« TOUS AVEC BAYROU DANS LE MOUVEMENT DEMOCRATE | Page d'accueil | Avec Laurent Gérault, le renouveau pour la 6ème circonscription de l'Anjou »

12.05.2007

Dans l'UDF vers le Mouvement Démocrate

Afin de mieux coller à l'actualité, nous modifions à partir de ce soir l'objet de notre blog.

En effet, sa première fonction était celle du soutien à la candidature de François BAYROU aux élections présidentielles. Le choix de la majorité des Français en a décidé autrement. Dont acte. Peut-être que les regrets et leur corollaire inévitable, l'amertume, viendront plus vite que nous ne le pressentons.

Déjà, les manifestations anti-républicaines, orchestrées par la frange la plus anti-républicaine de l'extrême gauche, sont un signe que quelque chose ne va pas dans notre vie publique, que des blessures non cicatrisées du corps social sont délétères quand la haine les attise. Comment ne pas mettre ces manifestations de haine anti-démocratique en lien avec les arguments de fin de campagne développés par Ségolène Royal, manipulant sans prudence aucune l'argument dangereux de la grande peur des banlieues si jamais Nicolas Sarkozy était élu. Outre le fait que c'est contribuer à la stigmatisation des banlieues que de les réduire à la haine anti-sarkosyste, c'est attiser au moins verbalement un feu dangereux. La démocratie ne se construit pas durablement sur l'exploitation politicienne des peurs collectives.

Or, le premier tour proposait une alternative crédible en la personne de François Bayrou. Et nous savions, même si nous comprenons que se partisans se soient refusés à l'admettre, que Ségolène Royal ne pouvait pas être élu. De manière triviale, il était acquis dès le 22 avril que, quoi qu'il arrivât, Nicolas Sarkozy serait élu Président de la République au soir du deuxième tour. La seule inconnue était celle de l'écart avec sa rivale, et partant, la subtilité de nuance entre défaite honorable et humiliation rédhibitoire. Il semble que le score de Ségolène Royal se situe dans la zone indéfinissable, même si la victoire de son concurrent est absolument nette.

Voilà ce qu'est donc la situation depuis le soir du second tour. Cependant, on ne peut effacer des tablettes de l'histoire les quelques 6,8 millions de voix qui se sont reconnues dans le projet présidentiel de François BAYROU.

Le score important du candidat centriste au premier tour est un signe et un appel.

Un signe, parce qu'il réinstalle le Centre sur l'échiquier politique de la France.

Un appel, parce que des femmes et des hommes, regroupés autour des idées qu'il propose pour rénover en profondeur la vie politique de notre pays, vont porter les couleurs du Mouvement Démocrate aux élections législatives à venir.

Ne laissons pas passer l'occasion de faire accéder une nouvelle génération aux responsabilités politiques. Ne laissons pas inachevés les ponts que nous avons lancés lors du premier tour de cette élection présidentielle. Ne les laissons pas non plus se rompre sous les coups de ceux qui, tant au PS à l'UMP, voudraient surtout que les choses restent en l'état.

Or des lignes ont bougé. C'est si vrai que l'on entend, mezzo voce, quelques dirigeants socialistes, proches de Ségolène Royal ou de Dominique Strauss-Kahn, évoquer l'idée que peut-être il pourrait y avoir des désistements de candidats socialistes en faveur de candidats du mouvement démocrate. Chose qui il y a seulement était non seulement impensable, mais politiquement incorrecte.

Le soir du 22 avril, nous avons entendu une voix. Cette voix nous disait "non vos relinquam orphanos", je ne vous laisserai pas orphelins. Il ne tient qu'à nous de suivre le sillon qu'elle nous trace.

 

Les commentaires sont fermés.