17.02.2007
Propos scandaleux de François Hollande
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/elysee...
Pour le premier secrétaire du PS, "François Bayrou ne peut pas être au niveau de Jean-Marie Le Pen". L'UDF scandalisée. François Hollande (Reuters) Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a affirmé, mercredi 14 février, que Jean-Marie Le Pen est "le seul troisième homme possible" dans l'élection présidentielle.
Le seul troisième homme possible, on le connaît, c'est Le Pen", a déclaré François Hollande sur Canal+.
Chacun appréciera l'étrange ressemblance de ce propos scandaleux et révoltant avec ceux tenus par Marine Le Pen
http://fr.news.yahoo.com/31012007/290/marine-le-pen-predi...
PARIS (Reuters) - Marine Le Pen estime que François Bayrou ne parviendra pas à ravir le rôle de "troisième homme" de la présidentielle à Jean-Marie Le Pen et le juge mal fondé à endosser la "tunique du contestataire".
François Hollande et Marine Le Pen sont donc du même avis. L'on arrive peut-être à comprendre que par piété filiale Marine Le Pen soit désireuse de voir son père être à nouveau jouer le trublion de la démocratie au 2ème tour. Mais pour François Hollande, c'est plus inquiétant, pour la politique et pour la démocratie. Cela revient à décerner un bien étrange brevet de respectabilité au candidat du Front National. Cela revient à une bien singulière conception de la démocratie, car chacun sait bien que si Ségolène Royal est opposée au second tour à Jean-Marie Le Pen, en supposant que Sarkozy soit dévissé, c'est imposer au corps électoral un déni de démocratie encore plus inquiétant qu'en 2002, par le risque d'une abstention massive, et d'une légitimité problématique de l'élue, qui à la différence de Jacques Chirac, ne peut se prévaloir de la "caution de sortant".
A moins que le PS par la voix de son premier secrétaire cherche étonnament à se rassurer en se raccrochant à une situation connue dont l'année 2002 a fait germer les fruits empoisonnés que l'on sait?
Et si cette forme de déni trahissait l'inquiétude, la panique que cause au PS la candidature de Bayrou, sa crédibilité de plus en plus grande dans les champs de la société civile plutôt classés traditionnellement à gauche (intellectuels, enseignants, travailleurs sociaux...)?
Un tel déni serait bien pathétique si n'était pas en jeu le sort de la démocratie. François Hollande aurait donc bien vite oublié les leçons de 2002, à supposer d'ailleurs qu'il les ait tirées. Jouer avec l'épouvantail Le Pen est électoralement dangereux, car à force de crier au loup, on finit par le faire entrer dans la bergerie.
L'on ne peut plus, depuis le 21 avril 2002, se permettre un tel chantage au vote épouvantail ou au vote utile, pour la simple raison que ce sont les électeurs qui font l'élection.
La réalité est en fait bien plus simple, le deuxième tour pourrait très bien opposer Nicolas Sarkozy à François Bayrou, cela n'a rien d'une vue de l'esprit, ni d'une chimère sondomaniaque.
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