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30.04.2007
ALLER AU DELA DU BLAME ET DE L'ELOGE
Les centristes dont nous sommes ne peuvent que se réjouir du simple fait que Ségolène Royal et François Bayrou ont pu débattre samedi matin en public et que leur dialogue nous ait été retransmis par la petite chaine BFM.
La dérobade des médias publics et des médias les plus en vue n'en est que plus choquante. Mais tant pis pour eux, le plat ne repasse pas deux fois.
Cependant, cette campagne électorale battra les records de l'exagération.
D'une part, au premier tour, dans une surenchère constante du verbalisme et de la démagogie, les candidats jumeaux Sarkozy et Royal ont allègrement - au moins en pensée - plumé la poule aux oeufs d'or, soldant à peu de frais les virtuelles marchandises de leur magasin à promesse.
François Bayrou ne nous promit certes ni le sang, ni les larmes, mais eut le mérite de nous faire entrevoir que les promesses achoppaient sur l'obstacle de la dette publique.
D'autre part, il a suffi que Nicolas Sarkozy s'en prenne à l'héritage de Mai 1968 qu'il faudrait liquider pour entraîner dans le camp de la gauche une réaction tout aussi idéologique en sens inverse.
Daniel Cohn-Bendit, de grâce, Sarkozy est tout ce que l'on veut sauf un bolchevik !
Ségolène Royal, même si c'est gênant pour la doxa féministe du PS, nous devons vous rappeler que ce n'est pas grâce à mai 1968 que les femmes doivent la libéralisation de la pilule, mais à une loi votée en 1967, la loi Neuwirth, du nom du député gaulliste qui la fit adopter.
Quant aux accords de Grenelle, ce serait assez malhonnête de s'en approprier l'origine, pour la gauche qui les a boudés alors que des syndicats représentatifs avaient compris qu'il y avait plus à y gagner qu'à perdre d'accepter la négociation proposée par le premier ministre Georges Pompidou et menée au nom du gouvernement par Jacques Chirac, un jeune secrétaire d'Etat qui y gagna ses premiers galons d'homme politique avec qui il faudrait dorénavant compter.
Enfin, Gérard Aschieri, cher collègue de la FSU, vous rendez vous compte que présenter "l'Ecole de Jules Ferry comme une école de tri social" est extrêmement blessant pour ceux qui en sont issus et qui lui doivent leur promotion sociale? Vous êtes agrégé de lettres classiques, vous êtes le pur produit de cette élite républicaine sélectionnée sur ce système le moins injuste qui soit que sont les concours. Vous avez eu la chance de bénéficier de ce système de formation, qui faisait que l'humble paysan des campagnes fussent-elles les plus arriérées ou des banlieues fussent-elles les plus pauvres pouvait offrir à d'autres que ceux dont le seul effort fut de venir au monde une instruction de qualité. Par égard pour vos maîtres, cessez de vous répandre en critiques mensongères contre l'école de Jules Ferry. Si imparfaite qu'ait pu être notre commune mère à tous, elle n'en est pas moins notre mère. Il ne s'agit pas de l'idolâtrer, mais cela ne nous autorise point à la vilipender, surtout que l'école d'aujourd'hui n'est guère capable d'offrir à tous aujourd'hui les mêmes chances qu'autrefois à cause de ce pernicieux système qui vous assigne scolairement à résidence et qui en compensation n'offre même plus ce qu'il offrait autrefois.
Monsieur Meirieu, je n'aurai qu'un conseil à vous donner, taisez-vous. Vous finissez votre siècle et laissez-nous commencer le nôtre. Les responsabilités qu'avec tant de plumitifs parmi les séides et les zélateurs des sciences de l'éducation vous avez prises dans la déliquescence du système scolaire vous disqualifient durablement pour que vous puissiez vous croire permis d'endosser l'habit du donneur de leçon. Interrogez vous donc plutôt face au miroir - que je souhaite sans complaisance - de votre conscience pour vous demander pourquoi aujourd'hui l'autorité du savoir, celle que les maîtres reçurent de ceux qui les instruisirent, devrait être bafouée par des gamins et des gamines à qui n'a pas été inculquée ne serait-ce que la conscience de la distinction des générations. Arrêtez de voir dans mai 1968 la genèse de la démocratie quand tout le monde sait que les Athéniens sur la Pnyx la vivaient mieux que nous.
