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30.03.2007

Un bien curieux slogan

Nous savons depuis longtemps que Ségolène Royal ne parle pas la même langue que le reste des Français.

L'ordre juste égrené à tout bout de champ laisse sous entendre que la France est en désordre. Est-ce à dire que les citoyens ne sont pas capables sans elle de se comporter en êtres probes et honnêtes.

S'adresser à la France, c'est s'adresser à un peuple adulte, pas à des enfants à qui il faut inculquer les saines notions de respect de l'autorité.

Mais justement, Ségolène Royal n'a-t-elle pas participé de ce climat délétère de sacralisation de l'enfant et de sa parole fût-elle affabulatrice, n'a-t-elle pas, comme ministre de l'enseignement scolaire jeté la suspicion sur l'autorité des professeurs en donnant aux élèves des pouvoirs exorbitants complètement étrangers à l'acte d'instruire.

L'électeur sage saura démasquer la supercherie. Ségolène Royal n'est pas la mère Denis et les idées nocives ne se blanchissent pas si facilement en si peu de temps. Ségolène ne mérite donc pas notre confiance.

Mais le slogan le plus absurde est celui de "France présidente". Je ne suis pas d'accord avec ceux qui n'y voient qu'une formule creuse. Tout au contraire, le message subliminale que la photo et la légende véhiculent est tout simplement que pour Ségolène Royal, sa personne et la France ne feraient qu'un. Autrement dit, c'est la variante moderne du trop fameux "l'Etat, c'est moi", prêté à Louis XIV. La candidate étale donc son ambition monarchique la plus démesurée, et lance une insulte supplémentaire aux honnêtes gens qui ne se reconnaissent absolument pas plus dans ses idées que dans sa personne.

Ségolène Royal n'a certainement pas lu ce mot de Montaigne qui dit que "si haut que nous soyons assis, ce n'est que sur nostre cul."

Parce que mes valeurs sont républicaines, authentiquement républicaines, et qu'il me reste un peu du socialisme de ma jeunesse, je ne puis que voter pour le seul candidat républicain apte à réconcilier les Français, et à qui l'ambition ne monte pas à la tête, je veux parler de François Bayrou.

 

 

François Bayrou à Angers le 11 avril 2007

INFO DERNIERE MINUTE...

François BAYROU vient à Angers le mercredi 11 avril, pour une réunion publique, à 18h30 au Parc des Expositions.

 

28.03.2007

Non à l'hystérie nationaliste

Manifestement le coup de semonce du 21 avril 2002 n'a pas été compris. A force d'avoir insisté sur les thématiques sécuritaires, cela a rendu banal les idées nocives du Front National et de son candidat.

Aujourd'hui, le retour de ces mêmes thématiques sécuritaires n'est pas exclu, et se double d'une véritable hystérie obsessionnelle sur l'Idendité Nationale. Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se livrent à une surenchère pernicieuse. Ainsi semblent se dessiner les contours d'une idéologie régressive, qui n'est pas sans évoquer les années trente et les années quarante.

Ségolène Royal, à force de surfer sur la crête glissante des symboles, est le pur produit de la banalisation des idées nocives et régressives: l'ordre juste n'est pas la loi qui protège et qui émancipe, c'est la protection infantilisante, et c'est la transposition à l'ordre politique d'une idéologie fusionnelle. Or, le citoyen, pour être citoyen, doit être distinct de la cité, et c'est précisément le nomos, je reprends le terme grec a dessein, parce que c'est une allégorie d'essence masculine, qui l'émancipe et le protège en énonçant sans ambiguïté ses droits et ses devoirs. Ségolène Royal conduit la France dans l'impasse en ramenant tout à une vision fusionnelle, celle de la mater qui voudrait que jamais le cordon ombilical ne fût coupé.

 

Le drapeau tricolore est certes le symbole de la patrie, et sa présence se justifie sur les édifices publics, mais, dans les demeures privées, point n'est besoin de signes ou de consignes pour montrer son amour de la patrie.

