo de l'intervention de François BAYROU immédiatement après l'annonce des résultats.

04.05.2007

UN REGARD CHRETIEN SUR LE SECOND TOUR ET SES ENJEUX

A titre de dernier message avant le second tour, nous livrons ce propos du Cardinal Philippe BARBARIN, Archevêque de Lyon, publiée sous forme d'interview dans la revue Famille Chrétienne datée du 5 mai.

Le texte intégral en est disponible sur le site Internet de l'Archevêché de Lyon:

http://catholique-lyon.cef.fr/article.php3?id_article=2146

Question : Un électeur peut-il faire valoir l’objection de conscience à cause d’un point du programme ? Est-ce imaginable ?

Cardinal BARBARIN : Une telle situation peut se présenter ou s’imposer à la conscience d’un électeur. Il pose alors l’acte politique de ne pas voter ou de voter blanc. Mais il faut qu’il sache que, de toute façon, l’un des deux candidats sera élu. Faire le choix de l’objection de conscience, c’est encore porter une part de responsabilité et estimer que les deux candidats sont également et gravement inadéquats à cette responsabilité, ce qui est à bien réfléchir.

 

La réflexion du Cardinal Barbarin n'est pas seulement une spéculation abstraite de théologie morale. Il ne s'agit pas non plus d'un traité de casuistique. Disons simplement que cette question de "l'objection de conscience", le non possumus qu'opposaient les premiers chrétiens quand on les sommait de se soumettre aux lois de l'empire romain païen, ont une résonance actuelle et concrète.

 

La foi chrétienne n'est peut-être pas l'élément déterminant qui induit tel choix plutôt qu'un autre, mais elle constitue un élément de réflexion et de discernement dans cet acte sublime et vertigineux qu'est le vote. Sous le regard de l'Eternel, tout n'est pas possible et l'exigence éthique exige que lorsque que deux options sont intrinsèquement mauvaises, on s'abstienne. Ce choix ne peut jamais être le meilleur, mais il est parfois le moins mauvais.

 

Il vaut parfois mieux, propter regnum coelorum, à cause du royaume des cieux, ne pas compromettre sa conscience en choisissant parmi plusieurs possibles une option dont on connaît les conséquences prévisibles intrinsèquement mauvaises.

 

A l'intention du peuple de France, cette première strophe de l'hymne de la pentecôte.

 

Veni Creator spiritus,

Mentes tuorum visita,

Imple superna gratia,

Quae tu creasti pectora.

 

 

 

 

Toutes les notes