Vous tous qui faites avec un zèle indiscret l'apologie de mai 1968, le résultat le plus sûr que vous obtiendrez est que vous offrez une foison de suffrages à Nicolas Sarkozy. Pour ceux qui envisagent le vote blanc, ce sera peut-être l'argument qui leur fera apporter leur suffrage au candidat de l'UMP. A ceux qui pouvaient éventuellement envisager de porter - non sans réluctance - leur suffrage sur le nom de Ségolène Royal, vous donnez d'excellentes raisons de voter blanc. Pour ceux qui s'étaient résolus à voter Nicolas Sarkozy, avec beaucoup de réticence, l'éloge scandaleux et passéiste de mai 1968 à laquelle se livre la gauche constituera l'élément suffisant pour transformer en vote d'adhésion un simple vote de raison.
Nos générations de quadragénaires, et de trentenaires ont un droit d'inventaire sur celle de mai 1968 et entendent le faire valoir sans arrière-pensée ni aveuglement idéologique.
Quant à vos petits-enfants, ne vous étonnez pas s'ils vous reprochent la contradiction certaine qui peut exister entre faire l'apologie de mai 1968 et succomber sans résistances aux charmes et aux maléfices de la candidate qui se veut l'incarnation de je ne sais quel "ordre juste".
Hommes et femmes de gauche, si vous voulez vraiment l'élection de Ségolène Royal, défendez-la autrement qu'en vous faisant les pitoyables apologistes de mai 1968.
18:35 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielle 2007, ordre juste, Ségolène Royal, Cohn-Bendit, Meirieu, Aschieri, Mai 68
28.04.2007
DEBAT SEGOLENE ROYAL - FRANCOIS BAYROU
Samedi 28 avril s'est tenu dans les locaux de l'hôtel Westin un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou. Afin que chacun puisse se faire sa propre idée, cliquez sur l'écran pour voir et écouter.
12:20 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Royal, débat, présidentielle 2007, 2ème tour
PETIT CLIP HUMORISTIQUE
Voici un petit clip qui, sur le mode humoristique, exprime assez bien cette ambiance d'entre deux tours.
09:52 Publié dans sarcasmes aigres doux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Présidentielle 2007, Ségo, Sarko
27.04.2007
DEBAT ENTRE SEGOLENE ROYAL ET FRANCOIS BAYROU
Info très importante:
Après les péripéties que nous connaissons, le refus du Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale et de Canal + de diffuser le débat sollicité par Ségolène Royal et accepté par François Bayrou, la chaîne BFM TV diffusera le débat en direct demain matin samedi 28 avril à 11 heures.
Ce débat pourra être aussi capté sur la station de radion RMC.
Le débat sera filmé dans les salons de l'Hôtel Westin à Paris.
Voici le lien: http://www.bfmtv.fr
Voilà pour les dernières informations.
Sur la forme, l'embrouille médiatique à laquelle l'organisation de ce débat a donné lieu serait comique ou farcesque si ne se greffait pas autour d'inquiétantes suspicions de tous ordres visant à ce qu'il n'ait pas lieu.
Certes, il est regrettable que ce débat ne se soit pas tenu avant le premier tour, ce qui a privé les Français d'une possibilité supplémentaire importante de se faire une idée.
Ségolène Royal a eu l'initiative de la proposition et François Bayrou y a répondu favorablement. Nicolas Sarkozy n'a pas fait d'offre et a opposé une fin de non-recevoir à François Bayrou.
Cela ne lui confère pas pour autant le droit de contrarier l'organisation d'un débat entre son adversaire et le candidat que le premier tour a classé troisième.