Car précisément le sensus patriae ne se transmet pas par les apparences, ou les signes, mais par l'exemple. Amener son enfant dès qu'il a l'âge de raison au bureau de vote, aux cérémonies du 11 novembre ou du 8 mai transmet assurément tout autant les valeurs républicaines que l'exhibition d'un drapeau au balcon. Et lorsque l'on est un être politique, visant les plus hautes fonctions, on se doit d'être exemplaire. Que penser par exemple de ce climat sulfureux qui entoure le patrimoine de Ségolène Royal? La crédibilité d'un candidat c'est d'abord son exemplarité personnelle, ainsi que l'adéquation des discours et de l'être public. Ainsi, l'on ne devrait pas donner à autrui de leçon que l'on appliquât d'abord à soi-même.

En surfant sur les thèmes nationalistes, la candidate socialiste prend la responsabilité gravissime de provoquer un collapsus démocratique, tant est ostensible à ce point le pacte de partage du pouvoir avec la droite dure.

Ségolène Royal récupère l'idéologie nationaliste et xénophobe, et Nicolas Sarkozy se réclame des pères fondateurs du socialisme (Jaurès, Blum...). Attendons un peu, et il recyclera Trotski et Che Guevara. Quand la perméabilité des discours en est venue à ce point, cela revient à dire aux français, que la gaude ou la droiche c'est pareil, chacun étant la moitié de l'autre, et a besoin de l'autre pour se faire valoir et se partager alternativement une France coupée en deux tous les cinq ans.

Il faut donc secouer le joug du bipartisme, et rappeler à Compère Nicolas et Commère Ségolène qu'il est malséant de contracter mariage entre eux.

Une seule solution donc, le 21 avril, votez Bayrou, pour ne pas voir Le Pen au second tour, éjecter Ségolène et Nicolas.

Avec Bayrou, la Force tranquille.

Avec Bayrou, la France apaisée.

Avec Bayrou, pour une France qui se fait honneur.

 

 

 

24.03.2007

Il est toujours plus facile de croire voir la paille dans l'oeil de l'adversaire

Il est toujours plus facile de voir la paille dans l'oeil de l'adversaire que la poutre dans le sien propre.

C'est exactement l'attitude de Ségolène Royal qui déclare : "Il ne faudra plus que des responsables politiques à plein temps puissent se déclarer exploitant agricole pour échapper à l'impôt sur le patrimoine".

Décidément, la campagne électorale monte complètement à la tête de Ségolène Royal. Cette accusation ignominieuse vise bien sûr François Bayrou.

Sans doute est-ce plus respectable d'être énarque, d'habiter dans les beaux quartiers, de cumuler une indemnité de présidence de région avec une indemnité parlementaire sans pour autant être assidu à l'hémicycle, et de prendre quelques libertés avec l'évaluation de son propre patrimoine?

Non, il n'est pas souhaitable de faire de la responsabilité politique une occupation à temps complet, parce que précisément c'est cela qui fait perdre en peu de temps le sens du réel.

Il n'est pas scandaleux que François Bayrou déclare son patrimoine agricole comme bien professionnel à partir du moment où il est le responsable du fonctionnement de celle-ci. Mais ce qui est scandaleux, c'est que Ségolène Royal vienne donner des leçons là où elle est le moins qualifiée pour en donner: le chapitre de l'honnêteté fiscale.

De l'inquiétante résurgence du nationalisme

Nicolas Sarkozy revendique la création d'un ministère de l'idendité nationale et de l'immigration. Ce n'est pas difficile d'y voir des relents assez nauséabonds d'un nationalisme qui par nature est prêt à toutes les compromissions quand il fait de l'étranger une question.

Ségolène Royal se livre quant à elle à une curieuse récupération de l'identité nationale. L'insistance sur la Marseillaise, et le drapeau tricolore pourraient apparâitre bien folklorique si précisément ne se cachait pas derrière cela une idéologie rétrograde.

Est-il besoin de couvrir ses fenêtres de drapeaux tricolores une fois par an le 14 juillet pour montrer que l'on a le sens des valeurs patriotiques. Ce n'est pas bien compliqué d'être républicain simplement une fois l'an, un peu comme des chrétiens qui ne se souviendraient qu'ils le sont qu'une fois l'an au moment de faire leurs Pâques.

Mais au fait, est-ce au Chef de l'Etat potentiel de prescrire la conduite privée de ses concitoyens?

