11.04.2007

L'exactitude et l'impolitesse de Royal

Tout le monde connaît l'adage selon lequel l'exactitude est la politesse des rois.

Mais depuis quelque temps, l'on découvre que ce n'est pas la vertu première de Ségolène Royal. Ponctualité, assiduité, respect des engagements envers les médias et le monde éditorial laissent à désirer.

Dernier événement en date, Royal décommande un enregistrement sur Europe 1, à une heure de grande écoute.

Le manque de respect vis-à-vis des auditeurs est ici caractérisé. Cela signifie une fois de plus que la candidate s'arroge le droit de traiter les médias comme des valets taillables et corvéables à merci. Où est le respect du travail des journalistes, et des auditeurs, qui en guise de produit de remplacement, se voient proposer tout simplement Chevènement.

Imagine-t-on pareille impolitesse de la part d'un Giscard d'Estaing, d'un Mitterrand, d'un Chirac. C'eût été un tonnerre de sarcasmes et d'injures?

Imagine-t-on Sarkozy ou Bayrou agir ainsi?

En réalite, cela révèle tout simplement que Ségolène Royal méprise le peuple et les formes éprouvées de la communication et de la simple politesse. Cela révèle qu'elle fuit le débat, car nul doute qu'elle aurait été interrogée sur le recyclage de CPE qu'elle compte servir aux jeunes.

Tout cela est pitoyable, et indigne, et montre que pour Royal, le respect n'est qu'un mot, et pas une valeur en tout premier lieu applicable à elle-même.

S'il l'est exact que l'exactitude est la politesse des rois, elle n'est guère celle de Royal.

Certes, si haut que nous prétendons être assis, ce n'est que sur notre fondement, mais encore faut-il par sa conduite lors de la candidature se montrer personnellement digne du fauteuil que l'on convoite.

 

 

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