Dans la gestion de son temps de parole, chaque candidat est libre de solliciter qui il veut. Si un débat doit s'organiser avec une tierce personne, c'est aux médias d'assurer l'équilibre des temps de parole.
Les tentatives d'intimidation auxquelles nous avons assisté ces derniers jours sont dangereuses pour la démocratie et la liberté de communiquer et de recevoir une information plurielle et non captive.
Que la démarche de Ségolène Royal soit dictée par la nécessité de capter le plus possible de suffrages centristes n'est que trop évident. Cela étant, les électeurs centristes ne sont pas des veaux et n'entendent pas jouer les supplétifs d'un camp après avoir secoué le joug qui l'assujettissait à l'autre.
La stratégie de Sarkozy révèle trivialement la panique d'un candidat aux abois, qui entend choisir jusqu'aux conditions de son élection.
Nous ne saurions oublier le concert bipolaire où il ne fut pas le moins bruyant. Nous ne saurions oublier sa préférence ostensible pour voir Ségolène Royal plutôt que François Bayrou l'affronter au second tour.
Cette stratégie continue aujourd'hui avec le débauchage organisé des députés UDF, les tentatives subreptices de l'UMP de détourner jusqu'au sigle de l'UDF pour entretenir la confusion chez les électeurs.
La démocratie que nous voulons n'est pas celle du muselage. Les citoyens ne sont pas de gentils caniches que l'on promène avec indifférence sur les trottoirs d'une France qui ne se réduit ni à Neuilly ni au XVIème arrondissement de Paris.
La démocratie est libre et multicolore.
Nous sommes heureux que la ligne Maginot idéologique du PS commence à se fissurer, certes sous la pression de l'urgence, et sous l'effet d'une quête des suffrages bien visible.
Mais ne boudons pas ce plaisir. Si le PS, fût-ce au prix d'une scission, comprend que l'avenir n'est pas la contemplation nostalgique de l'esprit d'Epinay ou de la gauche plurielle, ce ne sera pas une mince évolution. Et tant mieux si l'UDF Parti Démocrate y est un tant soit peu pour quelque chose.
Quelle que soit l'issue du second tour, si Nicolas Sarkozy l'emporte, il ne pourra nullement se prévaloir de la totalité de l'électorat centriste, car beaucoup d'entre nous savent de manière certaine pour qui ils ne voteront pas.
Si Ségolène Royal est élue, cela ne sera possible que grâce au vote centriste. Il lui faudra impérieusement en tenir compte.
Quoi qu'il en soit, la position définie par François Bayrou de ne donner aucune consigne de vote est la seule qui permettra à ses électeurs de choisir lors du second tour en totale liberté et connaissance de cause.
Ceux d'entre nous qui voteront néanmoins pour Nicolas Sarkozy ne sont pas pour autant des tenants d'une vision autoritariste et compartimentée de la vie sociale. Je suis certain que c'est avec beaucoup de réserves qu'ils le feront.
Ceux d'entre nous qui voteront pour Ségolène Royal le feront par raison et faute de mieux, et avec beaucoup de réserves eux aussi.
Ceux d'entre nous qui inclinent pour le vote blanc ou la réutilisation du bulletin Bayrou le feront aussi après avoir mûrement débattu avec leur conscience.
Quoi qu'il en soit, l'important sera au mois de Juin d'assurer l'élection du plus grand nombre de députés UDF Parti démocrate.
Pour le salut de la démocratie, et imposer aux hommes et femmes de bonne volonté de travailler ensemble, l'idéal serait qu'aucun des partis UMP et PS n'ait la majorité absolue, et qu'un centre fort soit en mesure d'équilibrer la vie politique.
La voix médiane entre le tout Etat et le libéralisme inhumain existe, c'est celle du centre. C'est celle que propose François Bayrou qui pendant les cinq années qui viennent pourra chaque jour rappeler à l'élu(e) grace à qui il (elle) sera devenu président(e).