La République ne saurait se réduire à des symboles quand précisément les socialistes portent une si grande responsabilité dans la désertion de pans entiers du territoire où la République a à peine droit de cité. Banlieues ghettoïsées où l'on assigne de fait à résidence des familles entières, territoires de campagne où Poste et Ecole Communale ne sont plus que vestiges, et où le seul signe de la présence républicaine reste la Marianne de la salle des mariages.

Certes la Marseillaise et le drapeau tricolore ne sont l'apanage d'aucun parti, puisqu'ils sont les symboles communs de qui se reconnaît dans la citoyenneté française.

Mais à trop insister sur l'identité nationale, de façon si pesante et si archaïque, on finit par faire coller deux mots qui précisément évoquent les tragédies de l'histoire du 20ème siècle. Nationalisme - même appelé identité nationale et Socialisme ne font pas bon ménage. Ségolène Royal semble l'oublier.

Enfin, comment ne pas voir dans son commentaire méprisant sur les sportifs qui ne connaissent pas la Marseillaise de tristes relents implicites de xénophobie et de racisme?

Cette fois-ci, ce n'est pas la bourde qui fait rire, c'est le dérapage verbal inacceptable qui montre où l'on en arrive quand on flirte de trop prêt avec les idées racistes et xénophobes.

Par son inconscience, la candidate du Parti Socialiste porterait une très lourde responsabilité dans leur banalisation.

 

 

23.03.2007

Leçon d'histoire romaine pour Ségolène Royal

Les élections présidentielles ont au moins un mérite, celui de faire réviser aux Français leur histoire romaine. A tout seigneur tout honneur, c'est pour soutenir François Bayrou, agrégé de lettres classiques, que voici quelques semaines un comité Spartacus composé pour l'essentiel de membres de l'administration centrale des ministères a rendu public son appel à soutenir le candidat centriste.

Hier, d'anciens membres des cabinets de ministres socialistes placent leur démarche sous le patronage des Gracques.

Certes, la révolte servile de Spartacus se termina par la crucifixion de milliers d'esclaves sur la via Appia, et les Gracques furent tués pour s'être opposés aux patriciens. Parce que justement ils s'étaient révoltés contre le parti patricien en faisant preuve de générosité envers la plèbe, en décidant d'une réforme agraire et en octroyant droit de cité à l'ensemble des cités d'Italie.

Ce n'est pas sans raison que les socialistes du 19ème siècle, les communistes, les mouvements de libération d'Amérique du Sud revendiquèrent leur héritage.

Dans l'imaginaire collectif républicain, les Gracques romains sont des figures de gauche. Mon étonnement est donc grand de voir Ségolène Royal prédire aux Gracques d'aujourd'hui, tous anciens membres de cabinet de ministres socialistes, un funeste destin.

Je m'interroge. Certes, Ségolène Royal n'entend pas le latin, mais quand on a fait Sciences Po et l'ENA, on passe des épreuves de culture générale, et l'histoire romaine en fait partie. Premier motif d'étonnement. Ce n'est pas le seul. Rejeter le combat des Gracques, c'est réagir comme les patriciens romains, qui pour déchaîner contre eux la fureur de la populace les ont accusés de vouloir se faire rois, et les ont fait occire comme traîtres à la patrie.

Donc, quand Ségolène Royal manifeste ainsi sa méconnaissance de l'histoire romaine, cela aboutit à ce qu'elle se comporte en défenseur de l'ordre établi, du "chacun à sa place et qu'il n'en bouge pas". N'est-ce pas là une idéologie étonnament droitière?

Alors, si demain la gauche, oui peut-être, mais pas avec Ségolène Royal.

La Force Tranquille, oui, mais avec François Bayrou.

Le vote utile, oui, encore une fois avec François Bayrou.

Tout sauf Le Pen, oui, oui, oui, avec François Bayrou.

Ni Ségo, ni Sarko, oui, oui, oui, et votons Bayrou.

Une fausse bonne question: avec qui François Bayrou compte-t-il gouverner?

C'est paraît-il la question à la mode.

Mais, cette question, on ne la pose ni à Sarkozy ni à Ségolène Royal. Et pourtant, il serait légitime qu'on la leur posât, car leur représentativité est à peine un quart de l'électorat.

Alors, du côté de Ségolène, l'autre gauche est au plus bas, et la plupart de ses candidats ont déjà fait savoir qu'il ne fallait pas compter sur eux pour aller partager le plat de Couscous Royal et les boulettes qui vont avec.

