Le Limousin de naissance que je suis ne peut qu'approuver le point de vue de Jean-Jacques BELEZY, Conseiller Municipal de Limoges, et Conseiller Régional UDF du Limousin.
Jean-Jacques Bélézy, conseiller régional UDF du Limousin et conseiller municipal de Limoges, stigmatise les députés UDF «qui se sont tous fait applaudir au premier rang des rassemblements sur le nom de François Bayrou et nous expliquent aujourd'hui que leur camp, c'est la droite, uniquement la droite». Pour lui ces derniers «veulent s'arrimer au yacht de Nicolas Sarkozy».
Je ne sais pas si François BAYROU lit ce modeste blog, mais je dis que ce serait immoral de le laisser tomber sous prétexte d'aller à la soupe chez Sarkozy et Fillon.
Ce printemps orange a constitué pour des millions d'électeurs une vraie occasion de vivre la politique autrement. C'est précisément parce que le soir du 22 avril nous avons entendu ces propos d'une dignité jamais atteinte chez un candidat dans lesquels nous avons compris que vous nous disiez à tous "non vos relinquam orphanos", je ne vous laisserai pas orphelins, qu'il nous faut maintenant répondre sans hésiter à son appel.
Il ne s'agit pas de renier l'UDF, il s'agit de créer les conditions de son adaptation à une nouvelle donne politique.
Si le temps n'est plus à la soumission aveugle à la droite, parce que précisément la gauche ne représente plus de menace de collectivisme et de soviétisation, cela ne signifie pas la sécession d'avec la droite, non plus que l'allégeance avec la gauche ou ce qu'il en reste.
Face à l'opportunité que représente l'absolue nécessité d'un contre pouvoir face à l'UMP, et face au vide oppositionnel induit tout autant par le laminage de l'extrême gauche dont une partie révèle sa vraie nature anti-démocratique en fomentant des séditions estudiantines, que par le le spectacle pitoyable d'un PS qui ne comprend rien depuis 2002 et qui a préféré le jeu du quitte ou double en faisant courir sciemment à la France le risque de cinq ans de sarkoszysme dans le seul but sinon d'assouvir le besoin d'exorciser le tsunami électoral de 2002, du moins de satisfaire l'ambition personnelle de sa candidate au détriment de candidats que l'on savait plus efficaces, mais qu'il fallait mettre au placard pour être en phase avec les désirs d'avenir de l'opinion.
Merci au PS, merci Ségolène Royal, grâce à vous nous avons Sarkozy. Et avec votre nombrilisme impénitent, vous allez passer les semaines qui nous séparent des législatives à tergiverser sur les causes de votre échec prévisible, plutôt que de présenter un vrai projet de contre pouvoir.
Ce vrai projet de contre pouvoir, cet espace à occuper, et bien, à l'UDF Mouvement Démocrate, occupons-le. En toute liberté. Cela n'implique pas a priori de refuser de voter la confiance au gouvernement et de voter le budget. Cela n'implique pas non plus d'accepter par avance de le faire.
Commentaires
Je soutiens également le Mouvement démocrate.
Je suis tout à fait d'accord avec le principe de contre-pouvoir que sur lequel François Bayrou a insisté, dans sa réaction à l'issue du second tour. Il s'agit de viser un contre-pouvoir productif, c'est à dire capable de s'opposer si cela est nécessaire mais aussi de soutenir les bons projets, sans tomber dans la mauvaise logique trop habituelle du « camp contre camp ».
« Il faut équilibrer le pouvoir, c'est l'enjeu des élections législatives » a fort justement expliqué François Bayrou.
Ecrit par : Pierre | 10.05.2007
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