Enfin, si l'élection présidentielle n'est pas l'élection du pape, Nicolas Sarkozy serait bien inspiré de méditer ce sage précepte selon lequel qui entre pape au conclave en ressort cardinal.
Qui se croit président avant l'élection risque fort de rester candidat.
18:40 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Royal, débat, présidentielle 2007, 2ème tour
COMMUNIQUE DES JEUNES UDF
En suivant ce lien, vous aurez accès au communiqué national des jeunes UDF, concernant leur position par rapport au second tour.
http://www.jeunes-udf.org/pdf/communiques/cp260407.pdf
Extrait:
Les Jeunes UDF appellent chacun à voter en conscience
Pour les Jeunes UDF, il n’est pas question d’appeler à voter pour un candidat, et encore moins d’appeler à votre contre un autre. Nous restons fidèles à ce que nous n’avons pas cessé de répéter pendant la campagne présidentielle : tout combat politique ne doit pas nécessairement déboucher sur la soumission à l’un ou l’autre des deux camps qui depuis des années s’affrontent et paralysent l’action publique.
Les Jeunes UDF appellent chacun à voter en conscience, après lecture du programme de l’un ou de l’autre candidat. Dès aujourd’hui, nous nous mettons au travail pour construire le grand parti central dont François Bayrou a jeté les bases. Notre premier combat sera aux élections législatives, pour contribuer à porter au pouvoir une génération nouvelle.
17:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jeune UDF, Présidentielle 2007, 2ème tour
26.04.2007
QUELLE CONDUITE POUR LE SECOND TOUR?
Au risque de cultiver le paradoxe et le mauvais goût, je dirais que jamais second tour d'une élection présidentielle ne m'a confronté à un tel abîme de perplexité. Pas même celle de 2002, qui, s'il faut y voir un avantage, eut au moins celui de m'épargner l'angoisse de chercher pour qui j'allais voter lors du second tour.
Dès le 21 avril 20 heures, c'était plié, la messe était dite, je voterais Chirac.
Le résultat du 22 avril a déçu mes espérances, et il y rajoute la question lancinante de ne pas savoir encore ce que je ferai dans l'intimité de l'isoloir.
Ill y a certainement un candidat pour qui je ne voterai pas, en raison de ses dérapages et du risque de mise en oeuvre d'une politique où l'on chercherait vainement ne serait-ce que le soupçon d'humanisme qui vînt tempérer les décisions les plus dures ou les plus impopulaires.
Certes, ce n'est pas le fascisme qui nous menace, ni même le racisme, mais une politique qui, à force d'exalter sans cesse le mérite, la course à la première place ne fait guère cas du devoir de solidarité, de l'impératif d'humanisme.
Pire encore, la symbiose des idées est absolument impossible. Comment sans sombrer dans le néo paganisme épouser les thèses du déterminisme biologique ?
Par ailleurs, la rodomontade et la forfanterie créent-elles les conditions propices pour répondre au besoin de sécurité? Un candidat que ses outrances verbales ont rendu persona non grata dans les banlieues peut-il prétendre y ramener la sérénité? Peut-être l'ordre y sera un moment respecté parce qu'induit par le recours permanent à la présence policière. Mais ce n'est pas la même chose d'établir un tant le pouvoir sur la peur que de l'asseoir durablement sur la sérénité et l'apaisement.
La pratique de l'intimidation vis-à-vis des élus du peuple sommés de "choisir leur camp" sous peine de représailles est symptomatique d'un durcissement insupportable des moeurs politiques.
L'on peut admettre que pour les députés UDF il ne soit pas facile de choisir. Mais il n'est pas digne de les faire aller à la soupe sous la pression et la menace.
Et puis, soit dit en passant, s'il y a eu en 2002, tant de députés UMP, c'est que des voix UDF se sont portées en nombre sur eux, et aussi des voix de gauche qui ne voulaient pas d'une nouvelle cohabitation d'un président réélu avec une gauche plurielle qui avait fait la preuve de son incapacité.
Cela devrait inciter l'UMP à davantage de modestie.
