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11.03.2007
Ségolène Royal s'y croit déjà
Dans un entretien accordé à la Chaine M6, Ségolène Royal a déclaré dimanche ne pas imaginer être absente du second tour de l'élection présidentielle.
Nous avons encore eu droit à un numéro de Madame Moi Je. A croire que Ségolène Royal n'a jamais appris les vertus éthiques du "nous" pour qui prétend à rassembler.
Lorsque qu'un candidat dit "nous", ce n'est pas le "nous" des monarques, c'est marquer dans le langage que le peuple des citoyens est associé dans la démarche du candidat.
Dans le discours de Ségolène Royal, le peuple n'est jamais sujet des verbes qu'elle emploie. C'est inquiétant pour qui aspire à parler au nom de la France.
Alors que tous les sondages, le mouvement de l'opinion publique rendent de plus en plus plausible une configuration autre que celle que les passéistes de l'UMP et du PS cherchent à imposer avec la complicité de la presse, Ségolène Royal persiste, comme Lionel Jospin encore quatre jours avant le 21 avril 2002, dans un étrange aveuglement.
Les élections de 2002 ont montré que la place du PS au second tour n'allait pas de soi. Certes, l'on eût aimé voir un autre choix que Le Pen et Chirac. Mais il existait d'autres candidats valables, déjà François Bayrou, ou même Jean Pierre Chevènement, qui avaient eux aussi l'envergure présidentielle.
Lionel Jospin s'est réfugié dans le déni, et après coup, l'interview où il dit quatre jours avant le 21 avril ne pas croire à une hypothétique absence, résonnent avec l'effet terrible qui donne à voir un caractère manquant totalement d'humilité.
Aujourd'hui, la situation devrait inquiéter à la fois Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, car, l'alternative que propose François Bayrou n'est pas une menace pour la France, c'est une alternative républicaine.
Les éléphants du PS tonnent un à un pour dire que jamais jamais ils ne gouverneront avec l'UDF. Or, précisément, le corps électoral peut très bien justement le leur imposer. Schröder avait dit que son parti ne gouvernerait jamais avec Merkel, et c'est justement ce que les allemands leur ont imposé de faire.
Enfin, François Mitterrand lui-même avait prédit qu'un jour François Bayrou serait président de la République. Et si ce jour était le 6 mai 2007?
19:28 Publié dans sarcasmes aigres doux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Anjou, Présidentielles 2007, Ni Ségo Ni Sarko, Tout Sauf Le Pen




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