Du côté de Nicolas, imagine-t-on celui qui vient de recevoir l'onction chiraquienne s'allier à Le Pen ou De Villiers.

Donc, quel que soit le président élu, le centre sera incontournable.

Alors, un peu de bon sens, ce n'est pas parce que le paysage médiatique ne fait pas émerger de têtes de futur(e)s ministres autour de François Bayrou que cela veut dire qu'il n'y en a pas.

Par ailleurs, le 22 avril fera bouger bien des choses, et le problème de François Bayrou ne sera pas de chercher des ministres pour constituer son gouvernement mais de choisir. L'on ne doute pas une seule seconde que les ouvriers de la onzième heure se feront entendre. Actuellement, leur muselière les empêche de parler, et tout le monde n'a pas la trempe d'un Eric Besson. Et il n'est pas donné à tous d'avoir une âme de Spartacus ou de Gracques.

 

22.03.2007

Un plat qu'il vaudrait mieux éviter

 

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Si nous nous laissons avoir une seule fois, nous en mangerons tous les jours, pendant au moins cinq ans. Indigestion et crise de foie garantie.

21.03.2007

La VIème République

Convertie de fraiche date à la VIème République, mais sans doute de façon aussi peu sincère que Dom Juan se repentant de sa vie dissolue et rejetant l'hypocrisie, Ségolène Royal invente un "grand machin" pour changer la Constitution. Une assemblée constituante.

Ben voyons? C'est faire bien peu confiance aux assemblées que sont l'Assemblée Nationale et le Sénat pour réformer la Constitution. C'est faire bien peu confiance aux élus du peuple désignés démocratiquement par lui, directement pour ce qui concerne les députés et indirectement pour ce qui concerne les sénateurs.

Or, dans sa sagesse, la Constitution de la Vème République prévoit une procédure pour sa propre révision, l'article 89, qui dispose que la loi constitutionnelle doit être adoptée dans les mêmes termes par les deux assemblées, puis ratifiée par referendum, ou par vote du congrès à la majorité des 3/5èmes.

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?

Cela montre que Ségolène Royal ne connaît pas le droit constitutionnel, qui pourtant fait partie des matières enseignées à Sciences Po et à l'ENA et qu'une fois de plus, tout dans sa façon de présenter ce qui lui tient lieu de projet, relève de l'improvisation la plus complète.

Point besoin d'assemblée constituante donc. Et puis, il aurait fallu l'élire, sur quelle base, il aurait encore fallu une loi adoptée par les deux chambres en les mêmes termes et ratifiée par le congrès, à moins que Ségolène Royal ne préfère décréter la chose par coup d'état ou fait du prince. A côté, la "forfaiture" reprochée au Général de Gaulle pour faire adopter par la voie de l'article 11 et non celle de l'article 89 l'élection au suffrage universel est une peccadille.

Et si ce coup de force pour violer la Constitution, quand bien même il s'agirait de la réformer n'était que la façade visible d'une idéologie foncièrement dictatoriale, reposant sur le mépris de la représentation populaire, et se présentant sous les apparences "respectables" de l'illusion plébiscitaire ou participative, mêlée de vague commisération sociale. Cherchez le précédent, c'est Napoléon III. Et chacun sait que le Second Empire n'a pas résisté au désastre de Sedan.

Veut-on donc d'une Badinguette à la Présidence?

De grâce évitons ce désastre.

 

20.03.2007

Manoeuvres crapuleuses de Ségolène Royal

Selon une information rapportée par le Figaro, Ségolène Royal a écrit une lettre à tous les enseignants.

Si cette lettre parvient à notre domicile alors que nous n'avons pas sollicité de courrier de cette candidate et du parti qu'elle représente, d'où proviennent ces données?

Et si celles-ci provenaient d'une utilisation frauduleuse de fichiers permettant de retrouver nos adresses privées à partir de notre lieu d'exercice, ou de fichiers détenus par des syndicats, ce serait extrêmement grave.

Vigilance donc, et raison de plus pour ne pas se laisser embobiner par cette tentative de manipulation malsaine.

LE 22 AVRIL PAS UNE SEULE VOIX DE PROF POUR SEGOLENE ROYAL.

 

Avec Bayrou, les Profs en force.

Fortuna audaces juvat.

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