Enfin, le degré de connivence, pour ne pas dire d'intimité suspecte, entre un grand parti politique, les grands combinats industriels et les médias, laisse augurer la possibilité si Nicolas Sarkozy est élu d'une mise sous tutelle des médias dont la liberté d'information ferait vite les frais.
Est-ce à dire que je doive me résoudre à voter Ségolène Royal les yeux fermés et la bouche en coeur? Absolument pas.
Certes, les offres soudaines de discussion, bien suspectes en raison de leur nouveauté et de l'opportunisme sont de bon augure à terme pour la naissance d'un mouvement social démocrate.
Voter Ségolène Royal ne va pas de soi.
Il faudrait pour cela d'abord que nombre d'hypothèques fussent levées, touchant à la conception interventionniste de l'Etat ou des régions dans l'économie là où il serait plus efficace de créer les conditions d'un meilleur exercice de la liberté d'entreprendre.
Par ailleurs, la conception même de l'exercice du pouvoir, fondé sur la personnalisation de la fonction présidentielle, la substitution de l'émotion compassionnelle à la distance rationnelle est fondamentalement anxiogène. La France n'est pas un enfant en quête de maternage. La France est une personne adulte qui pour lui parler demande respect et distance. Si les préoccupations sociales de Ségolène Royal sont sans doute sincères, la mise en scène compassionnelle est presque obscène. Or il s'agit de la fonction présidentielle laquelle pour être efficace doit se garder du maternalisme (cela n'a rien de sexiste, car c'est simplement dans ma conception des choses, l'équivalent féminin du paternalisme).
L'incantation incessante sur les thèmes de l'ordre juste, de la nation, l'encasernement des mineurs ont des relents qui révèlent une inquiétante connivence avec des idéologies réactionnaires qui ont servi de terreau aux régimes autoritaires que les pays européens connurent durant les années quarante, y compris la France sous le régime de Vichy.
Aimer la France n'implique ni l'idôlatrie du drapeau ni l'obsession nationaliste.
A ces hypothèques déjà importantes qui m'empêchent jusqu'à présent de voter en faveur de Ségolène Royal, se rajoutent deux raisons liées à la profession que j'exerce. Le syndicaliste que je fus ne peut certainement pas en faire litière à si peu de frais.
Je n'ai pas oublié deux choses: la méthode pour le moins choquante avec laquelle Ségolène Royal s'était exprimée sur le temps de travail des professeurs dans une vidéo diffusée au mois de novembre 2006, et je n'ai pas oublié les ravages internes causés par l'application irréfléchie de la circulaire du 26 août 1997 concernant les violences sur mineurs et dont la mise en oeuvre imprudente a porté atteinte à l'honneur professionnel d'un certain nombre de collègues, occasionnant même le suicide de l'un d'entre eux.
Seule la repentance explicite et publique de Ségolène Royal sur ces deux points serait de nature à lever cette exclusive que je crois devoir faire peser en conscience quant à un vote de ma part en sa faveur.
Le parti démocrate voulu par François Bayrou est avant tout un espace où se pratique au quotidien ce que les démocrates d'Athènes appelaient du beau nom d'iségorie, c'est-à-dire du droit reconnu à chaque citoyen quelle que soit sa fortune de s'exprimer à propos des affaires de la cité.
C'est donc en conscience, en l'état actuel de mes réflexions, que face à une configuration de second tour qui fait que je ne peux me reconnaître dans aucun des candidats en lice je choisirai, à titre individuel, l'option du vote blanc.
19:30 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielle 2007, 2ème tour, vote blanc, ni Sarko ni Ségo
25.04.2007
INTERVIEW DE LAURENT GERAULT
Laurent GERAULT, conseiller municipal d'Angers, délégué de campagne de François Bayrou pour le département du Maine-et-Loire était interrogé ce soir mercredi 25 avril par l'antenne angevine de Radio Chrétienne en France, média fort écouté dans notre département.
Voici le lien qui permet d'écouter cette interview:
http://catholique-angers.cef.fr/documents/462FA5A400000C8...
21:05 Publié dans Microcosme angevin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Anjou, Présidentielles 2007
DECLARATION DE F. BAYROU 25-04-2007
François BAYROU a tenu une conférence de presse ce jour mercredi 25 avril à Paris.
Comme nous le pressentions, le candidat centriste s'est refusé à donner des consignes de vote pour le second tour. Il a annoncé en même temps la création du Parti Démocrate, installant ainsi un vrai parti central dans le paysage politique français.
Parallèlement il répond favorablement à la proposition de Ségolène Royal d'une rencontre dans la transparence, et indique qu'il répondra pareillement à Nicolas Sarkozy si celui-ci le demande.
Chacun pourra juger sur pièce en écoutant l'intervention de François Bayrou.
20:55 Publié dans Le Programme de François Bayrou | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Anjou, Présidentielles 2007, Ni Ségo Ni Sarko
L'ANJOU, TERRE CENTRISTE
Notre Anjou vient de montrer une nouvelle fois qu'il est capable de faire entendre une voix différente.
En 2002, il ne faisait pas partie des départements qui placèrent Le Pen dans le duo de tête. Aujourd'hui, François Bayrou fait jeu égal avec Ségolène Royal, l'écart au profit de la candidate socialiste est seulement de 198 voix.
Si l'on tient compte de l'effet vote utile au profit de cette dernière, cela revient à dire que le centre démocrate chrétien reste encore quelque chose qui compte en Anjou.
Voici les résultats pour le département de Maine-et-Loire.
Source: http://elections2007.ouest-france.fr/presidentielle/49/de...
| Inscrits : | 539869 |
|
| Abstentions : | 65495 | 12.13% |
| Votants : | 474374 | 87.87% |
| Blancs : | 7776 | 1.64% |
| Exprimés : | 466598 | 98.36% |
| Nicolas Sarkozy | 144495 voix | 30.97% |
| | ||
| Ségolène Royal | 108443 voix | 23.24% |
| | ||
| François Bayrou | 108245 voix | 23.20% |
| | ||
| Jean-Marie Le Pen | 33201 voix | 7.12% |
| | ||
| Philippe de Villiers | 20392 voix | 4.37% |
| | ||
| Olivier Besancenot | 19717 voix | 4.23% |
| | ||
| Dominique Voynet | 8669 voix | 1.86% |
| | ||
| Arlette Laguiller | 6430 voix | 1.38% |
| | ||
| José Bové | 5421 voix | 1.16% |
| | ||
| Frédéric Nihous | 5229 voix | 1.12% |
| | ||
| Marie-George Buffet | 4893 voix | 1.05% |
| | ||
| Gérard Schivardi | 1463 voix | 0.31% |
| | ||
Voici les résultats pour la ville d'Angers
(source: http://elections2007.ouest-france.fr/presidentielle/49/co...
| Inscrits : | 87549 | |
| Abstentions : | 12656 | 14.46% |
| Votants : | 74893 | 85.54% |
| Blancs : | 888 | 1.19% |
| Exprimés : | 74005 | 98.81% |
| 21692 voix | 29.31% | ||
| | |||
| 21589 voix | 29.17% | ||
| | |||
| 17386 voix | 23.49% | ||
| | |||
| 3859 voix | 5.21% | ||
| | |||
| 3108 voix | 4.20% | ||
| | |||
| 1836 voix | 2.48% | ||
| | |||
| 1446 voix | 1.95% | ||
| | |||
| 928 voix | 1.25% | ||
| | |||
| 917 voix | 1.24% | ||
| | |||
| 779 voix | 1.05% | ||
| | |||
| 257 voix | 0.35% | ||
| | |||
| 208 voix | 0.28% | ||
| | |||
Si l'on tient compte de ce que l'effet "vote utile et réflexe bipolaire" ont avantagé les candidats de l'UMP et du PS, au détriment du vote centriste, la "présence réelle" du centre est en fait supérieure à ce que laissent apparaître les chiffres bruts.
N'en doutons pas, pour les élections législatives du mois de juin, les candidats centristes sont en mesure de l'emporter. Et n'en doutons pas non plus, les forces centristes seront certainement la clé de l'alternance politique et générationnelle à Angers lors des élections municipales.
Jean Monnier, ancien maire apparenté PS a soutenu la candidature de Bayrou. Michelle Moreau, première maire adjointe apparentée centriste au sein de l'actuelle majorité PS de la ville d'Angers a elle aussi soutenu Bayrou, et n'a semble-t-il pas pris officiellement position pour l'un ou l'autre des candidats du second tour.
Les déclarations de Jean-Claude Antonini à l'Hôtel de Ville le soir du premier tour appelant à une majorité intégrant les "vrais centristes qui ont eu le courage de rompre avec la droite" ne manifesteraient-elles pas sa crainte de perdre la mairie en cas de triangulaire Centre - UMP - PS et Verts...?
Or, les alliances, pour nous centristes, ne peuvent se constituer, ne serait-ce que par respect des électeurs, que sur des projets, et pas des ralliements opportunistes ou l'échange d'un plat de lentilles.
Si au plan national, le parti de François Bayrou devient tout subitement intéressant, le score qu'il réalise en Anjou place la section centriste d'Angers sous les feux de la rampe.
A 13 heures, mardi 24 avril, TF1 diffusait la séquence suivante.
http://s.tf1.fr/FluxJt/jt13d24042007/jt13d24042007r06.asx
Le soir c'est FR 3 qui diffusait une séquence tournée dans les locaux angevins de la permanence du comité de soutien à François Bayrou
http://videojts.francetv.fr/publicite/jt-asx.php?chaine=3...
N'en doutons pas, les jours qui suivent prouveront encore mieux la justesse de nos intuitions.
Quelqu'il soit, l'élu devra beaucoup travailler pour ne pas apparaître seulement comme le Président d'une moitié de France.
08:05 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Anjou, Présidentielles 2007
24.04.2007
COMMENTAIRES ET ANALYSES D'APRES PREMIER TOUR
Voici à présent quelques réflexions d'après premier tour.
Il va sans dire que nous sommes déçus de ne pas voir François Bayrou qualifié pour le second tour. Mais son score lui permet de devenir l'arbitre du second tour.
Cela est si vrai que chacun des deux candidats du duopole UMP-PS rivalise à qui mieux-mieux pour capter l'électorat centriste.
Or le vote centriste est un vote d'électeurs libres, dont cependant les suffrages ne sont pas à vendre.
Autant dire que la présence du duo Ségo Sarko pour le second tour ne nous réjouit pas. L'opposition binaire ne peut nous satisfaire.
Pour avoir préféré le choix passéiste de l'immobilisme et du surtout ne rien changer, la gauche porte une immense responsabilité, comme elle portera une immense responsabilité d'avoir objectivement préféré favoriser le risque de l'élection de Nicolas Sarkozy. La gueule de bois du 7 mai risque fort d'être pire que celle du lendemain du 21 avril 2002, pour la simple raison que Sarkozy s'installera à l'Elysée pour au moins cinq ans.
Pour avoir courtisé dangereusement les voix du Front National, le candidat de l'UMP obère le capital de confiance dont il pouvait espérer bénéficier auprès de certains d'entre nous. Dans ces conditions, pour le deuxième tour, le vote centriste n'est guère sarko-compatible.
Mais si le hasard des urnes portait Ségolène Royal à la magistrature suprême, le harcèlement quotidien de l'opposition UMP, à l'affut de son moindre faux pas, créera très certainement un contexte social tout aussi délétère.
Ségolène Royal ne peut compter sur aucune réserve de voix de gauche, et ce n'est pas la portion congrue des voix de la gauche de la gauche, qui l'aidera, et qui au demeurant pourrait fort bien lui faire défaut en s'abstenant tellement le choix de ceux qui ont voté pour ces petits candidats est tellement peu ségo-compatible.
A la différence de Georges Marchais en 1981, Marie-Georges Buffet ne peut pas faire monter les enchères pour soutenir Ségolène Royal. Cela signifie que l'élection de 2007 n'est pas un remake de 1981. Mitterrand pouvait compter sur une réserve de voix de gauche conséquente, à la différence de Royal aujourd'hui. Et la trahison chiraquienne à l'égard de Giscard a privé le président sortant de 30 % des voix du maire de Paris, lesquelles se sont en catimini reportées sur Mitterrand.
Se pose alors la question du vote centriste.
La configuration à laquelles aboutit ce premier tour n'est pas satisfaisante. Choisir l'un ou l'autre des deux candidats revient à cautionner cette pratique délétère du bipartisme dont il faudra bien un jour liquider les fruits empoisonnés.
C'est pourquoi, nous tenons à dire, qu'il n'y a rien à négocier pour le second tour, ni avec Sarkozy, ni avec Royal.
Le premier, dont les idées ne sont pas les nôtres, reste un choix inquiétant. La seconde ne semble pas conceptuellement capable de comprendre que pour récupérer les voix centristes, il faut d'urgence changer de discours.
Est-il possible pour le deuxième tour de signer à aucun des deux un chèque en blanc? Certainement pas. Nous ne pouvons pas avoir vitupéré avec tant d'énergie leur narcissisme outrancier, leur démagogie scandaleuse, pour ne pas en tirer les conséquences au second tour.
Au delà de ce deuxième tour blanc bonnet, bonnet blanc, c'est la préparation des législatives qui s'impose. Tout doit être fait pour que ni l'UMP, ni le PS, n'ait la majorité à soi seul et qu'un groupe le plus important possible de députés centristes soit élu à l'assmblée nationale.
Quoi qu'il en soit, nous ne doutons pas un seul instant que François Bayrou saura nous guider au delà de ce second tour. Face à ce duo des jumeaux UMP et PS, notre ligne doit êrte cohérente avec les principes qui nous ont guidés dans cette campagne.
La question que nous devons nous poser est de savoir si nous devons inéluctablement contribuer en votant pour l'un ou l'autre à l'inévitable élection de l'un des deux.
Le Ni Sarko ni Ségo n'est plus une alternative possible, en termes de résultat du scrutin, puisque ce sera ou l'un ou l'autre, mais à mon sens nous devons garder la liberté de ne donner nos voix ni à l'un ni à l'autre, en glissant un bulletin blanc dans l'urne ou - mieux encore - si nous l'avons conservé, en utilisant le bulletin au nom de François Bayrou, envoyé avant le premier tour en même temps que les adresses des candidats aux électeurs.
Un nombre massif de bulletins blancs ou porteurs du nom de François BAYROU constituera le meilleur message à l'adresse du président que le vote désignera.
Cependant, étant donné que ce choix du vote nul peut heurter les principes démocratiques qui sont les nôtres et que certains d'entre nous auront préféré choisir, le candidat élu ne devra pas oublier qu'il devra son élection aux votes d'une partie des électeurs de François BAYROU. Il serait tout simplement suicidaire qu'il se refusât à en tenir compte.
Puisse chaque jour le président nouvellement élu entendre les mânes de l'Elysée lui rappeler chaque matin lorsqu'il se rasera ou lorqu'elle sera à sa toilette, qu'il lui faut se souvenir des centristes et ne pas les décevoir.
De plus, le score de François BAYROU porte la preuve éclatante qu'il existe désormais une sensibilité centriste qui ne se résoudra jamais à accepter d'être simplement le supplétif ni du PS, ni de l'UMP.
Sans préjuger de ce que sera la suite, d'ores et déjà nous pouvons affirmer que l'UDF est bien vivante et que les devins et les prophètes de mauvais augure qui théorisaient sur sa mort à petit-feu, ou sur son explosion en vol du fait de ce scrutin présidentiel en sont pour leurs frais.
20:55 Publié dans La Campagne au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Présidentielle 2007, Ni Ségo Ni Sarko



